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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 6 février 2007 15:44

    Je me suis fait la même remarque : Monsieur « Moi je » a fait son show. J’ai fait ceci, j’ai fait cela, j’ai décidé que... Nicolas Sarkozy, le Mac Guiver de la politique, a une réponse à tous vos problèmes, à tous vos maux, et rase gratis.

    S’appropriant au passage quelques mesures populaires des autres candidats (notamment de François Bayrou), Nicolas Sarkozy a pu présenter sa vision d’un gouvernement qui se réduit à une seule chose : lui.

    Bien aidé par un PPDA qui avait selectionné à l’avance les questions (deux-tiers de questions lui permettant de se valoriser, un tiers de questions « dérangeantes » pour avoir l’air d’être neutre, mais ne représentant que des tendances minoritaires), Nicolas Sarkozy a donc pu dérouler sa vision de la société sans contradiction réelle : rien sur l’Europe, l’éducation, le coût des promesses, sa promesse de ne pas privatiser Gaz de France, l’absence de logements sociaux dans les villes UMP, et bien sûr rien sur le fait qu’il ait été pendant 5 ans le président de l’UMP ayant tous les pouvoirs (on se demande toujours pourquoi toutes ces belles mesures n’ont pas été prises par ses députés...).

    Bref, Nicolas Sarkozy a été brillant jusqu’à l’écoeurement.

    Domage. Domage car, au delà de ce constat, Nicolas Sarkozy a une vision de la société qui mérite d’être discutée. En particulier, sa volonté de relancer un ascenceur social en panne aurait mérité d’être approfondie. Je le crois sincère sur ce thème qui est à mon avis un point fort de son projet politique, mais cela mérite un vrai débat contradictoire, et pas une énième emmission de communication.



  • Voltaire Voltaire 6 février 2007 13:35

    Révélateur...

    Mais sur le fond, était-il réaliste d’envisager une démocratie participative à la suisse pour un pays centralisateur comme la France de 60 millions d’habitants ?

    Nos démocraties sont représentatives (c’est à dire que nous, citoyens, nous faisons représenter par nos élus) parceque justement il est impossible d’organiser un débat participatif à l’échelle d’un pays, si ce n’est de façon démagogique.

    Bien entendu, un candidat se doit d’écouter, de dialoguer. François Bayrou, qui sillonne les campagnes depuis 6 mois, a sans doute entendu mille revendications, discuté de centaines de propositions. Mais pourra t-il dire que son programme est celui des français ? Non, bien entendu.

    S’il s’inspire des préoccupations de ses citoyens, s’il est basé sur des rapports et entretiens avec des experts, des élus, des représentants de tous les corps sociaux, un projet politique national doit aussi être représentatif de la vision du candidat, de ses convictions. Sans cela, comment le défendra t-il ? Sans ces convictions, les programmes ne sont que des catalogues de vaines promesses.

    Ségolène Royal s’est trompée d’échelle. Ce débat participatif, qui existe et doit perdurer à l’échelon des quartiers, des villes, ne peut être qu’un outil de communication à l’échelle nationale. Même l’outil internet, qui démultiplie les possibilités de dialogue, ne permet pas d’évaluer globalement les désirs et attentes de l’ensemble des citoyens, de part la complexité des messages qu’il engendre.

    Que restera t-il donc de ces débats participatifs ? A mon avis, que des déçus.



  • Voltaire Voltaire 6 février 2007 13:09

    @l’auteur

    Je partage largement votre point de vue, et ces précisions sont utiles.

    En effet, Mme Royal a un programme, si l’on entend par programme un catalogue de mesures/promesses s’adressant à diverses catégories de Français.

    Ce qu’elle n’a pas en revanche, c’est un projet de société, ce qui est assez logique puisque son programme est élaboré à partir des demandes des français qu’elle perçoit comme les plus porteuses/impérieuses, et non en fonction d’un idéal qu’elle défendrait.

    C’est ce qui rend ce programme un peu décousu, et pas forcément crédible, mais il a le mérite d’exister, et sera sans nul doute mis en forme pour le 11 février.



  • Voltaire Voltaire 6 février 2007 13:02

    Remarquable talent de chroniqueuse ! De grâce, persévérez !

    Sur le fond, cette histoire d’impôts a engendré de la part du sieur Hollande un bel exercice de rétropédalage pour en arriver à des plafonds de resources que l’on peut effectivement considérer comme élevés pour ses augmentations d’impôts. Mais au delà de la forme un peu brouillonne, il faut reconnaitre qu’entre discours et réalités de sa situation patrimoniale, le « je n’aime pas les riches » sonnait bien faux.

    Quant aux prélèvements, comme le dit Bayrou, il faut être réaliste : difficile de les baisser vu la dette, impossible de les augmenter vu leur poids actuel. Nous sommes coincés, et les promesses de baisses sont aussi démagogiques que celle de hausses. Reste l’ISF, impôt mal fichu, juste moralement, mais injuste et inefficace pratiquement. Une refonte s’impose, qu’elle joue sur l’exonération, au moins partielle, de la r&ésidence principale, comme le propose Sarkozy, ou plus globalement sur un pourcentage de prélèvement minime mais touchant l’ensemble du patrimoine comme le propose Bayrou, afin d’éviter à la fois de ne toucher que les moins riches des riches (les autres savent bien comment l’éviter) tout en étant un instrument de justice sociale.



  • Voltaire Voltaire 5 février 2007 14:31

    Surprenant ! Effectivement G. Fini n’est pas vraiment dans la ligne des responsables politiques modérés. L’UMP se définit encore comme le parti de la droite et du centre, il va peut-être falloir réviser cette définition...

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