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Valerianne

Valerianne

"Je vais bien. Si tout le monde allait aussi bien que moi, j'irais beaucoup mieux." (Guy Bedos)

Tableau de bord

  • Premier article le 18/05/2011
  • Modérateur depuis le 13/08/2011
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Derniers commentaires



  • Valerianne Valerianne 25 décembre 2011 11:33

    Sinon, ce que j’ai trouvé très intéressant dans la critique de Vincent Delaury, c’est cette phrase : « Etonnamment, dans le film, on sent que David Cronenberg a plus d’empathie pour le personnage de Jung que pour celui de Freud. Or, au niveau idéologique, Cronenberg, c’est l’inverse. »

    ...car oui, j’ai aussi senti cette empathie à l’égard de Jung (même s’il est aussi présenté avec des défauts, notamment celui de ne pas assumer sa liaison avec Spielrein...), cf par ex la très belle scène au bord du lac, où Jung évoque à Spielrein son rêve apocalyptique.

    Je cite par ex les Cahiers du cinéma : « ...Il (Cronenberg) dépasse grâce à l’admirable puissance de synthèse de sa mise en scène le travail de description historique, pour atteindre à une dimension oraculaire lors du finale, sur les rives enchanteresses du lac Léman, lorsque Jung dévoile son rêve annonçant l’Apocalypse de la Grande Guerre qui va s’abattre sur l’Europe. La manière dont Cronenberg soumet ainsi le récit à la puissance des visions de Jung, seul personnage en mouvement du film (il faut louer le jeu tout en nerfs et contention de Michael Fassbender), est d’autant plus troublante que les deux autres personnages du »triangle« sont traités avec un implacable prosaïsme : Freud, éliminé au cours de la scène du paquebot, n’est qu’une espèce de momie rigide engoncée dans sa morgue de patriarche (Viggo Morgensen au bord de l’empaillement), tandis que Sabrina Spielrein rentre tristement, via une ellipse finale assez cruelle, dans la norme des conventions bourgeoises. »

    Comme par ailleurs, j’ai lu dans plusieurs interviews que Cronenberg se sentait nettement plus proche de Freud (notamment parce qu’il est lui aussi athé), ça m’a interpellée. Si Cronenberg était si opposé aux théories de Jung, il ne laisserait pas planer le doute ainsi sur le fait que celui-ci puisse faire des rêves prémonitoires (avec cette logique du « collectif » qui dépasse la simple interprétation « sexuelle » que revendique plus Freud...). A moins que ça ne soit que pour un choix « cinématographique »...

     

     

     



  • Valerianne Valerianne 25 décembre 2011 10:53

    Bonjour Patrick Samba,

    Je suis sûrement péremptoire, tout simplement parce que ça me lasse de constater, notamment dans certains médias, comme les gens confondent les deux termes. Notamment dès lors qu’on parle d’actes criminels.

    Pour faire simple, un psychopathe (que certains appellent aussi « sociopathe »), relèvent de l’état-limite. Il a complètement conscience de ce qu’il fait (il éprouve d’ailleurs rarement des remords, de la culpabilité...), avec un mode aux autres assez pervers, parce que son rapport à la réalité n’est pas perturbé, contrairement au psychothique.

    Alors évidemment, que certains criminels, psychopathes, essayent de faire croire à l’altérité de leur conscience au moment de l’acte, par opportunisme, pour échapper à la responsabilité pénale, il y en a, d’où peut-être d’ailleurs la confusion pour les journalistes...

    Mais la structure de leurs personnalités est très différente.

     

     



  • Valerianne Valerianne 25 décembre 2011 09:42

    Bonjour Patrick Samba,

    Comme je viens de voir que vous avez posté deux messages, je vous réponds sur autre chose (après tout, ça commence à faire le charme de ces commentaires ! smiley ).

    Ce qui m’a aussi interpellée en voyant le film, c’est qu’il y a des années, Cronenberg avait failli adapter le livre de l’écrivain anglais D.M. Thomas, « The White Hotel » (présentant la correspondance entre Freud et une jeune femme, chanteuse d’opéra, patiente également hystérique, et hantée par des rêves qui s’avéreront prémonitoires car annonçant l’holocauste...), un livre à l’univers assez fantastique, dont a été tiré un scénario qui est passé entre les mains de plusieurs cinéastes, et non des moindres : David Lynch (qui voulait que sa femme d’alors, Isabella Rosselini, joue le rôle d’Anna), Emir Kusturica... et donc, David Cronenberg.

    Il y a beaucoup de points communs entre « A dangerous method » et « The White Hotel ».

    Un lien (en français, il y en a très peu) qui parle de ce dernier : http://www.paradigme.com/sources/SOURCES-PDF/Pages%20de%20Sources10-2-2.pdf

     



  • Valerianne Valerianne 24 décembre 2011 17:28

    heuh, oui... smiley

    Je crois qu’il y en a un qui a déjà attaqué la soirée... et qui s’est du coup trompé de topic ! smiley

     



  • Valerianne Valerianne 24 décembre 2011 12:45

    Bonjour,

    Merci pour votre article, intéressant.

    Juste une remarque, néanmoins, à propos de « Spider ». Il ne s’agit nullement d’un film présentant un psychopathe, mais d’un film présentant un personnage de schizophrène. La psychose (dont fait partie la schizophrénie) n’ayant rien à voir, mais vraiment rien à voir, avec la psychopathie... smiley

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