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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 13 février 2007 16:28

    Je vous réponds, ainsi qu’à Sylvain Reboul :

    Cet article n’est pas un pamphlet contre Mme Royal. Je l’avais d’aileurs commencé avant son meeting de Villepinte, et j’avais à l’époque clairement indiqué que les critiques quant à son absence de programme étaient injustifiées (cela n’avait plus lieu d’être après ce meeting).

    Mais je persiste sur mon analyse quant à l’absence de projet de société. Je n’arrive réellement pas à trouver de fil conducteur, de vision cohérente. Cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas de bonnes intentions, ou d’excellentes propositions. Mais de projet global, désolé, je ne trouve pas. Libre à vous de le décrire dans un article, mais évitez les procès d’intention.

    Je tiens d’ailleurs à préciser que mon objectif n’est absolument pas de favoriser les candiats de droite : je trouve que les candidats d’extrême-gauche ont, eux, des projets de société tout à fait clairs. Il se trouve que je ne les ai pas décris car ils ne figurent pas dans les quatre favoris.

    J’accepte en revanche tout à fait la critique de subjectivité. Il me semble quasi impossible, avec la meilleure volonté du monde, de ne pas analyser de façon subjective les projets politiques, ne fut-ce que parceque l’on s’intresse de plus ou moins près aux différents candidats. Si j’ai essayé de présenter des arguments qui, à mon avis, peuvent expliquer le choix des électeurs, cet article ne constitue en revanche pas une analyse comparative exhaustive, et j’invite tous les lecteurs à aller se renseigner pour plus de détails sur les sites des candidats dont j’ai mis les liens.



  • Voltaire Voltaire 13 février 2007 15:29

    @johan

    « Une France moderne, responsable, juste », ce n’est pas un projet de société, juste une liste de qualités que tous les candidats peuvent reprendre. Je suis preneur de toute analyse plus complète et argumentée du projet de société de Mme Royal, mais pour ma part, en toute objectivité, je n’arrive pas à dégager une vision cohérente à partir de ce listing de propositions, que j’ai lu.

    @patrick

    Je me garderais bien, si j’étais vous, de balayer d’un revers de main la possibilité de faire travailer ensemble des personalités du PS et de l’UMP avec celles de l’UDF. L’espérience de l’Allemagne, des Pays-Bas, de l’Autriche, démontre que si, avant les élections, tous les partis sont tuojours contres (ils veulent toujours tous les pouvoirs pour eux seuls), ils y arrivent très bien une fois obligés par les électeurs (et cela est souvent la seule façon de réaliser des réformes profondes).

    Il me parait plus sage de baser son choix sur un projet de société, voire sur la personalité du ou de la candidat(e), plutôt que sur les possibilités mécaniques du gouvernement. J’ai, peut-être naïvement, tendance à penser que le poids des citoyens et la volonté des hommes comptent plus que le système.



  • Voltaire Voltaire 13 février 2007 15:04

    @aigle80

    Je ne partage pas votre avis sur l’absence de pouvoir de nos gouvernants, et donc d’ailleurs sur l’absence de responsabilité quant aux résultats de leur politique.

    Les politiques ont de nombreux outils en main pour influencer l’évolution de notre société. Pour n’en citer qu’un, il s’agit, en partage avec la Commission Européenne d’ailleurs, du pouvoir normatif et régulateur. Ceci a des effets considérables, que ce soit au niveau environnemental, économique ou même social.

    L’élection d’un président de la république n’a donc rien d’anodin, celui-ci impulse une politique pour le pays, il a une vraie responsabilité, et ne peut donc être dédouané des résultats de cette politique.



  • Voltaire Voltaire 13 février 2007 14:08

    Tout d’abord, mes excuses aux lecteurs pour les fautes d’orthographe et autres coquilles qui demeurent dans le texte ; j’avais envoyé une seconde version corrigée aux éditeurs, qui a semble t-il été perdue.

    @Bernard Dugué

    Je ne partage pas votre jugement sur l’absence de candidats visionnaires ; en particulier, je pense qu’à la fois Nicolas Sarkozy et François Bayrou sont des visionnaires : tous deux ont un objectif de société différent de l’actuelle, et se proposent de réformer le pays en profondeur, même s’ils sont contraint à un discours plus consensuel pour des raisons électoralistes.

    Que vous ne partagiez pas ces visions est par contre tout à fait légitime.



  • Voltaire Voltaire 13 février 2007 13:32

    @l’auteur,

    André Santini est-il un bon maire ? Sans doute, et une majorité des habitants d’Issy-les-Moulineaux en est certainement très satisfait. Pour autant, faut-il ne pas critiquer le ralliement de Mr Santini à Nicolas Sarkozy ? Permettez-moi de diverger.

    La candidature de Mr Bayrou à l’élection présidentielle n’est pas nouvelle, ni son positionnement vis à vis de l’UMP. Mr Santini s’est-il opposé à une candidature d’un représentant de l’UDF à l’élection présidentielle ? pas que je sache. Aurait-il préféré un autre candidat ? Pas que je sache. Peut-on raisonnablement appeler à voter pour un candidat opposé au candidat de son propre parti au premier tour d’une élection, alors que l’on ne s’est jamais exprimé contre cette candidature ? Voilà qui me parait fort peu acceptable. Donc, le positionnement de Mr Santini en faveur de Mr Sarkozy n’est pas un positionnement idéologique, sans quoi il eut fait part de son désaccord bien avant, et sans doute proposé une motion aux adhérents de l’UDF pour ne pas présenter de candidat à cette élection.

    Mr Santini aurait-il peur de représailles de la part de Mr Sarkozy ? Certes, tous les élus UDF subissent des pressions « amicales » de la part de l’UMP pour ne pas se présenter contre les candidats UMP et soutenir Sarkozy, faute de quoi ils sont régulièrement menacés d’extinction politique, et ce dans les Hauts-de-Seine plus qu’ailleurs. Mais André Santini est l’un des rares élus de ce département à ne rien avoir à craindre. Sa popularité est telle qu’aucun candidat UMP n’aurait de chance de le battre, que ce soit aux élections législatives ou municipales.

    Restent donc deux solutions : Mr Santini est l’objet de pressions non-politiques (« si tu ne soutiens pas N. Sarkozy, nous révélons telle ou telle affaire génante et tu seras poursuivi en justice si Nicolas gagne... »), ou on lui a offert un poste et des responsabilités alléchantes (j’avais ainsi mentionné il y a quelques temps une proposition de prendre la présidence du Conseil Général en cas de victoire de Sarkozy).

    Quelque soit la réalité, il s’agit là de pratiques innacceptables, même si elles sont hélas courantes dans ce département. Nous ne parlons plus ici de politique mais d’éthique. Or, ce que de très nombreux électeurs ne supportent plus, et ce que combat aussi François Bayrou, c’est ce genre de conduite où l’idéal passe toujours après.

    Nicolas Sarkozy se voulait le chantre de la rupture, mais il reprend à son compte et applique avec célérité les mêmes méthodes que ses prédécesseurs du RPR, et ne conçoit la politique qu’en s’appropriant tous les rouages et institutions publiques d’un département comme d’un pays.

    C’est ce type de pratique dont souffre le pays, qui conduit à mettre toujours en place des amis à sa botte plutôt que des personnes compétentes, et à conduire des politiques au profit de catégories de français plutôt que dans l’intérêt général. Ceci est tout autant valable pour l’UMP que pour le PS, mais cela n’excuse en rien l’attitude de Mr Santini.

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