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Valerianne

Valerianne

"Je vais bien. Si tout le monde allait aussi bien que moi, j'irais beaucoup mieux." (Guy Bedos)

Tableau de bord

  • Premier article le 18/05/2011
  • Modérateur depuis le 13/08/2011
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Derniers commentaires



  • Valerianne Valerianne 24 décembre 2011 12:36

    Bonjour,

    Merci pour le compliment.

    Personnellement, je n’ai pas évoqué dans ma critique le fond du débat théorique entre Freud et Jung, parce que, selon moi, ce n’est pas là que se situe le film, Cronenberg ayant d’ailleurs l’intelligence de laisser ouvertes toutes les portes (cf les scènes où Freud expose ses idées, notamment sa théorie que tout est lié aux traumas de la sexualité infantile, ainsi que sa laïcité profonde qui le pousse à voir forcément « illusoire » les idées de Jung - mais aussi la scène dans le bureau de Freud, avec Jung, où on entend des bruits de craquement, et plus encore, la très belle scène finale, au bord du lac, où Jung raconte à Spielrein son rêve apocalyptique - prémonitoire ? - qui le rend d’ailleurs profondément pensif au plan suivant...), et de ne pas se positionner « pour » ou « contre » l’un ou l’autre...

    C’est d’ailleurs ça, ce choix scénaristique, que j’ai trouvé fort intéressant aussi dans le film, la dimension humaine, le fait que ce sont les interactions entre les uns et les autres qui les font évoluer, y compris intellectuellement. La dimension donc humaine (et historique !) qui permet de mieux comprendre le cheminement de chacun en terme de concept, basé sur les expériences vécues. Et de comprendre aussi que les enjeux du débat vont bien au-delà d’un simple désaccord théorique ! (cf les différences de milieu social, d’aisance financière, les petites phrases sur le judaïsme des uns et l’aryanisme et le protestantisme de l’autre...).

    Après, que chacun fasse une interprétation projective du film, c’est la part active du spectateur, que j’apprécie d’ailleurs - et personnellement, je ne me lancerais pas dans ce débat (Freud versus Jung), qui vire selon moi trop souvent aux querelles de spécialistes théoriciens (je préfère de beaucoup les avis basés sur le vécu...).

    Un bon film en tout cas pour moi, un bon cru « Cronenberg » ! smiley (même si je lui préfère des films comme « Spider » ou « Faux-semblants »’...)

     



  • Valerianne Valerianne 23 décembre 2011 20:49

    Article un peu trop « cliché » à mon goût... mais comme c’est très bien écrit, très drôle par moments aussi, on lui pardonne tout ! smiley



  • Valerianne Valerianne 23 décembre 2011 12:03

    Merci pour votre post, très intéressant, bakerstreet.

    Bien sûr que vous avez raison de rappeler que les médias font une présentation « tendancieuse » de certains faits divers... comme je le rappelais dans un ancien article d’un de mes blogs : http://www.le-blog-de-valerianne.com/article-psychiatrie-la-loi-securitaire-qui-derange-70271735.html - et ce n’est pas étonnant que dans l’esprit de beaucoup, schizophrénie = fou dangereux...

    Bien sûr aussi que le thème de la responsabilité pénale est bien plus complexe que l’article que j’en ai fait ici. D’ailleurs, pour moi, un acte criminel sous délire (comme ça avait été le cas notamment à Pau, où Romain Dupuy s’est cru attaqué par des monstres, des extra-terrestre), devrait bien sûr bénéficier de circonstances atténuantes.

    Mais... ce n’est pas pour autant qu’il faut nier toute responsabilité. On peut être selon moi délirant, avec une conscience abolie au moment de l’acte, et responsable. Le fait de considérer l’autre irresponsable, c’est le reléguer, là encore, au rang de celui qui n’a pas de conscience, un « sous-homme », un monstre justement. D’ailleurs, c’est contre-productif au niveau de la peine, puisque, comme le rappelait l’émission « C’est dans l’air » = « A demi-fous, double peine... ».

    Un des problèmes chez les psychotiques, c’est de ne pas avoir d’histoire, de ne pas pouvoir s’ancrer dans une histoire personnelle (ça se travaille heureusement, mais bon). Alors, être déclaré « irresponsable », c’est là encore être renvoyé dans une histoire qui ne nous appartient pas... d’autant que, quand vous êtes déclaré « irresponsable », il n’y a pas de procès, l’acte n’est pas ainsi vraiment acté, puisqu’aucune parole ne peut être alors entendue.

    Après, évidemment, il y aurait beaucoup à dire sur l’état des prisons (moi qui n’aime pas Christine Boutin, qui ne me situe pas du tout dans son courant de pensée, je lui tire quand même le chapeau d’être une des rares à s’intéresser à ce problème, et depuis longtemps !), ET sur l’état des hôpitaux psychiatriques. Et beaucoup à faire pour améliorer tout ça...

     



  • Valerianne Valerianne 22 décembre 2011 09:09

    Merci pour vos commentaires.

    Pour écrire cet article, je me suis projetée. Pour infos, je suis suivie (avec un traitement de neuroleptiques) depuis l’âge de 20 ans pour schizophrénie. Je parle donc ici de la psychose en connaissance de cause. Ainsi, il m’est arrivée, une seule fois, de vraiment déraper (à ma première décompensation), et ça aurait pu très mal se terminer.

    Et bien, je n’aurais vraiment pas apprécié, si ça avait été le cas, qu’on me juge irresponsable. Même sous délire, même avec une altération de la conscience, c’est moi qui ait fait certains gestes. Je suis un individu doté d’un cerveau, certes, qui peut être par moment défaillant, mais d’un cerveau quand même. Et je n’aurais pas eu envie, comme c’est toujours pratiquement le cas dans ce genre d’affaires, que des experts et avocats trucmuche décident à ma place de plaider l’irresponsabilité.

    Comme par hasard, ce sont toujours les autres, ceux qui ne sont pas directement concernés, qui pensent à votre place. C’est là où je trouve ça irrespectueux, et je parle pas bien, là, de l’irrespect envers les accusés. Breivik par ex se considère responsable. Alors certes, certains sont bien contents qu’en l’ayant reconnu irresponsable, on échappe ainsi au procès et à ce qu’il aurait pu dire et faire (un discours nauséabond...), mais dans ce cas là, appelons un chat un chat, et assumons le fait que dans cette affaire, cette notion de responsabilité-irresponsabilité n’est qu’un prétexte.

    Après, que l’état des prisons soit catastrophique, oui, je dirais idem pour les HP. Mais c’est un autre débat selon moi.

    Pour le reste, j’ai développé mes arguments dans mon article, et je ne suis pas étonnée que personne ne les ait vraiment compris.

     



  • Valerianne Valerianne 17 décembre 2011 18:46

    Excellent article, que j’ai aussitôt tweeté ! smiley

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