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therasse

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Quelques années de fac de droit. Stop aux études en troisième année, et « real orientation » de ma carrière professionnelle vers la banque et les assurances où j’ai dirigé une petite succursale pendant 13 ans. Fin de carrière dans un service crédit. Actuellement pré-retraité. 
« Hobbies passions » : le tennis, lire, écrire.
Activités actuelles :
-problèmes de hanche : le tennis, c’est quasi-définitivement compromis
- restent la lecture et l’écriture, exclusivement sur le net

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  • therasse therasse 5 juillet 2011 14:55

    Tout se passe aujourd’hui comme si on imputait une présomption de culpabilité aux innocentes et une présomption d’innocence au coupable. Le monde à l’envers !


    Il faudrait tout de même rappeler que quand on arrête quelqu’un ou qu’on le met en garde à vue c’est nécessairement qu’ on croit à sa culpabilité et qu’on a des éléments sensés l’établir. Si son innocence était présumée, pourquoi, de quel droit irait-on l’importuner.

    Par ailleurs, à l’occasion d’affaires sordides de viol et de meurtres impliquant des citoyens lambda, je crois bien me souvenir qu’on n’a imprimé nulle part que les arrestations qui s’en sont suivies concernaient des innocents présumés mais bien un violeur présumé et un assassin présumé.

    Quand il ne s’agit pas d’intouchables, c’est donc bien la culpabilité qui est présumée dans l’esprit des commentateurs. 

    Un exemple parmi de nombreux autres :
    Remarquons qu’on n’écrit pas un présumé violeur. 
    On pourra me rétorquer qu’il existe de nombreux cas où la culpabilité est si évidente que les citoyens comprennent fort bien qu’on impute d’emblée la culpabilité sans qu’un jugement soit nécessaire afin de l’autoriser.

    .......comme dans l’affaire Omar Radhat, par exemple où les faits ne laissent planer aucun doute, lol.

    Par contre, dès qu’il s’agit d’un Woerth, d’un Tron ou d’un Strauss Kahn, le doute coule de source ainsi que la roublardise et l’intention doleuse des victimes


  • therasse therasse 22 mai 2011 17:24

    @Herlock Sholmes : Les 14 copines d’Ardison, celles d’Azouz Begag, Aurélie Filipetti, Tristane Banon, l’ épisode New Yorkais, sans compter tous ceux qui évoquent pudiquement sa drague lourdingue « limite harcèlement », ça commence à faire beaucoup de présomptions, d’autant qu’aux States on n’arrête pas quelqu’un sans biscuits. 



  • therasse therasse 21 mai 2011 09:08

    @Avocatdudiable : 

    J’entends bien. Qui de l’oeuf ou de la poule... ?
    L’opinion publique, la foule aurait les médias qu’elle mérite ; ...et les médias façonnent, formatent l’opinion ou tentent de le faire.
    Un cercle vicieux dont on n’est pas près de sortir. Sauf que des affaires comme celle-ci présente un triple avantage : 1)rappeler aux politiques qu’ils ne sont en démocratie que des mandataires, rien de plus, 2)aux journalistes que la toile est sur le point de les remplacer - seuls les seniors prêtent encore crédit à leur propagande- 3)au public, qu’ils sont en permanence cocufiés par les deux catégories ci-avant.


  • therasse therasse 21 mai 2011 07:30

    Dès lors qu’il y a viol ou agression (Tristane Banon), il s’agit d’un délit, d’un crime ; dès lors, il est impardonnable que la classe médiatique se réfugie derrière l’argument de la vie privée, de la chambre à coucher ou d’une absence de plainte. 


    Une plainte a pour but de mettre en oeuvre la résolution d’un CONFLIT ENTRE INDIVIDUS avec à la clé des éventuels dédommagements , il s’agit d’une action civile. Un délit, c’est autre chose, c’est une affaire entre un délinquant (ou criminel) ET LA SOCIETE avec in fine si la culpabilité est reconnue, une peine de prison et /ou une amende. La privation de liberté a donc pour but de protéger la société tout entière d’éventuelles récidives.

    Contrairement aux coucheries en tous genres entre adultes consentants, il y a précisément dans ce cas absence de consentement.

    Et si on ne met pas fin à ces agissements dans le chef d’un individu qui s’en est rendu coupable, la société est menacée par la répétition de ces actes, ce qu’on a pu constater dans le cas qui nous occupe depuis quelques jours. Ceux qui se sont tus ont donc permis ces récidives. 

    De surcroît, DSK était un homme politique, qui allait se présenter aux suffrages des citoyens ; il y avait donc nécessité absolue que ceux-ci connaissent le profil de celui pour lequel ils étaient susceptibles de voter, en particulier s’agissant d’un travers aussi grave que celui qui nous est apparu depuis l’épisode New Yorkais.

    C’est donc un déni de démocratie que de ne pas révéler aux électeurs une « pathologie » comme celle dont semble souffrir DSK, car il est incontestable que de très nombreux citoyens sachant ce qui est arrivé à Tristelle Banon, s’il s’avère qu’elle disait vrai, n’auraient jamais voté pour ce type d’individu, en particulier s’agissant de l’électorat féminin, à l’exception peut-être de Michèle Sabban. 

    La question qui me parait aujourd’hui centrale et qui mériterait un débat bien plus important que ceux qui ont été organisés ces derniers temps (identité nationale et tutti quanti), il s’agirait en l’occurence de s’interroger sur les CAUSES REELLES du silence et de la lâcheté de la plupart des médias. 


  • therasse therasse 19 mai 2011 15:34

    L’émission de Taddeï, hier soir sur France 3, portant sur la déliquescence de la presse française, j’ai tenté une mise au point, sur leur site, sous la vidéo de l’émission, concernant ce que disait Tristane Banon dans l’émission de Thierry Ardison, à savoir que l’agression qu’elle avait subie s’était transformée en corps à corps au sol, qu’elle avait dû se battre pour se libérer. 

    J’ai précisé que, jamais encore, aucun journaliste n’avait précisé ces détails essentiels. Or, ceux-ci seraient pourtant de nature à montrer la distinction capitale entre ces faits éminemment délictueux, voire criminels, s’ils sont avérés et une drague fut-elle lourdingue.
    On sort de toute évidence du cadre de la vie privée.
    Par ailleurs, l’intéressée ayant assumé de relater ces faits, devant des caméras et en présence de journalistes (Thierry Ardison, et Jean-Michel Apathie, notamment), faits constituant évidemment un délit pour autant qu’ils soient effectivement arrivés, il me semble que les journalistes qui en avaient connaissance avaient pour devoir d’enquêter et de porter le cas échéant ce récit à la connaissance des électeurs.
    J’ai également rappelé qu’un délit, un crime ne doivent pas nécessairement faire l’objet d’une plainte pour être poursuivis, car il y va de la protection des futures victimes potentielles, de la société, que par ailleurs quand un acte de violence est commis dans la rue, il n’est pas indispensable que la victime dépose une plainte pour que le fait soit relaté sans délai dans la rubrique des faits divers. Une plainte permet une éventuelle indemnisation de la victime, mais au-delà des intérêts civils, il y a l’action pénale en vue de la protection de la société.
    Or, dans ce cas, les suite données par les journalistes présents furent quasi-inexistantes, hormis la vidéo de l’émission sur la toile et la rumeur qui enfla parmi les initiés parisiens.
    Jusqu’à présent, mon commentaire posté sur France 3 ne semble pas avoir passé le cap de la modération.
    Je note également que dans aucun débat télévisé vu ces jours-ci, le récit des faits ci-avant n’est évoqué. 
    L’impression que ça me donne, c’est que les journalistes connivents, n’ont aujourd’hui encore qu’un soucis, sauver le soldat DSK.
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