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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 6 janvier 2011 10:12

    Plancherdesvaches a totalement tort ici : les accords du GATS ne prévoient absolument pas de privatisation mais l’ouverture à la concurence de certains services, c’est à dire qu’effectivement des services comme l’électricité, le rail ou la poste ne doivent plus être le sous monopôle unique de l’Etat mais être ouverts à des sociétés extérieures (soumis à concurence) ; cela n’implique absolument pas la privatisation des sociétés publiques sur ces services.
    La réalité est que ces accords ont été bénéfiques pour certains services (comme la téléphonie) où une réelle concurence peut s’établir, et catastrophiques pour d’autres (comme l’énergie) où la concurence ne peut pas vraiment se faire en raison des investissements nécessaires (énergie, rail...). Mais c’est un tout autre problème que celui soulevé par l’auteur.

    Pour autant, je ne partage pas non plus totalement le point de vue de l’auteur, qui prend à mon avis de mauvais exemples : il faut en effet différencier ce qui relève strictement des services publiques et ce qui relève de sociétés publiques à vocation économiques.
    Pour ces secondes, il ne faut pas se leurrer : elles ont été souvent pléthoriques et mal gérées. Le problème du train cité n’a rien à voir avec des effectifs globaux mais est lié à une mauvaise organisation interne. Ces sociétés publiques abritent de très nombreux emplois « bidons », parachutes et sinécures de protégés politiques ou syndicaux de tous bords, et peuvent être réorganisées de façon plus efficace.

    Le nombre de fonctionnaires est un autre problème, très variable d’un secteur à l’autre.
    Par exemple, comparés à d’autres pays similaires, nous avons un net déficit en matière de justice. Le secteur santé est aussi mal en point. ce n’est pas le cas de la police ou de l’enseignement, où ce sont des problèmes de gestion interne qui posent problème. Enfin, on a un certain nombre de duplications de sevices publiques liés à une mauvaise application de la décentralisation, quand l’Etat a théoriquement délégué aux collectivités certains domaines tout en conservant des administrations centrales en doublon.

    La France demeure un pays où le nombre de fonctionnaires est élevé. Vouloir augmenter l’efficacité des ervices publics est légitime, mais la méthode actuelle de réduction automatique est aberrante. Il aurait fallu d’abord réformer l’organisation des fonctions publiques les moins performantes (problèmes de mobilité, d’autonomie etc...), avant de passer, si besoin, à une adaptation des effectifs en fonction des besoins.



  • Voltaire Voltaire 5 janvier 2011 15:28

    Je partage largement votre analyse d’il y a 4 ans... Le système actuel n’est pas favorable à l’emploi, et couteux. IL me semble qu’une réforme qui permettrait de gommer le biais créé par la défiscalisation des heures supplémentaires, de diminuer le déséquilibre des cotisations sociales et de mieux lié exonérations et embauches serait utile, mais je regrette que personne ne se soucie de regarder l’impact des 35h sur les services publiques, alors que c’est à mon avis là que se situe le déséquilibre financier principal.



  • Voltaire Voltaire 5 janvier 2011 13:47

    Je ne suis pas sûr de voir où se trouve le cadeau, dont d’ailleurs le Medef ne veut pas, car cela le priverait de nombreuses exonérations...
    Comme indiqué précédemment, les 35h n’ont pas été liées à de l’embauche, contrairement au mécanisme Robien. A mon avis, et c’est là que je vous rejoint, les exonérations éventuelles doivent être strictement corrélées à contrepartie (embauches etc...) : on a effectivement vu l’erreur de la baisse de la TVA pour les restaurateurs, celle de la recapitalisation des banques, ou ici celle de l’exonération de charges fiscales, sans contrepartie, ce qui est aberrant. Ceci étant, je ne soutiens pas Vals totalement, justement parce qu’il n’est pas clair sur ces contreparties. En revanche, il ne faut pas se mettre la tête dans le sable : le problème essentiel des 35h, si problème il y a eu (d’un point de vue finances publiques), est surtout situé au niveau du secteur publique, ce que n’abordent pas la plupart des commentaires ici. Autant la diminution du temps de travail dans le secteur privé peut être compensée par des gains de productivité, de la souplesse, des échanges entre allégements de charges contre emplois (ce qui est financièrement positif), autant nous ne sommes pas dans un même contexte dans le service public, qui par définition est un « service » financé par le contribuable (je ne parle pas des activités à vocation économique du secteur public qui peut être traité de façon similaire au secteur privé). Là, il existe simplement une limite définie par ce que l’Etat peut financer. Si je suis d’accord avec les diverses remarques concernant les gains possibles d’efficacité dans divers domaines (comme sur le remboursement de certains produits pharmaceutiques), il n’empêche que globalement, notre système n’est pas équilibré à l’heure actuelle.



  • Voltaire Voltaire 5 janvier 2011 13:36

    Etre de droite (ou de gauche) extrême avec ce pseudo, ce serait vraiment de l’ironie !
    Voltaire, ce sont les lumières, la tolérance, le rationalisme, tout le contraire de l’extrémisme... J’ai choisi ce pseudo par attachement à ces valeurs, et non par prétention, mais vous faites preuve d’a priori fort regrettable.



  • Voltaire Voltaire 5 janvier 2011 10:28

    Travailler moins pour gagner plus... joli slogan, mais un peu utopiste quand même non ? Avant de partager les richesses, ce qui est un objectif légitime, il faut d’abord en créer. Même en réduisant les gaspillages que vous soulignez avec justesse, on ne peut pas couvrir les besoins en matière de protection sociale, de retraites, de services etc... Notre société fonctionne, avec ses imperfections, sur un modèle de redistribution partielle de ses richesses de façon solidaire. Si la quantité de richesses diminue, la redistribution diminuera aussi. Alors on peut toujours essayer d’accroitre l’efficacité du système, mais il y a quand même des limites.
    32h hebdomadaire, c’est sans doute possible pour une partie de la société, mais cela ne me parait pas généralisable, au moins à court ou moyen termes.

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