Pourquoi ne pas se suicider alors ? L’immense majorité des gens demandant l’euthanasie peuvent le faire... Pourquoi confier à quelqu’un d’autre le geste de la mise à mort ?
Il y a quand même un problème d’éthique à ce niveau. De plus, qu’est-ce que vaut l’avis d’une personne qui souffre ? Veut-elle vraiment mourir ou veut-elle seulement moins souffrir ?
Une autre bonne question à mon sens au delà du « comment ? », c’est « pourquoi ? ». Pourquoi les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être ? Pourquoi soit on refuse de les voir telles qu’elles sont ? Pourquoi on refuse de nous les présenter exactement telles qu’elles sont ?
Vaste sujet... Une partie de ce sujet me semble recouper au moins en partie votre spécialité d’ailleurs.
Pourquoi pas... Il reste qu’il est difficile de renier l’autre partie du « aussi » comme vous l’avez fait, le fait d’être humain, et donc tout acte humain à une portée morale.
Je comprends bien qu’un vieux résidu de christianisme perverti qui traîne dans notre société comme un boulet fait dire à beaucoup de gens « on ne juge pas »... Je veux bien l’entendre, néanmoins, s’il n’y a pas de quoi juger ni même rejeter les personnes, on peut tout à fait juger les actes.
De même, il faut distinguer la loi, de la morale. La loi n’a pas pour vocation d’être morale. Si la morale s’attache aux personnes, la loi s’attache aux actes uniquement pour l’organisation de la société, l’attribution ou le retrait de droits, etc. en fonction du résultat d’un comportement et ce, indépendamment des personnes et de ce qu’elles sont.
Donc vous ne vous situez pas non plus sur un plan légal puisque la loi se fiche bien que les personnes soient homosexuelles ou non. Ou alors, il s’agit d’une perversion de la loi et on en arrive à un moralisme.