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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 13 février 2007 13:05

    Sans vouloir aucunement vous influencer, je pense que vous faites erreur.

    Ni JM Le Pen ni P. de Villier ne propose un projet de société proche du gaullisme ; tous deux ont en effet une vision beaucoup plus libérale de l’économie (de gaulle prônait l’intervention de l’Etat pour les secteurs majeurs de l’économie), et au contraire se proposent d’influer directement sur les valeurs morales des citoyens, tandis que de gaulle avait un fort respect des croyances personnelles des gens.

    Le candidat dont le projet se rapproche le plus de votre vision de la société est certainement Nicolas Dupont-Aignan. Je suis d’autant plus à l’aise pour vous l’indiquer que je ne partage absolument pas ses convictions, notamment sur le rôle de l’Europe, mais il me semble que c’est celui qui, tant sur le plan des idées que de la morale politique, me semble le plus se rapprocher de l’idéal gaulliste traditionnel. Je vous encourage donc à vous renseigner sur son projet.



  • Voltaire Voltaire 13 février 2007 11:58

    Les limites de cette émission ne se situent pas dans la façon dont Mr Le Pen est traité, mais bien dans l’absence d’argumentation possible face à des affirmations totalement erronées de la part des candidats.

    Faute de journaliste connaissant le sujet (quoiqu’en France, ceux-ci hésitent à contredire l’interviewé) ou d’opposant politique, nos candidats se permettent d’affirmer des énormités avec un applond qui me dépasse.

    Et il serait aussi souhaitable que les citoyens présents puissent relancer le candidat quand celui-ci esquive la question et en profite pour faire son barratin sur son sujet favori (tant Le Pen que de Villier ont été remarquables dans ce sens de l’esquive).



  • Voltaire Voltaire 13 février 2007 09:45

    Une excellente analyse.

    Si l’on peut considérer qu’effectivement le système économique que préconise François Bayrou s’apparente assez à celui en vigueur dans les pays du nord de l’Europe (encourgement à la liberté d’entreprendre, mais niveau de taxes suffisant pour assurer une solidarité effective), sa formation ne lui permet pas d’aller très loin concrèrement en matière de propositions. Nénamoins, j’ai noté des progrès sensibles ces derniers temps, en faveur de l’innovation (thème central chez Strauss-Kahn), et son projet de création de deux emplois sans charges (sauf corisations retraites) est aussi intéressant.

    Je pense qu’il devrait creuser un peu plus ce sujet, mais souvenons-nous qu’il est candidat au poste de président de la république, pas de ministre de l’économie. Il est important de se souvenir qu’ le rôle d’un président est d’impulser les poliques, de donner les grands axes, de proposer une vision de la société et une méthode de gouvernement, pas de rentrer dans les détails comme le souhaitent les journalistes. Je trouve ridicue cette demande pour des programmes détaillés, il ne faut pas dépouiller le parlement et le premier ministre de leurs prérogatives. Quelques exemples significatifs et représentatifs des politiques proposées dans les grands domaines d’action de l’Etat me suffisent amplement pour illustrer la direction proposée.



  • Voltaire Voltaire 12 février 2007 16:42

    @machinchose

    L’argument est parfaitement légitime, et faisable.

    Pour Sarkozy, on a déjà eu la présentation d’un grand nombre de propositions, mais encore de façon disparate. Elles ont portant été chiffrée à 70 milliards d’euros (!), sans compter les réductions d’impôt. Mais derrière ces propositions, il y a une ligne directrice assez claire, une vision de la société à l’anglo-saxone. On aime ou on aime pas, mais on voit assez bien le type de société que Nicolas Sarkozy propose.

    Pour Bayrou, il existe un très grand nombre de propositions sur son site (le plus clair de tous à mes yeux, facile de s’y retrouver), et il a commencé à Bordeaux à présenter les propositions les plus marquantes de ses 6 axes de gouvernement. On n’a pas encore de chiffrage, mais ce sera sans doute le plus économe (lui prend la dette très au sérieux). Mais, comme pour Sarkozy, on connait sa vision de la société, et on peut assez bien imaginer ce qui nous attend en cas de victoire.

    Le problème de Royal, au delà de ses propositions, c’est l’absence de vision claire. Bien sûr, ainsi, on évite de se mettre à dos des opposants potentiels, mais le floue n’est pas non plus très engageant.



  • Voltaire Voltaire 12 février 2007 15:50

    Sur la forme, un discours lu, long de deux heures, ne pouvait pas être vraiment convainquant. Et effectivement, à part quelques moments plus authentiques, ce fut largement ennuyeux et convenu.

    Sur le fond, on a eu le droit à un long catalogue de propositions, alternant le meilleurs (car il y avait effectivement des choses sensées) avec le pire (hélas...). Destiné à ratisser large, et à convaincre les sympathisants socialistes, ce discours aura probablement réussi à rassembler la famille. Mais, parce qu’il se limite à un empilement de mesures disparates sans vision cohésive, il aura du mal à rassembler au delà.

    Sans insister sur l’aspect irréaliste d’un certain nombre de mesures proposées, ce programme ressemble plus à un projet législatif qu’à un projet présidentiel, où le ou la candidat(e) doit présenter sa vision du pays et les grandes direction qu’il/elle entend lui faire prendre pour redresser la barre. Et l’aspect, fondamental pour moi, d’ouverture pour résoudre les problèmes principaux (retraite, dette, environnement...), était absent : prétendre gouverner avec le peuple ne peut être que démagogique. On a donc retrouvé une vision très partisanne de la politique chez Mme Royal, avec une touche démagogique. Je ne suis pas sûr que ce soit ce que le pays ait besoin.

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