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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 2 février 2007 15:06

    Pas grand chose à ajouter à ces recommandations.

    L’enfant à besoin d’un cadre, de repères. Les limites, il essayera de les repousser plus ou moins loin, suivant qu’il en éprouvera le besoin ; c’est donc un compromis qui les fixera, mais une fois fixées, elles doivent être fermes.

    La plupart du temps, tout cela est affaire de bon sens, il faut éviter trop d’idéologie.

    Mais c’est aussi parfois fatiguant, et nous sommes tous moins courageux en rentrant du travail. C’est là que l’on mesure la difficulté pour les familles monoparentales.



  • Voltaire Voltaire 2 février 2007 14:13

    Curieux paradoxe en effet que l’action et la personalité de Valéry Giscard d’Estaing.

    Sur sa personalité, nul doute que sa carrière entièrement faite au sein de l’apareil d’Etat et son origine sociale furent à la fois artisants de son succès d’abord, puis de sa chute. Intelligent, brillant même (Alain Juppé lui ressemble à bien des égards), il a su ainsi se couler dans le moule du pouvoir, y briller, et saisir sa chance à la fin de l’ère Pompidolienne qui exigeait un discours neuf.

    Son septénat est en effet riche en succès. Il a, malgré deux chocs pétroliers, l’opposition du RPR et les lourdeurs de l’appareil français, su moderniser considérablement la France, aussi bien économiquement que socialement, et ce grâce à un remarquable premier ministre (Raymond Barre). Et il fut sur la scène internationale un remarquable président, qui maintint l’influence de la France au plus haut niveau, en réussissant le passage à l’Europe.

    Mais ce talent intellectuel et son absence de racines populaires lui furent aussi fatales. Car, égratignés par des affaires plus ou moins sérieuses, il ne sut pas comment s’attacher la confiance des français, faute de savoir les comprendre. Et Raymond Barre, remarquable technicien, ne pouvait lui apporter cette expérience et cette vision nécessaire pour battre de nouveau François Mitterrand, qui avait compris, lui, la demande de nouveauté et de proximité des Français.

    L’erreur de Giscard d’Estaing, après son combat perdu en 1981, fut d’imaginer qu’il pouvait revenir dans la course. Son destin eut été différent s’il avait compris que son rôle était devenu d’agir à l’échelon Européen ou internationnal, dimensions qu’il maitrisait parfaitement.

    La politique française ne sait pas recaser ses grands hommes (ou femmes) politiques, et ils se croient toujours obligés de revenir sur la scène intérieure. Giscard d’Estaing, Fabius, Juppé.. autant de talents gâchés par cette incapacité, et le peu de place accordé par notre société aux personnes qui se dévouent à l’internationnal.

    François Bayrou héritier ? peut-être concernant certaines idées, mais une opposition totale sur les personalités : François Bayrou est aussi éloigné de l’aristocrate (par son comportement sinon par son origine) Giscard d’Estaing qu’il est en réalité proche de François Mitterrand par son attachement viscéral à la France profonde, et sa culture littéraire. S’il n’a pas la prestance de l’un, il a la volonté de l’autre, et la vision européenne des deux. Curieux mélange donc. Mais gageons qu’à 55 ans, il n’a pas encore dit son dernier mot.



  • Voltaire Voltaire 2 février 2007 11:59

    Trop tard bien sûr...

    Le PS traverse une crise profonde d’identité. Il s’est choisi une candidate-image, et non pas un(e) candidat(e)-projet, ce qui l’handicape maintenant sérieusement par rapport à Nicolas Sarkozy et François Bayrou, qui ont eux une vraie vision de la société qu’ils veulent construire.

    De plus, ses alliés traditionnels (Verts et PC) sont dans les limbes, faute d’avoir compris les aspirations de leurs électeurs, et le PS refuse toujours obstinément (du moins son appareil) toute alliance avec le centre. Et pourtant, ce serait là sa chance. Car comment rassembler sinon ? Le PS veut-il faire comme l’UMP, et gouverner tout en étant minoritaire dans le pays ? C’est aller au devant des mêmes problèmes qu’a dû affronter l’UMP depuis 2002, une perte totale de confiance des citoyens.

    Faute de réussir une coalition large du centre et de la gauche, le PS s’enferme dans ses tiraillements et donc en est contraint à ne jouer que sur l’image de sa candidate. Le/la candidat(e) du PS aurait pu/du jouer le rôle de Romano Prodi, mais ce rôle, c’est maintenant François Bayrou qui peut l’endosser. Et finalement, ce ne serait pas une si mauvaise chose, car elle forcerait enfin le PS à se moderniser. Car s’il est élu, il devient assez probable que François Bayrou demandera d’abord à l’aile sociale-démocrate du PS de gouverner avec lui, tant l’UMP de Sarkozy lui est étranger.



  • Voltaire Voltaire 1er février 2007 11:06

    Bonne analyse.

    Le vote environnemental aurait pu troubler l’élection, mais la division, le charisme (!) de la candidate verte, la venue de Bové et le départ de Hulot ont brouillé le message.

    Quant à JM Le Pen, une partie de ses électeurs semble se rendre compte qu’il tire vers les 80 ans, et peut difficilement incarner le changement qu’ils attendent, malgré le message policé fourni par sa fille.

    Je pense aussi que le second tour va se jouer en fonction des capacités de rétablissement de Mme Royal, mais elle n’aura sans doute plus des media aussi favorables qu’auparavant. Une ou deux erreurs de plus, et on se dirige vers un second tour Sarkozy-Bayrou. Celui-ci me semble neanmoins assez ouvert, car il oppose deux conceptions très différentes mais nouvelles de la société (contrairement à un duel Sarkozy-Royal, puisque cette dernière n’a pas vraiment d’avis ou de vision de la société au delà des sondages). Or, les français ont envie de changement. Pour moi, ce duel est encore du 50-50.



  • Voltaire Voltaire 1er février 2007 10:55

    Ceci est un tout autre sujet, mais vous faites une erreur majeure sur ce thème : la constitution européenne proposée a été rejetée, mais certainement pas la construction européenne en elle-même. Dans le vote non, il y avait environ la moitié d’opposants traditionnels à l’Europe (les pros-europe des nations : Le Pen, De Villier, Chevènement, l’extrême-gauche), et la moitié de partisant de l’Europe, mais opposés à la partie libérale du traité.

    Toutes les enquêtes d’opitnion montrent que les français demeurent dans leur grande majorité attaché à la construction européenne, y compris à l’abandon partiel de souveraineté au profit de l’Europe pour des grands dossiers comme la politique étrangère, la fiscalité etc...

    L’élection de François Bayrou ne poserait donc aucun problème à ce niveau, et aurait au contraire l’avantage de relancer cette construction dans un sens plus concret, ce qu’attendent beaucoup de français.

    Ce n’est évidemment pas une raison suffisante à elle seule pour voter Bayrou, mais cet argument franchement ne tient pas.

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