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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 4 avril 2007 15:39

    Trop de désinformation dans cet article (comme d’habitude dirigé contre Bayrou, mais passons), ce qui le décrédibilise.

    Sur un plan personnel, vous êtes bien sûr libre de trouver inutile un débat entre candidats.

    Quand on constate la platitude des questions posées dans les « débats citoyens », la peur des journalistes politique à contredire les deux favoris même quand ils disent des énormités, on peut néanmoins penser que ce type de débat aurait une certaine utilité.

    Bayrou a effectivement bien indiqué, comme d’autres commentaires le soulignent, qu’il souhaitait qu’au moins les 4 favoris soient présent. Il n’a en revanche pas exclu la présence des autres, mais techniquement, c’est bien sûr plus compliqué. Il semble cependant qu’Agoravox travaille de façon constructive à ce sujet.

    A titre personnel, l’absence de Sarkozy ne me dérangerait pas vraiment, son projet politique est assez clair, même s’il eut été sain de le mettre face à certaines contradictions et affirmations surprenantes. Mais j’aimerais assez avoir des réponses sur des questions de fonds (emploi, environnement etc...) et comment financer toutes ces belles promesses, ainsi que sur des questions politiques (quelle majorité pour Mme Royal ou Mr Sarkozy sans Bayrou par exemple).



  • Voltaire Voltaire 4 avril 2007 12:08

    Article intéressant, même s’il contient quelques inexactitudes et que l’on peut discuter des conclusions.

    François Bayrou a, en effet, réussi une percée spectaculaire pour atteindre 23-24 % des intentions de vote début Mars (je ne me souviens pas avoir vu de sondage à 25%), sans doute en raison du rejet des deux favoris imposés comme choix obligatoire par les media.

    Il est redescendu autour de 18-20 % actuellement, ce qui ne constitue pas la chûte qu’espéraient ses opposants, probablement car son projet de gouvernement de rassemblement correspond effectivement à une attente forte des électeurs.

    le terrain du patriotisme ne lui est certainement pas favorable, et son positionnement modéré dans un débat passionnel a sans doute joué contre lui, puisqu’il doit lutter constamment contre une image de « mou » véhiculée par ses opposants. En ce sens, vous avez sans doute raison de suggérer que sa réponse n’a pas été la plus effective.

    Pour la suite en revanche, je serais plus prudent.

    D’abords en raison de la proportion d’indécis encore très élevée, qui rend les estimations d’intentions de vote actuelles peu fiables. Si l’électorat de Bayrou est l’un des plus volatil, il peut aussi récupérer dans les deux autres camps, ce qui lui garde un potentiel de voix élevé.

    Ensuite car, si je partage votre opition qu’il serait malvenu pour un candidat de jouer sur le « TSS », cet argument n’en demeure pas moins extrêment fort et valide aux yeux de nombreux électeurs. Si vous intérrogez les gens autour de vous, vous constaterez combien cet élément est puissant, pour diverses raisons (risque de privation de libertés, risques de conflits sociaux à rallonge etc...). Si Mme Royal ne démontre pas sa capacité à battre Mr Sarkozy au second tour (et cela lui sera très difficile en raison d’une droitisation des électeurs et de son refus de toute alliance avec le centre), cet argument pourrait être décisif dans l’isoloir.

    Enfin, plus que de chasser sur les terres de gauche, Mr Bayrou semble revenir à son argumentaire de rassembleur, ce que lui permettent les joutes agressives de ses concurents. Il pourrait ainsi revétir l’habit de président-arbitre que beaucoup de français associent à la fonction, et qui conrrepond effectivement à son image.

    De toute façon, cette élection est maintenant sur des rails, et sauf évènement de dernière minute, les jeux sont faits. Les électeurs ont les cartes en main avec l’arrivée des programmes détaillés. Ils vont sans doute avoir besoin de décanter tout cela pendant une dizaine de jours, et beaucoup prendront une décision au dernier moment, après digestion des différents arguments. Le débat sur internet proposé par Bayrou, s’il a lieu, sera le dernier évènement marquant (il a sans doute marqué des points à ce titre, car nombreux sont les français à regretter l’absence de débat direct entre favoris), mais hors ce rendez-vous, je pense que les électeurs commencent à être lassés, malgré leur intérêt pour l’élection.

    Rendez-vous le 22 au soir donc, mais à ce stade, bien malin qui peut prédire le résultat.



  • Voltaire Voltaire 4 avril 2007 10:01

    Le choix du chef de gouvernement est largement lié, sous la Vième république, à la majorité parlementaire.

    Certes, le président de la république nouvellement élu aura à nommer un premier ministre, et espérera obtenir une majorité un mois plus tard aux législatives pour le confirmer. Cependant, même si ce scénario est probable, il est néanmoins normal d’être prudent.

    A cela s’ajoute l’irruption dans cette campagne de François Bayrou, qui a rebattu les cartes.

    Sans lui, les choses eussent en effet été plus simples : les leader PS et UMP auraient choisi au sein de leur parti leur favori, et la cause eut été entendue. C’est ainsi qu’en effet les noms de Fillon ou Borloo s’imposaient pour Sarkozy, ceux d’Ayrault ou un autre chez Royal. Mais comment conserver ces hypothèses avec un Bayrou à 20% ? S’il n’est pas au second tour, ce qui est encore loin d’être joué, il pèsera nécessairement très fortement sur la future majorité. Suivant qu’un accord ou pas se dessine, avec chacun des deux camps, il pourrait aussi devenir premier ministre. Et dans le cas, tout aussi probable, où Bayrou refuse de rejoindre un camp, il faudra bien que le futur président tienne compte de ces voix exprimées en faveur d’un changement de politique.

    Evidemment, le choix d’un premier ministre pour Jean-Marie Le Pen serait encore plus dépendant de sa majorité...

    Enfin, que dire du choix de François Bayrou, s’il est élu ? Là aussi, tout dépendra de l’adversaire au second tour... Elu contre Sarkozy, avec des voix de gauche, il devra piocher parmi ce camp pour son gouvernement, tandis qu’élu contre Royal, c’est parmi la droite modérée qu’il devra se retourner, sauf éclatement de la gauche.

    Mais finalement, est-ce si important ? Surtout en début de mandat, le gouvernement applique, s’il a la majorité, le projet du président de la république. Le nom du premier ministre, pourvu qu’il soit compétent, est donc secondaire. Un « ticket » n’a donc guère de sens dans cette élection. Les électeurs vont voter pour un(e) candidat(e) et sa capacité à être président, son projet de société, et en fonction de quelques mesures symboliques. Le choix du premier ministre demeure assez secondaire.



  • Voltaire Voltaire 3 avril 2007 23:02

    Avez-vous l’impression que le TCE soit un sujet de préoccupation important dans cette campagne pour les électeurs ? Ce n’est pas ce que suggèrent les diverses enquêtes.

    Je partage votre avis qu’un nombre croissant d’électeurs vote Le Pen en fonction d’une adhésion à certaines de ses idées, mais comme je le signale dans cette analyse, la plupart de ses électeurs ont déjà arrété leur choix. Son score peut être sous-estimé, mais je connais peu d’indécis qui hésitent entre Le Pen et un autre candidat.

    Pour le vote extrême-gauche en revanche, il peut y avoir une incertitude entre ces candidats et le vote pour Mme Royal. En fonction de cette dernière, et de sa capacité ou non à apparaitre comme vainqueur potentiel au second tour, il peut effectivement y avoir de nouveau un vote en faveur des candidats anti-libéraux.

    Le parti socialiste a beaucoup brandi le concept de vote utile dans cette campagne, afin de limiter la tentation Bayrou. Mais cette arme est à doube tranchant : faute d’apparaitre comme vainqueur possible face à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal pourrait voir une partie de ses électeurs voter utile en faveur de François Bayrou, et d’autres repartir plus à gauche pour un vote de conviction ou de message (écologiste ou social), si une victoire de la gauche devient peu probable.



  • Voltaire Voltaire 3 avril 2007 21:33

    La solution concernant les journalistes serait de confier le débat à quelques représentant de la presse étrangère... forcément plus neutres, surtout si on les choisi en dehors des organes de presse orientés. Il existe d’excellent journalistes francophones qui peuvent réaliser ce débat.

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