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Quelques années de fac de droit. Stop aux études en troisième année, et « real orientation » de ma carrière professionnelle vers la banque et les assurances où j’ai dirigé une petite succursale pendant 13 ans. Fin de carrière dans un service crédit. Actuellement pré-retraité. 
« Hobbies passions » : le tennis, lire, écrire.
Activités actuelles :
-problèmes de hanche : le tennis, c’est quasi-définitivement compromis
- restent la lecture et l’écriture, exclusivement sur le net

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  • therasse therasse 25 avril 2011 21:35

    @Sarahchaudeffroi :

    J’ajoute que les filles que j’ai connues dans les bars de Flandre Occidentale (Région de Courtrai et de Gand) ne me semblaient pas fragilisées psychologiquement. Bien loin de là. Méfiez-vous des portraits stéréotypés des médias.
    Après avoir fréquenté ces lieux « de perdition », j’ai compris que les médias de masse donnaient une vision très orientée sur le monde de la prostitution.
    Celui que je connais s’apparente plus à ce que nous a montré Mireille Darc dans son documentaire. J’ai aussi pu visionner un docu sur Planète qui dresse le portrait des lieux de prostitution en Belgique, Espagne, Allemagne et Suisse. Ces documents ont pour mérite de respecter la diversité des pratiques.
    Ci-après l’un des bars que j’ai pu fréquenter (il y a plus ou moins 5 ans)



  • therasse therasse 25 avril 2011 21:03

    Nous nous trouvons effectivement dans cette affaire aux antipodes de la pensée complexe, nuancée qui prendrait toutes les situations en compte plutôt que de légiférer à l’emporte pièces.

    Depuis Sarko le Petit, cette manière expéditive de légiférer, n’est plus exceptionnelle. 


  • therasse therasse 25 avril 2011 20:58

    Vous voulez que je vous cite moi aussi des exemples :

    -J’ai connu Barbara (son nom de scène, évidemment), de père musulman et de mère espagnole qui subissait la loi des mâles dans sa famille. Je l’ai vue un jour revenir battue par ses frères et enfermée dans une chambre sans nourriture pendant trois jours.
    Pour elle, gagner beaucoup d’argent en peu de temps, c’était échapper à cet enfer. Croyez-moi ... ou pas, pour elle le bar et le petit appartement qu’elle louait avec une « collègue » qui travaillait avec elle, c’était le paradis.
    -Une autre, algérienne, Linda, autre nom de scène, battue par son mari divorcée, ayant subi un coma de 24h suite à un coup subi à la tête, séparée avec une fille de 12 ans avait commencé par bosser dans la restauration. Son patron ne cessait de la coincer dans tous les coins de son resto afin d’obtenir ses faveurs.
    Un jour, une dame rencontrée dans un bus lui a proposé de venir travailler chez elle. Elle a accepté d’y venir en touriste. Puis, peu à peu, elle a pris des clients dont j’ai fait partie. 
    Très mignonne, elle a très vite accru une clientèle dont beaucoup étaient des habitué, ses ressources lui ont permis d’élever décemment sa fille, qui a toujours ignoré l’activité nocturne de sa mère. Elle était confiée à une amie pendant qu’elle se rendait sur son lieu de travail. 
    Beaucoup de musulmanes utilisent en Belgique la prostitution pour s’émanciper d’un milieu violent autant que machiste et peu respectueux de la liberté des femmes.
     Eux prétendront justement respecter leurs femmes, veiller sur leur respectabilité ; mais là aussi, on est face à un dialogue de sourd, car beaucoup de ces femmes ne souhaitent pas de la forme de respect qu’on veut leur imposer ; c’est de respect de leur liberté, de leur droit à respecter leur choix de vie dont elles ont besoin.
    Afin de conclure en répondant plus précisément à votre question, je rappellerai Simone de Beauvoir qui disait que la liberté de l’individu doit s’arrêter où s’arrête celle de l’autre. C’est évidemment également vrai pour la liberté de la société à légiférer. Quand le législateur devient outrageusement liberticide, au point de devenir « normatif » dans des domaines qui tiennent à la vie privée sous le prétexte fallacieux, hypocrite de s’attaquer aux réseaux et aux mafias, on est légitimement en droit de se demander si ce sont bien ces gangsters, ces criminels qui constituent leur préoccupation première. Et depuis le discours du Latran, je suis de plus en plus sceptique. 


  • therasse therasse 25 avril 2011 20:28

    Je ne justifie pas d’esclavagiser des femmes ni ne tente le moins du monde de le faire. 

    Bien au contraire, je revendique pour les femmes le droit, la liberté de faire ce qu’elles veulent de leur corps ; ce n’est pas un droit de soumettre et vendre des femmes que je revendique mais une liberté pour la femme de se louer à un client plutôt qu’à un patron ou un mari, si tel est leur choix.
    Apprenez à lire cher Monsieur.
    Mener un combat contre les esclavagistes, oui ! Au mépris de la liberté de la femme qui souhaite se louer ou du client qui rencontre cette offre et apprécie la liberté et l’absence de contrainte de ce type de relation, mille fois non !!! 
    Je serai toujours aux côtés de ceux qui veulent combattre les réseaux, les mafias. Mais les cagots liberticides trouveront en moi un ennemi virulent autant qu’opiniâtre. 


  • therasse therasse 25 avril 2011 20:01

    Et la nuance ultime, chère Ariane, c’est que si client j’ ai pu être, si je revendique le droit pour chacun la liberté de faire ce q’il (elle) veut de son corps y compris contre rémunération, il m’est arrivé d’aider une jeune fille à sortir de là, la licenciée en philo que j’évoque dans mon premier post . 

    J’ai également mis ses parents au courant de la situation, en compagnie desquels je suis allé la chercher, ce, afin qu’elle soit encadrée à la sortie. 
    J’avais à cette époque naïvement pu croire qu’elle n’était pas à sa place dans ce milieu et qu’elle souhaitait s’en sortir.
    J’ai cru comprendre, aux dires de gens qui fréquentent toujours ces bars, qu’elle y serait retournée et que l’interruption de cette activité n’aurait été que tout à fait éphémère.
    Elle se faisait environ 5000 ou 6000 euros par mois. Avec son diplôme licenciée en philo, à combien aurai-elle pu prétendre.
    Et savez-vous à combien s’élèvent les revenus mensuels de la ministre putophobe ?



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