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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 17 janvier 2011 10:53

    Une bonne analyse du positionnement politique du FN.

    Le dernier paragraphe est plus spéculatif. On pourrait dire que le discours de François Bayrou, intégre mais réaliste, correspond assez bien à cette alternative que vous mentionez, mais celui-ci souffre actuellement de la division du centre. Néanmoins, 2007 a prouvé qu’une bonne campagne pouvait avoir un effet positif important sur l’électorat.

    Je ne suis d’autre part pas certain que ce qu’attendent les français soit actuellement les éléments les plus libertaire de la gauche alliés à la politique économique de la droite... Il me semble que c’est plutôt une politique sociale protectrice (portée par la gauche) alliée à une efficacité économique qui ne priviligie pas les plus fort (disons de centre-droit, favorable aux PME et réaliste sur le plan financier), le tout cimenté par une prise en compte des problèmes de communautarisme et de sécurité. C’est la raison pour laquelle il me semble que le discours de Bayrou est sans doute le plus proche de ces attentes, son principal obstace étant la crédibilité de son parti plus que celle de son projet.



  • Voltaire Voltaire 15 janvier 2011 18:05

    Contrairement à vous, je partage assez largement l’analyse de l’auteur, mais il faut d’abord souligner le très faible élément prédictif d’un sondage réalisé 16 mois avant un scrutin présidentiel.

    En revanche je partage votre avis en ce qui concerne la constitution sociologique de l’électorat français, surtout de l’électorat votant... En raison du biais induit par le vote des classes les plus âgées par rapport aux autres, la droite demeure majoritaire en France. Même si l’électorat de François Bayrou est sans doute plus équilibré dans sa composition, la droite demeure majoritaire. La chance de la gauche réside non pas dans sa victoire idéologique mais dans l’échec de Nicolas Sarkozy qui engendre naturellement un mauvais report aussi bien du centre que de l’extrême droite. A l’heure actuelle, la gauche classique n’a pas réussie à rénover de façon suffisamment convaincante son projet idéologique, et ne le ferra pas avant 2012, la lutte entre candidats potentiels étant lancée. Elle ne peut donc gagner que par défaut.

    Selon toute probabilité, le second tour de 2012 sera serré. NS est coincé entre la nécessité de récupérer une partie de l’électorat FN (qui avait voté pour lui mais risque ici de s’abstenir) et celui des centristes (qui se reporterait vers un candidat de gauche modéré en cas de discours sécuritaire). Mais le candidat PS aura des difficultés à obtenir un report total de l’extrême gauche (même si celui ci lui est plus acquis que celui du FN pour Sarkozy) et surtout du centre, qui s’est vu fermement éconduit, sauf, de nouveau en cas de candidature DSK. Au final, l’élection se jouera peut-être sur le taux d’abstention, qui sera plus élevé qu’en 2007.



  • Voltaire Voltaire 15 janvier 2011 17:45

    Je partage tout à fait votre avis. L’auteur prend ses désirs pour des réalités , dans un scenario totalement abracadabrantesque... Les chances de retrouver les partisans de deux partis extrémistes au second tour sont tellement négligeables que tout cela n’est vraiment pas sérieux. Et le fond de ce sondage fiction démontre le peu de culture politique de l’auteur. Rappelons qu’en 2011, la première priorité des français demeure, de très loin, le chômage (qui ne se réduit pas aux délocalisations...), devant le système social, le pouvoir d’achat et la croissance économique. Dans ces domaines, la crédibilité du FN est très médiocre, et il est fort improbable que les sujets cités les supplante si facilement. D’autre part, une présidentielle se gagne surtout sur un espoir de mieux vivre, et non sur une vision défensive. Enfin, faire des prévisions pour 2012 est déjà totalement utopique, (je vous conseille de regarder les sondages effectués 16 mois avant les récentes élections pour vous détendre), alors 6 ans avant... Bon l’auteur a voulu se faire un petit orgasme préventif avant les déceptions qui viendront, et on ne peut l’en blâmer. Ce qui est plus triste, c’est la série de commentaires prenant au sérieux ce type de délire qui aurait dû figurer dans la catégorie parodie.



  • Voltaire Voltaire 14 janvier 2011 15:02

    Cet article du Monde nous en apprend un peu plus sur le parcours tragique de cette jeune femme :

    "Née en 1988, en Iran, d’un mariage arrangé, trois ans après une aînée lourdement handicapée mentale et moteur, Emma a grandi essentiellement entourée des femmes de sa famille maternelle. Sa mère, divorcée en 1996, s’est séparée de son mari, violent, dès 1990. A l’âge de 8 ans, Emma a subi des attouchements de la part d’un oncle.

    Avec sa sœur et sa mère – qui a obtenu le statut de réfugiée politique –, elle est arrivée en France, en 1999, à l’âge de 11 ans, portant le voile. Violée par trois garçons de son quartier de Seine-Saint-Denis, en avril 2002, à l’âge de 14 ans, Emma a fait peu après une tentative de suicide aux médicaments.

    PLUSIEURS TENTATIVES DE SUICIDE

    En septembre 2002 sa mère, devenue aide-soignante dans un hôpital, et submergée par les soins à prodiguer à son aînée handicapée et la fragilité de sa benjamine, a saisi un juge des enfants afin qu’Emma fasse l’objet d’une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert.

    En décembre 2005, le service social à l’enfance a effectué un signalement à propos d’Emma qui avait montré à une éducatrice des clichés d’elle-même pris par un photographe, et la représentant dans des poses suggestives. Le 28 février 2006, elle était incarcérée à Fleury-Mérogis dans le cadre de l’affaire Halimi. Enceinte à la suite d’une relation de passage survenue à la même période, elle a subi un avortement six semaines après son incarcération. Moins d’un mois plus tard, elle faisait une nouvelle tentative de suicide qu’elle réitérait en octobre 2006.

    Après avoir repris ses études par correspondance et suivi une formation de peintre en bâtiment, elle a de nouveau tenté de se suicider en février 2007, à la suite d’un rejet de demande de mise en liberté. Lors de son transfert à la prison de Versailles, réclamé en septembre 2007, elle a d’abord peiné à s’adapter ne cessant de solliciter des remises en liberté jusqu’à l’été 2008. Mi-août 2010, alors que sa mère qui lui a toujours rendu visite deux fois par semaine depuis 2006 séjournait en Iran, Emma a de nouveau tenté de se suicider.« 

    Il est évident que cette jeune femme est en détresse psychologique et affective grave. Je pense que cela devrait servir à relativiser les commentaires particulièrement sympathiques à son égard publiés ici...
    Quant au directeur de prison, s’il est bien sûr coupable déontologiquement, je pense qu’il vaut mieux éviter de commenter des faits complexes en l’absence d’information détaillée. Il semble qu’il y ait eu de la bonne fois dans cette affaire, et le »favoritisme" évoqué, et réel, ne parait pas néanmoins extrêmement grave (pas de drogue, ni encore moins d’aide à une évasion).



  • Voltaire Voltaire 10 janvier 2011 13:41

    Je suis en désaccord profond avec l’auteur, sur le fond.

    Pour quoi un philosophe et un neuropsychiatre n’auraient-ils pas le droit d’être en désaccord avec Stéphane Hessel, et le dire ? A cause de son âge ? C’est une plaisanterie ! J’ai beau être en accord avec Hessel sur de nombreux points, je trouve non seulement légitime mais aussi sain que des intellectuels puissent être en desaccord et exprimer leurs critiques.

    Bayrou avait exprimer avec beaucoup de sens en 2002 « Si nous pensons tous pareil, nous ne pensons plus rien » ; il en va de même en politique qu’en philosophie. Et vos critiques à l’égard de Ferry ou de Cyrulnik sont d’aussi mauvaise fois que ce que vous leur reprochez à l’égard d’Hessel. Chacun est libre de critiquer Hessel s’il le souhaite, de présenter ses arguments, et même de s’indigner de ses propos. Vous ne partagez pas leur avis. C’est votre droit. Mais ne leur otez pas leur droit de critique ! Ce droit est précieux, il est à chérir et à préserver.

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