JPP. Combien il « gagne » ? Environ 50 000 euros par mois (Source Le Canard) pour ne pas informer.
Chaque jour, depuis dix-huit ans, la même litanie des petits métiers agonisants comme un monument aux morts perpétuel. Chaque jour, depuis dix-huit ans, la même leçon de morale dispensée par de vertueux ancêtres : ne pas oublier les traditions, ne pas oublier d’aider Mémé, ne pas oublier ses vieilles recettes. Chaque jour, depuis dix-huit ans, la même récitation ânonnée : ces atolls - petits villages, petits ports, petits chemins - préservés, mais pour combien de temps encore ? Chaque jour, depuis dix-huit ans, la même prophétie de l’apocalypse du porte-monnaie : la baguette qui augmente, encore, les fournitures scolaires qui augmentent, encore, les factures, les tomates sur le marché, encore, encore.
Chaque jour, à 13 heures, depuis dix-huit ans, plus de sept millions de téléspectateurs - plus de la moitié de l’audience à cette heure-là - ingurgitent la bonne soupe du journal télévisé de Jean-Pierre Pernaut. Devant Pernaut mais surtout devant TF1. Et chaque jour, depuis dix-huit ans, la même question : à quoi sert Pernaut ? Ah bah, vous rétorquera-t-on au zinc, fait de l’audience, plaît aux publicitaires, z’achètent des écrans, payent cher, Pernaut, y rapporte de l’argent, y fait monter le cours de l’action, y fait rentrer les stock-options. Oui mais pas seulement. Au détour d’un de ces improbables grimoires relatant la pensée profonde de patrons français, Les Dirigeants face au changement (de quoi ?), publié par d’improbables Éditions du Huitième Jour, Patrick Le Lay, président-directeur général de TF1, a vendu la mèche :
« À la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit [...]. Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible [...]. Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité. C’est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l’information s’accélère, se multiplie et se banalise. »
Rendre le cerveau du téléspectateur disponible. Le préparer à être bien réceptif aux messages publicitaires qui encadrent chacune des émissions de TF1. Comme « Star Academy », comme « l’Île de la tentation », comme « Attention à la marche » qui le précède et comme Les Feux de l’amour qui le suivent, Jean-Pierre Pernaut sert à préparer le cerveau du téléspectateur à recevoir les écrans de pub qui ouvrent et ferment son journal télévisé. Une fonction facile pour « Star Academy » : reposé par du divertissement, détendu par de la chansonnette, l’émotion l’attendrissant comme un boucher attendrit une viande, le cerveau du téléspectateur est une éponge quand les trois caractères de TF1 s’entrecroisent et s’entrelacent, annonçant une quinzaine de spots de pub.
Mais Pernaut, comment fait-il pour assouplir le cerveau ? Car l’info, ce sont des grèves, des explosions de voitures piégées dans le centre de Bagdad, des cours du baril qui s’envolent ou s’effondrent, des guerres et des référendums européens. De quoi vous traumatiser sérieusement un cerveau et l’empêcher de remplir la mission fixée par Patrick Le Lay : acheter du Coca-Cola. Pourtant, Pernaut y parvient puisque, depuis dix-huit ans, il est l’un des héros de TF1, chaîne impitoyable qui n’anoblit ses employés qu’au-dessus de 40% de parts de marché. Depuis dix-huit ans, Pernaut remplit sa mission, il divertit, détend, vend à Coca-Cola du temps de cerveau humain disponible.
Source : lien Wikipédia à droite près des chiottes au fond du couloir.
Ce qui est pitoyable, Castling, c’est ton manque de curiosité afin de t’auto-informer (eh oui faut pas compter sur la télèche ou France-Infaux pour être correctement informé) sur les aspects très négatifs des cultures OGM :
Nocif ou pas nocif pour la santé, il ne faut pas perdre de vue, que les récoltes issues d’OGM protégés par un brevet sur la propriété intellectuelle, ne sont pas réutilisables pour réencemencer l’année suivante, comme cela se pratique depuis que l’agriculture existe. Que deviendrait l’agriculture d’un pays, ayant investi dans la production d’OGM, dépendant donc des multinationales américaines, soumis à un embargo ? A l’évidence ce serait un énorme moyen de pression pour les États-Unis.
Les grandes firmes de l’agrochimie, de la transformation, et de la distribution agricole (Monsanto, Bayers, Pioneer Hi Bred International, Syngenta, Novartis, Aventis, du Pont de Nemours, etc.), ont jusqu’ici un rôle croissant dans le contrôle et l’orientation de l’évolution du secteur agro-alimentaire et de la pharmacie dans les pays où les PGM sont cultivés sur des surfaces importantes (USA, Argentine, Brésil, Canada).
Cela amène les chercheurs des pays en voie de développement, lors de certains sommets internationaux comme dans le cadre de l’AGAO (forum de coopération économique et commercial entre les États-Unis et l’Afrique sub-saharienne), à estimer que cela ne profitera pas à ceux qui en auraient le plus besoin (défaut de solvabilité des pays en voie de développement ou PeD). Les risques socio-économiques liés aux OGM sont dus aussi à la disparition de l’agriculture familiale, plus respectueuse des réseaux économiques locaux.
Nocif ou pas nocif pour la santé, il ne faut pas perdre de vue non plus que la culture OGM implique des « dégâts collatéraux » dévastateurs et très difficilement réversibles :
ARGENTINE, les conséquences du soja transgéniques, 2 novembre 2005 : Les professeurs M. Altieri (Université de Berkeley) et W. Pengue (Université de Buenos Aires) ont analysé les conséquences environnementales et socio-économiques de la culture du soja GM , en majorité modifié pour tolérer l’herbicide Roundup. L’extension des cultures de soja s’est faite au détriment des surfaces agricoles vivrières mais également des surfaces forestières. Elle a concentré la possession des terres et des revenus sur quelques personnes seulement, les petits agriculteurs ne pouvant s’adapter à ce marché. De plus, dans des conditions climatiques sèches, les rendements du soja transgénique furent moins élevés que ceux du soja conventionnel. Une érosion du sol, sa dégradation et la perte en nutriments du sol sont également dus à la monoculture du soja. Sur les surfaces de soja GM, le nombre d’application d’herbicides a été croissant, d’où l’apparition de tolérance chez les herbes adventices.
Les principales surfaces cultivées en PGM (plantes génétiquement modifiées) en 2005 se trouvent :
- aux États-Unis (49,8 millions d’hectares)
- en Argentine (17,1 millions d’hectares)
- au Brésil (9,4 millions d’hectares)
- au Canada (5.8 millions d’hectares)
- en Chine (3,3 millions d’hectares)
- au Paraguay (1.8 millions d’hectares)
Badnox les recherches sont certainement mondiales mais, que je sache, nous obéissons aux directives françaises. Ces directives sont, entre autres, donnée par le CNRS dont la direction ne dirige pas grand-chose quand elle empêche des esprits très éclairés et indépendants de donner leurs avis. Ce que confirme mon texte tiré de Wikipédia. Et qui « dirigeait » le CNRS de 2000 à 2004 ? ... Gérard Mégie ! Lequel s’est contenté d’enfoncer des portes ouvertes tout en long de sa carrière concernant la climatologie. Je suis désolé mais nul besoin d’être savant pour impliquer directement la demande mondiale en énergie fossile en matière d’impact immédiat de pollutions terrestres, maritimes et atmosphériques. La solution de Gérard Mégie ? Le Développement durable !!! Autrement dit le grand foutage de gueule car le dd permet de contourner toutes les lois et continuer, en toute impunité, à polluer comme des malades.