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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 2 mars 2011 11:08

    @Yohan

    Un éboueur touche, fort heureusement, plus de 1100 euros par mois (c’est un travail pénible...).
    Mais il est exact que sa retraite sera faible, nous avons en France un vrai problème avec les petites retraites.
    En revanche, l’amalgame avec le revenu minimum vieillesse est assez indécent. Dans votre texte, il faut souligner que pour toucher le minimum vieillesse (700 euros par mois ! quelle fortune !), il faut être autorisé à résider en France ! Un immigrant âgé illégal ne peut donc pas le toucher... Il n’y a donc pas d’appel d’air de ce côté là (les conditions pour être autorisé à séjourner en France légalement pour un étranger âgé sont très restrictives), d’autant que ce revenu minimum vieillesse est sous le seuil de pauvreté (l’étranger âgé aura sans doute un pouvoir d’achat supérieur en restant chez lui, le seul avantage ici est celui de pouvoir bénéficier de traitements médicaux, mais à quel prix...).
    On est donc ici soit dans le fantasme, soit dans la désinformation. Comme je suis de nature optimiste, je supposerai que nous sommes dans ce premier cas de figure, et je tenais donc à vous rassurer : l’existence de cette prestation, de par son faible montant et de par les conditions restrictives d’accès, ne provoque aucun flux d’immigration. Ses bénéficiaires sont souvent des anciens combattants, qui ont parfois travaillé en France sans que leur patron ne les aient déclaré, ou qui n’ont le droit qu’à une très petite retraite qui est supplémentée par ce minimum vieillesse, et qui, vous en serez sûrement d’accord, ont bien mérité de la France un minimum de reconnaissance pour leur engagement.



  • Voltaire Voltaire 24 janvier 2011 17:27

    @etychon

    Giscard, c’était il y a 35 ans... cela commence à faire et il devient difficile de comparer. Giscard n’étais pas vraiment centriste pour moi, plutôt droite libérale, mais si vous y tenez, on ne peut pas dire que le gouvernement de la France a été mauvais durant cette période, qui a connu 2 chocs prétroliers. Je dirai moyen : de bonnes avancées sociales au début, puis Giscard a perdu les pédales mais Barre (un centriste plus avéré) a géré correctement le pays, ce qui a permis au PS de faire les réformes qu’il voulait en 81... Encore une fois, ne confondons pas l’attitude personnelle des politiques, qui à mon avis sont tous les mêmes (le pouvoir corromp et je ne suis pas pour des renouvellements de mandats trop souvent...) et la gestion du pays.



  • Voltaire Voltaire 24 janvier 2011 16:50

    @EmileRed

    Vous répondez à côté du sujet à mon avis.
    Le centre (et encore moins le MoDem) n’a jamais été aux manettes du gouvenement. Bayrou a fait son travail à son ministère, mais n’avait aucune influence sur les décisions politiques de Mr Balladur. Et les « affaires » dont vous parlez sont condamnables mais sans lien avec la conduite d’un pays. Les collectivités locales gérées par des centristes le sont en général de façon correcte. On peut être en désaccord avec leurs actions, mais elles n’obèrent pas le futur.
    Les gouvernements de droite depuis 25 ans ont globalement été médiocres, celui de Sarkozy franchement mauvais. Ceux de la gauche ont eu une gestion correcte, celle de Jospin (sauf à mon avis les 35h dans la fonction publique qui était infinançable), et plusieurs mauvaises. Mais en aucun cas on ne peut comparer cela avec les fiasco des gestions de 81-83 ou, pire, de nationalistes.
    Dans la situation actuelle, je préfère des pompiers que des pyromanes. C’est la raison pour laquelle je préfère des Fillon, Bayrou ou Hollande, qui sont des politiques à peu près compétents et modérés, aux Mélanchon ou Le Pen.



  • Voltaire Voltaire 24 janvier 2011 15:21

    On peut toujours comparer l’une à l’autre, (après tout, j’avais comparé Bayrou et Le Pen en 2006, voir http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/bayrou-le-pen-meme-combat-16353), l’important est d’analyser convergences et divergences. A ce titre, les personnalités et leur histoire me semblent assez divergentes. Ce qui les rapproche, c’est bien sûr une approche simpliste de la politique : bouc-émissaires et y a qu’a faut qu’on sont les marques de fabrique traditionnelles des partis extrêmes.

    Vous soulignez avec raison la convergence du discours concernant la dénonciation de l’Europe, de la finance par exemple, etc... et après-tout, au front de gauche comme au FN, il ne faut pas avoir passé son doctorat pour se rendre compte que tout ne tourne pas rond. Hélas, comme tout mouvement extrême, les « solutions » relèvent à la fois de la méthode coué mâtinée d’idéologie « socialiste » (à l’ancienne) ou « nationaliste » (à la Franco) et de la provocation. Ce qui est d’ailleurs fort logique : de façon convergente, ces partis et leaders ne sont pas tenus de proposer un projet un tant soit peu réaliste ou applicable. Il suffit qu’il parraisse répondre au premier coup d’oeil à l’irritation légitime de l’électeur pour servir d’exutoire dans l’isoloir : jouer de l’émotion est toujours infiniment plus simple que raisonner.

    Ensuite, les différences se jouent sur le coeur de cible visé : l’un s’adresse à la forte inquiétude sociale et au sentiment de précarité croissant des français, tandis que l’autre appuie sur l’echec de l’intégration et le communautarisme pour porter leurs propos. Dans les deux cas, le risque est bien sûr qu’un nombre suffisant d’électeurs, lassés de la médiocrité des politiques traditionnels, imagine cette fois de se dire « et pourquoi pas, cela ne peut pas être pire... ». Hélas, si. Cela peut être pire, infiniment pire. Sans parler de dictature de droite ou de gauche, car je doute que ni Mélanchon ni Le Pen ne souhaient en arriver là, un gouvernement FdG ou FN coulerait le pays en quelques années. On a vu ce que donnait une application modérée des idées économiques socialistes en 1981 (grand exercice de rattrapage dès 83, avec un chômage et une dette explosés), et ce que donnait la gestion « nationale » dans des collectivités locales (Toulon s’en remet à peine 15 ans après), sans compter les éléments sociétaux et internationaux qui viendrait déconsidérer la France auprès de ses pairs.

    Tout cela donne une responsabilité accrue aux politiques « classiques » en ce temps de crise. Et force est de constater que ceux-ci, de droite comme de gauche, n’ont pas été à la hauteur... L’hypothèse d’une reconduction du président de la république donne des boutons aux deux-tiers des électeurs, celle de plusieurs des leaders du PS ne soulève guère les foules... (même si l’objectivité nous oblige à attendre le choix de ses sympathisans pour juger). Quant au centre, on a peine à s’y retrouver... Si tous ces partis et responsables faisaient un peu preuve de responsabilité, l’UMP demanderait à Fillon de se présenter, le centre se regrouperait pour présenter un candidat et un projet commun (Bayrou semblant avoir la plus grande crédibilité s’il laisse les rennes de ce parti à un autre), et le PS travaillerait avec ses partenaires écologiques pour proposer une candidature d’alternance crédible (j’avoue qu’à tout prendre, Hollande me semble le plus sensé du lot). Hélas, je crains que le choix final proposé ne soit fort éloigné de celui-ci, et donc permette à nos extrêmes de danser.



  • Voltaire Voltaire 20 janvier 2011 15:49

    Les commentaires des soutiens du FN sont emprunts de beaucoup de naïveté.

    Que le système financier international ne soit pas satisfaisant à l’heure actuelle est une évidence. Mais imaginer un seul instant que la France puisse se retirer de façon unilatérale du système, décréter un moratoire sur ses dettes, et se payer par de l’inflation, est au mieux irresponsable, au pire criminel. On se retrouve dans le même type de déclarations simplistes que celles de l’union de la gauche de 1981 et ses privatisations. On connait le résultat : explosion du chômage, inflation menant à un apprauvrissement rapide des couches les moins favorisées, et nécessité de redresser l’économie 2 ans après dans des conditions infiniment plus difficiles (et donc endêtement et accroissement des impôts). Résultat : ce seront les plus modestes qui paieront. On a déjà pu constater l’incurie de l’extrême droite dans la gestion de collectivités locales, faut-il vraiment tester cette incompétence au niveau national ? La France n’est ni la Chine ni le Etats-Unis ni le Brésil : elle ne dispose pas d’un marché intérieur suffisamment important et en croissance pour permettre une autarcie économique et financière, même partielle.

    S’il est inacceptable que la France (et donc le contribuable qui a payé) n’ait pas pris de participation dans les banques qu’elle a sauvé, imposé des règles de fonctionnement assainies, permis l’instaration d’une vraie convergence fiscale en Europe afin de limiter les déséquilibres actuels, il ne faut pas non plus tomber dans une vision irréaliste nationaliste. Nous ne sommes plus au 17ème siècle, et la France dépend de ses relations internationales. L’euro a eu des inconvénients en raison d’une mauvaise préparation et d’un manque d’intégration européenne, mais aussi de nombreux avantages en matière de stabilité et justement de taux d’intérêt peu élevés. Quitter l’euro aurait des effets dévastateurs, et je suggère à ceux qui pensent l’inflation indolore se relire leurs livres d’histoire.

    La politique économique du FN est, comme l’essentiel de ses propositions, simpliste et populiste. C’est du niveau y a qu’a faut qu’on. Alors cela fait peut-être du bien à certains de se défouler dans le simplisme dénonciateur, mais pour gouverner, il faut un minimum de rationalité.

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