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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 1er avril 2011 10:50

    Le premier avril est propice aux hypothèses farfelues... Et ce regroupement est encore loin d’être fait. Pour autant, il est devenu nettement moins hypothétique à la suite de ces élections cantonales et des soubressaults qui agitent l’UMP.

    D’un point de vue strictement politicien, il est exact que des discussions sont en cours entre tous les partenaires potentiels. L’espace politique béant qui s’est ouvert avec la droitisation de l’UMP et la démonétisation de cette marque semble avoir convaincu les timides que leur avenir politique était mieux assuré au sein d’un nouveau groupe politique plus cohérent et mieux en phase avec l’électorat modéré.

    Vous citez deux obstacles à ce regroupement.
    Le premier, concernant les militants, n’existe pas vraiment. Les militants MoDem de la première heure ont largement disparus, ceux qui restent sont en général plus pragmatiques, et il en va de même dans les autres partis centristes, qui ne sont d’ailleurs pas très nombreux. Dans de nombreuses régions, les responsables des différentes composantes centristes se parlent déjà depuis plusieurs mois et sont d’accord sur l’essentiel, même s’il existe des nuances. Bien sûr, il y aura quelques rancoeurs à avaler, mais il existe des rivalités internes au sein de tout parti politique.
    Le second est bien plus réel : entre Bayrou, Borloo et Villepin, la guerre des ego existe et sera bien plus complexe à gérer. Très peu d’élus centristes hors MoDem sont prêt, pour le moment, à suivre Bayrou. Le traumatisme de 2007, lorsqu’ils se sont sentis abandonnés, demeure vivace et leur crainte est de se voir de nouveau laché au milieu du gué au profit d’une ambition personnelle. Borloo pose le problème de ne pas être actuellement convaincant dans sa démarche d’indépendance, et semble plus jouer le poste de premier ministre que celui de président. Or, pour être candidat à la présidence, il faut être crédible, le vouloir, être prêt prendre des coups, et avoir une vision. Quant à Villepin, il n’est pas centriste, sa flamboyance cache un manque de fond et de structuration, et il n’a pas de parti à proprement parlé.
    Néanmoins, la question du leadership peut attendre. Si les différentes composantes modérées, démocrates, sociales et républicaines parvenaient à s’entendre dans une confédération, même assez lache, à avoir un groupe parlementaire commun, une étiquette politique commune, le message auprès de l’opinion serait déjà très convaincant. Les 3 leaders potentiels étant connus, il ne leur est pas nécesaire de faire une très longue campagne, et les choses peuvent se décanter à la fin de l’automne 2011.

    Pour autant, chacun a encore un petit pas à faire en direction de l’autre... Bayrou doit convaincre qu’il paserait un accord de gouvernement avec un partenaire en cas d’échec afin de sauver un groupe parlementaire et des élus aux élections suivantes, Borloo doit convaincre qu’il ne roule pas pour Sarkozy et ne se ralliera pas pour un poste de premier ministre, et Villepin qu’il est prêt à faire cause commune... Et il faudra aussi gérer les cas Morin et Arthuis, mais cela semble plus simple. 

    Plus que les nécessités électorales, ce regroupement répond surtout à une attente de l’électorat modéré pour une offre différente du Sarkozysme conflictuel et du retour au socialisme étatiste. Pouvoir d’achat, emploi, justice sociale, ethique, sérieux budgétaire, services publics dignes de ce nom, sont des thèmes prioritaires pour une vaste majorité de français, ces classes moyennes en voie d’appauvrissement qui voient avec angoisse le futur de leurs enfants. Des réponses concrètes et pragmatiques, sans le simplisme des partis extrêmes ni l’idéologie figée et les intérêts particuliers de l’UMP et du PS, et une vision d’avenir positive mais réaliste, voilà ce qu’attendent de nombreux français, ce dont à besoin notre pays. La cuisine électorale des centristes est sans importance, pourvu que le résultat soit là. Il reste quelques mois à ces politiques pour démontrer qu’ils font passer l’intérêt général avant la tambouille politicienne. Souhaitons que cela débouche sur du concret.



  • Voltaire Voltaire 31 mars 2011 13:10

    @Duke 77 : je suis désolé de vous le dire, vos « informations » sont toutes erronées et ne sont basées sur aucune études publiée, mais sur de la propagande anti-vaccination. Seul élément correct, le BCG ne permet effectivement pas une protection totale contre la tuberculose, c’est un fait bien connu.

    Mes données sont publiques, vous les retrouverez auprès de l’institut national de la prévention et de l’éducation pour la santé par exemple.

    Se mettre la tête dans le sable à partir de considérations idéologiques me semble une attitude dangereuse. Bien sûr que des épidémies cessent toute seule ! il y a de multiples facteurs à cela. Mais auparavant elles font des milliers de victimes. Ce type de positionnement où l’on voit des complots partout est dangereux car dénué de toute vision objective et factuelle. Je ne vous convaincrez pas car votre opinion est faite, et vous n’êtes pas sensible à la rationalité, mais ce type de désinformation a des conséquences néfastes sur la santé des autres, et en cela vous portez une responsabilité.



  • Voltaire Voltaire 31 mars 2011 12:34

    @gaijin : qu’elles sont présentées de façon biaisées afin de leur faire dire ce que les auteurs souhaitent et non la réalité



  • Voltaire Voltaire 31 mars 2011 12:10

    A noter que vous auriez dû parler de l’intégralité des enquêtes citées dans le document en lien, et qui montre que votre article est totalemnt biaisé. En réalité, ce que disent certains professionnels de santé est leurs doutes quant à certaines vaccinations (contre l’hépatire B notamment, suite à certaines controverses), mais pas leurs doutes quant à la vaccination en général, qu’ils considèrent comme indispensable et efficace :

    Du côté des professionnels de santé, d’après le Baromètre

    santé médecins/pharmaciens 2003 8, les médecins généralistes tout

    comme les pharmaciens sont très majoritairement favorables à la vaccination

    (97%desmédecins et 97%des pharmaciens). L’enquêteNicolle6,

    2006, confirme que la grandemajorité desmédecins (96%desmédecins

    généralistes et 98%des pédiatres) reconnaît l’importance de l’immunité

    collective qu’apporte la vaccination. En revanche, cette enquête signale

    que lesmédecins semblentmal apprécier les connaissances et les attentes

    de leurs patients sur les vaccinations. 58%desmédecins généralistes et

    54 % des pédiatres pensent que les patients (ou les parents de leurs

    patients) perçoivent cette immunité comme peu importante. Pourtant,

    95%des Français considèrent qu’il est important d’« éviter de transmettre

    un microbe » en se faisant vacciner.

    D’autre part, en 2005, une étude9 auprès d’un échantillon représentatif

    de 400médecins généralistes et pédiatresmontrait qu’unemajorité d’entre

    eux (58 %) se posait des questions sur l’opportunité de certains vaccins

    donnés aux enfants et 31%faisaient part de leurs craintes par rapport à

    la sécurité de ces produits.

    L’interprétation de ces données montre donc une réalité complexe. Si

    l’adhésion de la population à la vaccination reste globalement bonne,

    plusieurs témoins indiquent que s’installe depuis une dizaine d’années,

    à bas bruit, un questionnement autour de la politique vaccinale, peut-être

    plus du côté desmédecins que de la population. Pour certains auteurs 5-10,

    une diminution de la confiance dans la vaccination contre l’hépatite B

    parmi les médecins et la population aurait pu fragiliser les certitudes

    vis-à-vis de la vaccination en général et de certains vaccins en particulier.

    Pour ces auteurs, le malaise tiendrait également des différentes crises

    de sécurité sanitaire, des changements fréquents dans le calendrier

    vaccinal ainsi que du nombre important de vaccins à administrer aux

    nourrissons.

     



  • Voltaire Voltaire 31 mars 2011 11:56

    Les campagnes anti-vaccins qui fleurissent actuellement vont avoir un impact majeur sur la santé publique. Les vaccins constituent en effet le système de protection de plus efficace contre les pandémies, l’un des moins couteux, et l’un de ceux qui provoquent le moins d’effets secondaires (par rapports aux médicament traditionnels).

    Le cas de la rougeole est exemplaire. 

    La rougeole touche plus de 20 millions de personnes par an. C’est l’une des principales causes de décès chez les jeunes enfants : 90 % des morts sont âgés de moins de 5 ans. Plus de 95 % des décès surviennent dans des pays pauvres. En 2008, sur les 164 000 morts dus à la rougeole, 126 000 ont eu lieu en Asie du Sud-Est, 28 000 en Afrique, 7 000 en Méditerranée orientale, 2 000 dans le Pacifique occidental et moins de 1 000 en Amérique et en Europe.

    En raison de la baisse de vaccination dans certains pays d’Europe, suite à des campagnes de désinformation comme cet article, la rougeole est en forte recrudescence : En 2009, 7 175 cas ont été recensés en Europe. La Bulgarie, la France, la Suisse, le Royaume-Uni et l’Allemagne représentaient 91 % de ces cas. En France, d’une quarantaine de cas en 2006 et 2007, le nombre a atteint 1 544 en 2009, et 5 021 en 2010. Cette même année, la rougeole a été responsable de 8 encéphalites infectieuses ou post-infectieuses, dont deux conduisant à un décès. 29,5 % des cas (soit 1 500) ont nécessité une hospitalisation. Sur les deux premiers mois de cette année, 3 400 cas ont été déjà été signalés.
    Or, pour obtenir la disparition de la rougeole, objectif proche d’être atteint en Amérique par exemple, il faut un taux de vaccination de 95%. En France comme en Suisse par exemple, qui a aussi connu un recrudescence de cas graves depuis quelques années, ont en est loin (un peu plus de 80%), ce qui expose les personnes les plus fragiles à des risques graves.

    La vaccination, bien que l’un des mécanismes les plus sûrs, comporte toujours un faible risque (en général, quelques cas de complications par million). En termes de santé publique, il s’agit pourtant d’un mécanisme indispensable : en se protégeant, on protège les autres. Les plus égoïstes espéreront que les autres sont vaccinés sans se vacciner eux-mêmes, afin de ne pas prendre ce faible risque que les autres suporteront à leur place. Bel exemple de civisme... que défendent les auteurs de cet article. L’obligation vaccinale, sur un certain nombre de pathologies importantes, est là pour rappeler la nécessité d’un comportement solidaire face aux épidémies.

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