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Alexis Dayon

Alexis Dayon

24 ans, Toulouse.
Enseignant en philosophie.

Tableau de bord

  • Premier article le 11/05/2011
  • Modérateur depuis le 08/10/2011
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Derniers commentaires



  • Alexis Dayon Alexis Dayon 8 octobre 2011 19:27

    Dites cela à Victor Hugo ! Les premiers socialistes méditaient la charité comme la vertu la plus précieuse ! George Sand avait même écrit que l’idée socialiste était l’aboutissement de l’idéal chrétien. La charité (caritas => amour) est l’intuition morale première sans laquelle le sentiment de justice lui-même ne peut exister. Car quand vous désirez la justice et que vous la désirez sincèrement, c’est par amour pour vos semblables.

    La charité n’est pas réductible à l’aumône ! L’aumône, qu’elle soit de la main de Mme Boutin ou de celle de n’importe qui d’autre, est un geste de compassion, donc une inspiration de la charité. Mais comme vous le suggérez cela reste un geste individuel. L’homme politique, en tant qu’homme politique, est là pour agir sur l’institutionnel, c’est-à-dire la garantie par le droit de ce qui ne doit pas dépendre du bon vouloir individuel.

    Celui qui donne l’aumône tout en répugnant à l’équité par les institutions est un hypocrite qui se déleste de sa mauvaise conscience, pensant à ces privilèges qu’au fond il veut préserver.

    Mais celui qui prétend vouloir la justice par les institutions tout en répugnant à partager d’individu à individu quand il le peut, celui-là est un individualiste qui se repeint en humaniste pour gratifier à moindre frais l’image qu’il a de lui-même. Vous en conviendrez, je pense : le socialisme sans un constant amour d’autrui à la base est idéologue, répugnant et creux.



  • Alexis Dayon Alexis Dayon 8 octobre 2011 17:35

    Ce n’est sûrement pas sans la charité qu’on va changer les choses !

    Quel fondateur du socialisme ne serait pas hérissé d’entendre qu’il est vain de donner à manger à celui qui a faim ? La charité est insuffisante parce qu’elle n’apporte pas de solution durable, mais elle est la base ! Sans charité, même les meilleures institutions ne servent à rien, parce qu’elles se corrompent.



  • Alexis Dayon Alexis Dayon 8 octobre 2011 17:28

    @Cassino>> Ah, personnellement je n’aurais pas dit cela. J’aurais plutôt misé comme suit :

    • En cas de faible participation : gros avantage pour Aubry, et dans une moindre mesure pour Montebourg et Royal. Quand je dis faible participation, je parle de grosse déception du genre quelques centaines de milliers de personnes : dans ce cas de figure je pense que François Hollande s’effondrerait ; Aubry profiterait à plein du soutien de l’appareil militant, Royal du socle réduit mais très solide de ses supporters et Montebourg de l’appui de la gauche radicale. Dans cette option, je verrais bien un second tour « Aubry/Royal » ou « Aubry/Montebourg ».
    • En cas de participation moyenne ou forte : on aurait aux urnes une frange de population assez « politisée » au sens où elle suit attentivement l’actualité politique et risquerait donc d’être guidée par les sondages sur le mode « quel est le plus capable de battre Nicolas Sarkozy ? » Dans ce cas, je vois plutôt une issue de scrutin sans surprise, avec sans doute un léger tassement de Hollande par rapport aux prévisions mais un second tour « Hollande/Aubry » quasiment inévitable.
    • En cas de participation très forte : on aurait aux urnes beaucoup de curieux, de spectateurs intrigués par les débats, de gens pas forcément politisés ou peut-être même en conflit avec la politique à cause de la dureté du quotidien, mais envieux de faire entendre leur voix. Et dans ce cas là, j’imagine plutôt un effondrement de Martine Aubry, un François Hollande à peu près stable, une explosion à la hausse d’Arnaud Montebourg et une performance totalement imprévisible de Ségolène Royal. Dans ce cas de figure, je vois plutôt un second tour « Hollande/Montebourg » voire peut-être « Hollande/Royal ».

    M’enfin, je m’arrête là.
    Ça reste de la complète supputation.
    Je ne parle là que d’intuition.



  • Alexis Dayon Alexis Dayon 8 octobre 2011 15:37

    S’il y a en effet de telles cuisines en sous-main, que vous dire sinon que c’est bien triste...

    Ceci étant, je ne vous permets pas de me prêter ce genre de duplicité. Quand je dis mon hésitation entre Royal et Montebourg, c’est parce que j’hésite entre Royal et Montebourg ; et quand je dis mon choix pour Montebourg, c’est parce que je choisis Montebourg. Parce que ses idées me plaisent. Pas parce que je veux l’aider à se liguer contre tel autre pour faire gagner Hollande ou Aubry. Faudrait quand même pas avoir les idées trop tordues... Si je voulais la victoire d’un des deux favoris, je ne dirais pas d’eux sur le fond ce que je dis dans cet article - à savoir qu’ils réfléchissent encore la croissance comme au XXème siècle. Et très sincèrement, qu’est-ce que mon article va changer à la veille du scrutin ? Allez, si Mme Royal manque la qualification au second tour à une voix près parce que j’aurai convaincu une personne de voter pour M. Montebourg, je viendrai vous faire mon mea culpa.



  • Alexis Dayon Alexis Dayon 8 octobre 2011 12:31

    Il y a simplement l’emballage et le contenu.

    Tout le monde a présenté Hulot comme un centriste ; et effectivement, sa manière de communiquer, dans ses formes, dans sa douceur - certains diront dans sa tiédeur - a quelque chose de centriste. Mais ceux qui l’ont lu savent que Nicolas Hulot « post-mutation intellectuelle » (c’est-à-dire depuis début des années 2000) est un profond antilibéral de conviction.

    Mélenchon a salué le travail de sa fondation. Montebourg rappelle à toute interview la sympathie qu’a exprimé Hulot envers ses idées.

    Hulot n’a jamais voulu se dire de gauche parce qu’à juste raison il ne se reconnaissait pas dans le socialisme productiviste du XXème siècle et parce qu’il pensait que les véritables enjeux d’avenir se jouaient au-delà de ce type d’opposition. Mais s’il fallait vraiment le classer sur le plan des idées, sur l’ambition de renversement du modèle, il était bien plus à gauche que la frange gauche du Parti Socialiste.

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