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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 21 mars 2011 11:32

    Une bonne analyse, mis à part la dernière phrase sur laquelle on pourrait discuter.

    Le taux élevé d’abstention, conforme à ce que la plupart d’entres-nous prévoyait, est à la mesure de la déception d’un électorat lassé par une apparente impuissance du politique et par un scrutin cantonal nécessairement peu mobilisateur. Dans ces conditions, les résultats sont assez logiques :

    - l’électorat modéré, peu concerné, est resté chez lui (pas d’enjeux clairs à cette élection).
    - le vote anti-Sarkozy a fonctionné, par un rejet marqué des candidats étiquetés UMP. Ceci explique le succès des DVD en région, l’électorat demeurant conservateur mais devenu allergique au président de la république.
    - la gauche bénéficie modérément de ce rejet en raison de la forte abstention. Les écologistes progressent logiquement.
    - Ce vote n’a pas été marqué par une forte progression de l’extrême-gauche, qui maintient juste ses positions. Dans un contexte de vote-sanction, c’est un signe clair que celle-ci n’a pas trouvé un langage et un projet approprié.
    - Le FN est le grand gagnant électoralement. Il a surfé sur la vague médiatique et a su rassembler l’essentiel du vote protestataire. A noter que ce raz-le-bol comporte deux éléments distincts : un élément anti-immigration/islam/sécuritaire, notamment dans les zones défavorisées ou de forte concentrations immigrées, et un élément de protestation vis-à-vis de l’abandon des zones rurales (par exemple très important en Seine-et-Marne) au profit des urbains couplé à un sentiment de perte d’identité traditionnelle.

    A juste titre, l’auteur souligne la difficulté d’extrapoler de tels résultats en raison d’une abstention qui favorise mécaniquement le vote d’humeur au détriment du vote d’adhésion. Néanmoins, ce résultat de premier tour souligne la faiblesse des partis à proposer un projet de société qui puisse susciter l’adhésion.

    Politiquement, la démarche sécuritaire et clivante de l’UMPprofite logiquement au FN (comme en 2002). Contineur à jouer ce jeu va devenir risqué si un candidat PS devient plus crédible que le président sortant, ce qui semble être le cas actuellement.
    Le centre éclaté est devenu invisible au niveau national, même si une analyse plus fine des résultats permet de constater qu’il s’agit un effet d’optique important en raison du système de classification articifiel établi par le ministère de l’intérieur (beaucoup de candidats centristes sont enr éalité dispersés sous de multiples étiquettes, ou dans la catégorie sans étiquette). Néamoins, ce centre souffre de ses divisions et donc du brouillage de son message, ce qui est toujours politiquement négatif, et d’une période plus propide à un vote de protestation que d’adhésion.
    Les écologistes devraient pouvoir négocier leur score devenu incontournable dans de prochaines élections. Mais le système actuel de scrutin montre ses limites démocratiques : concçu pour éliminer les triangulaires avec le FN, il a à la fois entrainé l’élimination de nombreux candidats UMP (dépassés par le FN), et appauvri le choix démocratique ce qui est source d’abstention. Si la réforme de fusion des élections territoriales est sans doute une bonne chose, le mode de scrutin est une véritable abération démocratique.

    Au final, il est probable que le résultat du second tour ne changera guère la composition des assemblées départementales. Ceci est clairement illogique aux vues des résultats et ne peut que renforcer ce sentiment d’inutilité des votes : avec un score manifestement remarquable, il est anormal que le FN se retrouve de nouveau exclu de ces assemblées, de même que les écologistes en grande majorité. la nécessité de « dealer » avec l’un des deux partis UMP ou PS pour avoir des élus empêchent les autres partis de se battre sur leurs idées et de proposer des projets alternatifs qui puissent renouer avec un électorat désabusé. Malheureusement, il est peut probable que ce type de leçon soit mise en avant au soir du second tour.



  • Voltaire Voltaire 17 mars 2011 13:08

    @cocasse, si votre concierge vous raconte cela, c’est soit qu’elle perd la mémoire, soit qu’elle a passé ses hivers ailleurs ! dans ma jeunesse (sic), j’avais pour marotte de faire des relevés météo chez moi tous les jours (entre 78 et 85 environ) ; la température descendait tous les hivers à moins 10 (record vers -22 l’année la plus froide), tout cela en région parisienne. Evidemment, depuis les années 95-2000, nous n’avons plus eu d’hiver normaux, alors quelques jours de gel surprennent, mais franchement c’est encore bien doux par rapport à il y a 20-30 ans. Et de toute façon des infos régionales sur quelques années n’ont strictement aucune signification statistique par rapport au climat.



  • Voltaire Voltaire 17 mars 2011 11:10

    Cet article est affligeant du point de vue scientifique. Et franchement on commence à en avoir un peu raz-le-bol des « articles » (en fait même pas un article mais un copié-collé) de l’auteur dans sa propagande pro-Courtillot.
    L’année 2010 a, de nouveau, été une année record en matière de température pour le globe, comme l’indiquent toutes les mesures réalisées (il suffit d’aller voir le site de la NASA par exemple). Illustrer une théorie avec l’exemple d’un hiver normal en Europe est aussi ridicule que si le GIEC ne prenait pour base de sa position que la canicule 2010 en Russie (tient, pas de référence à ce propos dans l’article... on se demande pourquoi).
    Mr Courtillot ferait bien d’aller voir l’état de la banquise polaire de temps en temps, notamment au nord du Canada.
    Sa théorie solaire n’est absolument pas validée par les faits. Quant aux noms cités d’accadémiciens qui le soutiendrait, je conseille aux internautes d’aller voir leurs spécialités et leurs contributions au débat qui a eu lieu sur le sujet. C’est, hélas, très révélateur.



  • Voltaire Voltaire 16 mars 2011 13:05

    De ces trois arguments, le premier devrait suffire. Tout crime horrible entraine nécessairement, même de la part des meilleurs magistrats, et donc ar fortiori de la part des jurés, le désir de punir un coupable. Dans ces conditions extrêmes, il est arrivé, il arrive toujours, qu’un innocent soit condamné, le doute qui devrait lui bénéficier étant balayé par la nécessité de punir. Et plus l’accusé est faible, plus les chances d’injustices sont grandes. Les chiffres de condamnations erronées, révélées par les tests ADN postérieurs, que l’on a récemment découverts pour les USA, sont ahurissants. J’ignore comment l’on vit après une telle décision de tuer un homme innocent, on s’y habitue sans doute, on se trouve des excuses, mais la justice, dans sa conception même, peut-elle se permettre de telles erreurs ?

    Votre second argument est aussi largement vérifié, de nombreuses études américaines le soulignent, et il n’y a aucune baisse de criminalité dans les états appliquants la peine de mort aux US par rapport aux autres, mais c’est un argument que l’on peut discuter sur des cas individuels dans la mesure où la prise en charge de cas pathologiques (serial killers) demeure difficile et que l’on conserve toujours un risque de récidive. On peut donc débattre entre un impact statistique nul globalement, mais ayant peut-être un effet spécifique dans certains cas précis. Mais le premier argument est à mon avis décisif : quoi que l’on fasse, il existe toujours un risque d’erreur judiciaire. La peine de mort ne permet pas de rouvrir un dossier à la lumière d’éléments ou de techniques nouvelles. Elle ne peut donc pas figurer dans un système de « justice » digne de ce nom, même si de nombreux cas individuels la justifierait.



  • Voltaire Voltaire 15 mars 2011 13:33

    Il est efefctivement essentiel que dans une élection majeure comme la présidentielle, l’ensemble des courants de pensée politique soit représenté afin de permettre aux électeurs de se prononcer : la vision de société proposée par Sarkozy n’est pas celle des centristes, celle du PS n’est pas celle des écologistes ou du Front de gauche. Agiter l’épouvantail extrêmiste pour inciter des candidats à se retirer est anti-démocratique : on se retrouve avec des élus par défaut, sans réelle légitimité, et on a vu la catastrophe qu’a été le second mandat de Chirac.
    De la même façon, il est assez inique qu’un mouvement politique comme le FN qui atteint régulièrement plus de 10% des suffrages ne soit pas représenté à l’assemblée nationale, ou que les écologistes ou le MoDem ne disposent que de quelques députés. Tout cela n’est pas sain.

    Et je partage assez largement (pour une fois) votre analyse sur les échec politiques majeurs qui ont jalonés l’action des grands partis actuels.

    Certes, il serait assez ridicule d’avoir dans cette élection 3 ou 4 candidats centristes, 2 ou 3 nationalistes, 2 ou 3 extrême gauche. Les ego et un système de subvention aux partis politiques biaisé jouent hélas en faveur de la confusion, ce qui n’aide pas au civisme.
    Malheureusement, ceux qui ont le pouvoir ou anticipent l’avoir rapidement (UMP et PS) souhaitent boen sûr favoriser un status quo constitutionnel qui les arrange. Ceux qui ont appelé à une réforme du système afin de redonner un certain tonus à notre démocratie (Bayrou, Montebourg...) risquent donc de devoir attendre longtemps... La non-élection de Bayrou en 2007 a été une chance manquée à ce titre (j’ai toujours pensé qu’il ne pourrai faire qu’un mandat mais que les réformes qu’il pourrait mettre en oeuvre seraient ensuite difficile à modifier). En 2012, je vois mal les favoris socialistes (DSK, Aubry et Hollande) revenir sur le système actuel, sauf à la marge. L’élection de M Le Pen aurait des conséquences sociales et économiques si désastreuses que ses éventuelles velleités de modification dasn le bon sens de la constitution n’en vallent pas la chandelle. Les écolos vont avoir le vent en poupe quelque temps après les évènements actuels, mais aucune chance de l’emporter. Quant à Bayrou, tout dépendra de la présence ou non d’autres candidats modérés en compétition avec lui et de la nature du candidat PS, mais ses chances sont quand même minces. Bref, il va falloir se faire une raison, le changement vers un système plus démocratique et civique, ce n’est pas pour demain. A court termes, la priorité est quand même la situation socio-économique, mais à moyen termes, il faudra bien traiter ce sujet si on ne veut pas tomber dans une situation à l’américaine avec 30% de votants et une démocratie faussée.

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