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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 9 février 2007 13:58

    Félicitation pour cette attitude civique, mais je reste sur ma faim.

    Comme vous, j’ai aussi regardé cette émission hier soir, mais l’ai lâchement abandonnée à 10h45, la fatigue aidant, alors que Olivier Besancenot n’en n’était qu’au début de sa prestation, et sans pouvoir donc regarder les interventions de Dominique Voynet et de Nicolas Dupont-Aignan. je regrette d’ailleurs ce type de formule où le débat est réduit à sa portion congrue, et j’aurais préféré avoir l’opportunité de voir les quatres candidats en même temps, ou au moins deux par deux.

    Sur l’intervention de JP Le Pen, je l’ai trouvé bon sur les trois-quart de l’émission : il est clair que sa fille l’a bien coaché, et son message passe mieux qu’avant. Mais le dernier quart lui a été fatal, et il est retombé dans ses excès habituels, remarquablement révélé par un Alain Duhamel que j’ai trouvé excellent ce soir là.

    Qu’en conclure ? Que, comme François Bayrou le dit à propos de Nicolas Sarkozy, ce n’est pas parcequ’un renard se met des plumes pour entrer dans le poulailler qu’il en devient poule pour autant.



  • Voltaire Voltaire 9 février 2007 13:31

    D’après des sources « généralement bien informées », Nicolas Sarkozy aurait promis à André Santini la présidence du Conseil Général en échange de son soutien... Vanité, vanité... Et j’imagine l’enthousiasme de tous les UMP à qui il a promis la même chose.

    Cette situation me rappelle Chirac en 1995, avec les ralliements à Balladur des élus de droite. Domage que les guignols de l’infos soient anti-Bayrou, sans cela j’imagine assez bien une répétition de la marionette, cette fois ci de Bayrou, avec les couteaux plantés dans le dos. Ce genre de ralliement intéressé bénéficie souvent à la personne trahie, ou en tout cas n’a pas influence dans une élection présidentielle, et c’est heureux. Les électeurs ne sont pas des gogos.



  • Voltaire Voltaire 8 février 2007 13:40

    J’avais vu sur Yahoo que ce meeting était retransmis sur Public Sénat, j’ai donc regardé son discours (il doit encore y être) ;

    J’avoue m’être un peu ennuyé au début, non pas qu’il fut mauvais, mais c’était un peu réchauffé si on suit la politique depuis quelques temps. Et puis vint la seconde partie, le programme social de Bayrou... Et là j’ai été scotché. Je n’ai pas l’habitude d’être ému par un responsable politique, mais il se dégageait une telle force de conviction du discours que l’on se prenait à espérer que oui, vraiment, quelque chose de concret pouvait arriver. A ceux qui lui reprochent de ne pas avoir de programme, il a détaillé une série de mesures de bon sens mais qui semblent tout à fait efficaces ; Mais surtout, on le sentait profondément convaincu, et je n’imagine pas d’autre gage de succès possible pour une politique que la conviction de celui qui la porte.

    J’avais souri aussi, quand il avait sorti qu’il était parfois plus à gauche que Mme Royal, mais je n’ai jamais vu de personalité de gauche parler de l’exclusion comme Bayrou l’a fait hier soir.

    Bien sûr, il faut relativiser, on sait que Bayrou est un brillant écrivain, et peut aussi être brillant orateur. Mais cet homme a quand même une dimension différente des autre candidats. Reste bien sûr le risque que sa bonne volonté ne s’érode au contact de la réalité s’il est élu, mais il semble que ce bougre de béarnais ne soit pas dépourvu d’obstination...



  • Voltaire Voltaire 7 février 2007 15:49

    C’est un sujet très difficile à aborder pour un responsable politique.

    D’un côté, il y a la réalité des choses : il existe de nombreux parents homosexuels, toutes les études montrent que les enfants ne se portent pas plus mal qu’ils soient élevés par des couples homo- ou hétérosexuels, et enfin le système actuel est hypocrite puisqu’il permet à des personnes seules d’adopter, mais pas à des couples homosexuels, obligeants ceux-ci à se faire passer pour personnes seules, ce qui prive l’un des membres du couple de droits.

    De l’autre, il existe une forte réticence de la majorité de la population envers l’adoption par des couples homosexuels, et aussi une vision personnelle de certains responsables de ce qu’est pour eux la famille.

    Sur un sujet de société qui est largement du ressort personnel, la position du politique, et celle généralement prônée par François Bayrou, est de laisser la liberté aux individus : c’est ainsi que, catholique convaincu, il est aussi arde,t défenseur de la laïcité par exemple.

    Sauf que, sur ce sujet, l’Etat doit réglementer. Il doit définir un cadre pour l’adoption, qui soit d’abord dans l’intérêt de l’enfant.

    La proposition de François Bayrou est à mon avis la moins mauvaise actuellement : elle permet aux couples homosexuels d’adopter, en reconnaissant que ces couples peuvent élever des enfants aussi bien que des couples hétérosexuels (et sans doute mieux que des parents isolés), et évite ce système hypocrite en donnat de fait un droit aux deux membres du couple.

    Bayrou propose cependant de limitaer cette adoption à l’adoption simple.

    L’adoption simple a pour conséquence de donner à l’adopté des droits et des devoirs équivalents à ceux d’un enfant légitime. Ainsi par exemple, le nom des parents adoptifs s’ajoute au nom d’origine de l’enfant ou le remplace. Pour le parents adoptifs, l’autorité parentale leur est exclusivement et intégralement dévolue, sans pour autant que les liens de l’enfant avec la famille d’origine ne soient pas rompus, ainsi, l’adopté conserve ses droits d’héritier dans sa famille d’origine.

    Dans son esprit, François Bayrou tente de limiter le problème lié à la perception du statut de parent par rapport à l’enfant : puisqu’un couple homosexuel ne peut concevoir cet enfant (mais il peut l’adopter et l’élever), il pense que l’adoption plénière (qui revient à oblitérer l’existence des parents biologiques pour l’enfant, puisque ceux-ci n’existent plus au regard de la loi et sont remplacés par les parents adoptants) risque de poser un problème de cohérence pour l’enfant.

    A titre personnel (et ayant moi-même fait une démarche d’adoption), je pense qu’il a tort, car le temps est révolu où on cachait aux enfants leur statut d’adopté, et nombre de parents adoptifs aident leurs enfants à retrouver leurs racines, ce qui est souvent utile pour leur équilibre. Mais je reconnais que la décision est compliquée.

    La meilleure solution pourrait être de recommander l’adoption simple aux couples homosexuels, sans interdire l’adoption plenière, car elle a un sens (il ne s’agit pas d’une adoption au rabais : tout est identique pour parents et enfants sauf que l’enfant conserve un lien de filiation avec ses parents biologiques). Mais il faudrait en réalité discuter de ces diverses possibilités avec les premiers concernés : les personnes adoptées. Ce sujet mérite un débat dépassionné, avec une étude sociologique approffondie pour connaitre la meilleure solution pour les enfants.

    Dans ce cadre, la proposition de François Bayrou me semble un bon compromis intermédiaire, en attendant d’en savoir plus sur le souhait des enfants une fois ceux-ci plus grands, et non, comme le dit l’auteur, une solution molle mi chèvre mi choux.

    Je trouve ainsi domage que l’auteur prenne ce prétexte et ce thème pour critiquer le projet politique de François Bayrou : ce thème n’est pas un sujet politique, et je conseille à l’auteur d’en discuter au préalable avec des parents adoptants et enfants adoptés plutôt que de se focaliser sur l’aspect uniquement juridique de la chose.



  • Voltaire Voltaire 7 février 2007 13:47

    Même réaction.

    On aimerait tellement que ce soit faux, que ce ne soit qu’une exagération de plus, un article partisan de plus. Mais il y a ce doute qui vous tenaille, ces reportages off, ces images volées qui instillent le doute... Et si c’était vrai ?

    Oh, Nicolas Sarkozy n’est pas un dictateur, et il n’est pas le seul homme politique susceptible, ou rancunier. Mais jusqu’où peut aller son ego, son ambition ? Où sont ses limites ?

    Je regardai hier soir François Bayrou recevoir l’attaque de JM Aphatie sur Canal +. Ces deux là se détestent : l’un, Bayrou, ne pardonne pas à l’autre son parti pris pour le bipolarisme, et l’autre, le journaliste, sait appuyer là où cela fait mal. Mais pas un instant je n’ai pu imaginer François Bayrou intervenir pour censurer le journaliste, si d’aventure il parvenait au pouvoir, car il y a chez cet homme un certain nombre de principes, de valeurs qui l’empêchent de franchir la ligne jaune.

    Pour Ségolène Royal, c’est plus floue, mais je pense qu’elle se contenterait d’être insuportable ou acide avec les journalistes qui lui déplaieraient.

    Mais Nicolas Sarkozy... ? JF Kahn nous le rappelait lors de l’émission C dans l’air hier soir, il a déjà fait interdire un livre, et aurait menacé des journalists de Marianne.

    Ce doute, ce doute...

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