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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 9 mars 2011 14:04

    Vu de l’intérieur, les cuisines des partis politiques sont toujours sales ; il n’y a pas d’exception. FB n’a pas le tempérament d’un bon chef de parti, ce n’est pas un bon manager. Mais c’est un remarquable analyste politique et un visionaire, il a le courage et la tenacité nécessaire pour être président, et une réélle empathie pour le citoyen ordinaire. Pour moi, si je trouve le MoDem déficient, je conserve Bayrou dans ma courte liste de présidentiables acceptables.

    Après, si vous me demandez s’il a ses chances pour 2012, je dirai non actuellement (mais beaucoup de choses peuvent changer, je n’ai pensé à l’hypothèse Bayrou qu’en septembre 2006) ; en revanche, il me semble important qu’il y ait un candidat « centriste » (et un seul) qui fasse un bon score en 2012 : c’est une garantie contre un gouvernement monolithique de droite ou de gauche, et je pense Bayrou suffisament attaché à certains principes pour continuer à lutter pour un fonctionnement plus républicains de notre système.Eva Joly présente les mêmes garanties mais son absence d’expérience politique est quand même handicapante au plus haut niveau. 

    Pour les extrêmes, cela dépend de l’évolution économique et des sujets clés : j’ai été très agréablement surpris de voir Bayrou reprendre des arguments que je défend à propos des révolutions dans le monde arabe par exemple. Plutôt que de nous faire des fantasmes à propos d’une immigration de centaines de milliers d’extrémistes islamiques, ces populations nous démontrent que leurs premières préoccupation ne sont pas l’islam mais la lutte contre la corruption, la démocratie, la liberté, le développement de leur pays. C’est une chance extraordinaire que laquelle nous devrions rebondir en les aidants, car c’est la réposne à la fois à l’immigration et à l’extrémisme. Bayrou à su trouver les mots justes ici, je regrette que le PS ait été si lent à réagir, et l’UMP si à côté de la plaque.



  • Voltaire Voltaire 9 mars 2011 13:10

    Hypothèses amusantes.

    Je doute fort que Fillon ait l’occasion de se présenter, Nicolas Sarkozy est homme à croire jusqu’au bout. Mais la pression sur Villepin-Borloo-Morin va effectivement être croissante.

    Chez les écolo, c’est le bordel comme d’hab. Dommage car ils ont une certaine éthique politique, mais leur tropisme à gauche, en décalage par rapport à leur électorat, leur nuit fortement.

    Bayrou a la carrure présidentielle, mais pas le MoDem. C’est encore pire qu’en 2007, lorsqu’on lui reprochait déjà de ne pas savoir avec qui gouverner. Il serait peut-être temps qu’il cesse de dénigrer les modérés centristes, qui commencent à prendre de l’assurance : faute d’accord improbable avant l’élection, une perspective réelle de rassemblement lui assurerait plus de crédibilité, avant d’envisager plus large.

    Le FN va continuer à prospérer tant que les thèmes sociétaux lourds qui l’animent ne sont pas traités de façon constructive. Mais un second tour FN-UMP ou PS serait une catastrophe pour la démocratie : ce serait assurer la réélection du candidat UMP ou PS sans aucune contrepartie et alliance avec des partis plus responsables et éthiques, comme celle de Chirac en 2002.

     



  • Voltaire Voltaire 9 mars 2011 12:30

    Bon commentaire à un bon article.

    L’article souligne plusieurs points importants :

    - Le président de la république a largement échoué dans son projet de 2007. Certes, les circonstances économiques n’ont pas été favorables, mais la succession de décisions profondément injustes, une attitude désinvolte de puissant vis-à-vis des modestes, une éthique contestable, et une incapacité à agir dans une série de domaines clés, ont largement déconsidéré le gouvernement actuel ;

    - l’opposition socialiste n’a pas su incarner une alternative crédible, et demeure minée par des luttes et pratiques internes détestables. Je partage l’avis de l’auteur sur la qualité potentielle de François Hollande, mais il aura fort à faire pour l’emporter, même si j’avais dès l’été dernier indiqué qu’il me semblait être un candidat sérieux en raison de sa connaissance du parti et de ses réseaux.

    - la montée du FN ne doit pas être simplement mise sur le compte des erreurs répétées de communication du gouvernement, même si celles-ci ont mis de l’huile sur le feu. Plusieurs sujets de fond n’ont pas trouvé de réponses au sein des propositions UMP ou PS, il convient de les traiter de façon sérieuse.

    Je ne partage pas en revanche son engouement pour Mr de Villepin : il suffit de se pencher un peu sur l’histoire de son action auprès de J. Chirac, comme secrtaire général de l’Elysée puis comme premier ministre, pour constater qu’il a largement suivi un positionnement traditionnel à l’UMP, même s’il est indéniablement plus talentueux et cultivé que l’actuel président de la république. Comme incarnation du renouveau, on a vu mieux. Je doute fort que Nicoals Sarkozy décide de l’appeler comme premier ministre, même si l’hypothèse d’une refondation profonde du gouvernement actuel, par l’ouverture d’un arc républiquain, est séduisante : elle est simplement trop à l’opposé de la pratique du pouvoir du président actuel, qui ne peut imaginer perdre le contrôle.

    Je partage en revanche l’analyse d’Alpo47 : je doute qu’une part importante des votes qui actuellement se porte sur Villepin iraient à Sarkozy au premier tour. La déception envers ce dernier est trop profonde.
    De la même façon, il est évident que la montée du FN favorise mécaniquement les candidats UMP ou PS, en raison du mécanisme majoritaire de scrutin.

    Reste que les alternatives sont encore faibles : Ecologistes et Démocrates présentent chacun un visage infiniment plus respectable en matière d’éthique de gouvernement et de considération pour le citoyen, mais la victoire du courant Verts chez les écologistes a sérieusement restreint les chances d’accord entre ces courants, malgré la tentaive récente d’ouverture de Yann Werhling du MoDem. Le mouvement écologiste souffre d’une absence de candidat vraiment crédible, et Bayrou de mouvement politique solide.

    Mon hypothèse la plus séduisante est donc celle d’un score suffisamment important de ces partis en 2012, afin d’imposer dans une alliance un fonctionnement et un projet de gouvernement satisfaisant. La pire des chose serait de nouveau une majorité absolue dominée par l’UMP ou le PS, gage de toutes les dérives.
    A droite, le renforcement mécanique des centristes du à l’affaiblissement de Sarkozy, couplé à un bon score de Bayrou, pourrait entrainer une majorité suffisament sociale et responsable en cas de réélection de Sarkozy, qui devrait ainsi en quelque sorte être mis sous tutelle du parlement et de ses alliés centristes.
    A gauche, l’élection de François Hollande pourrait permettre un arc rose-vert-orange de qualité, là aussi freinant les éléments les plus démagogiques du PS, même si, on le voit dans de nombreux conseils régionaux, les alliés Verts sont parfois difficiles à inclure dans une majorité.

    Reste aussi bien sûr la situation idéale, un rassemblement républicain que Bayrou appelle de ses voeux depuis 3 ans, que le délitement actuel et la montée du FN rend plus attractive, mais je pense les tropismes classiques trop puissants pour y parvenir, sauf miracle.

     



  • Voltaire Voltaire 7 mars 2011 12:12

    L’article est un peu décousu, même s’il pointe le doingt sur des éléments intéressants.

    La montée du FN totu d’abord, et ses raisons. Même si la façon dont ce sondage a été réalisé doit nous inviter à beaucoup de prudence quant aux chiffres, il est indéniable que l’on assiste à une poussée nationaliste en France, comme dans beaucoup de pays européens. Cette poussée a plusieurs raisons : un contexte économique défavorable, qui bénéficie toujours aux extrêmes, et, comme le souligne l’auteur, à la fois l’échec du gouvernement actuel par rapport à ses promesses et une attitude de pompier pyromane sur les sujets liés à l’insécurité, à l’islam et à l’immigration.

    A titre personnel, je suis frappé de constater comment les révolutions en cours dans les pays arabes, à visées démocratiques et non islamistes, qui constituent une formidable chance de développement pour ces pays (et donc de baisse de l’immigration en France à moyen termes) et qui démontrent que arabe n’est pas nécessairement synonyme de musulman fanatique, ont été détournée de leur signification réelle aussi bien par le FN (ce qui est traditionnel) mais aussi par une partie de la droite UMP classique, afin d’atiser un discours d’exclusion.

    A juste titre, l’auteur souligne la succession d’affaires politiques indignes qui touchent les proches du président de la république, et qui ne peuvent aussi que desservir les partis politiques traditionnels. Ajoutée à une politique fiscale injuste, à un échec de sa politique sécuritaire et économique, à une absence de dialogue social, et à un mépris profond envers une série de communautés professionnelles (justice, éducation etc...), ce sondage illustre d’abord l’échec du président de la République, de sa communication et de sa politique.

    Je serai plus prudent en ce qui concerne des lessons éventuelles pour les autres partis :

    - Le PS n’a pas encore choisi son candidat. Il n’est donc pas étonnant que son discours apparaissent encore comme flou et n’incarne pas encore une possibilité d’alternative. Ce n’est que lorsque ce candidat sera désigné que l’on pourra vraiment apprécier le potentiel du PS à constituer une solution de remplacement à l’UMP.
    - Il en va de même pour les écologistes, même si, comme je l’avais suggéré depuis un an, la situation économique et sociqle relègue au second plan les problèmes environnementaux et risques de constituer pour cette famille politique un handicap redoutable pour 2012.
    - Pour Bayrou, il faut se méfier des apparences : même si le MoDem n’a pas percé, il existe un potential électoral important pour une voie alternative entre une UMP déconsidérée et un PS encore peu crédible. Simplement, celui-ci est divisé entre plusieurs candidats potentiels (Villepin, Bayrou, Borloo, Morin...) et donc peu visible. Attendons que cela se décante pour juger.

    Historiquement, il est rare que les sondages effectués 13 mois avant une présidentielle soient significatifs. Mais les fautes lourdes du gouvernement et la situation socio-économique difficile ne peut qu’atiser les peurs et les rancoeurs. Dans la mesure ou le vote Le Pen ne constitue pas une alternative de gouvernement crédible en raison de ses prises de position et de son projet conflictuel, il est bien temps que les autres partis se mettent à travailler à une alternative d’espoir plus crédible.

     



  • Voltaire Voltaire 2 mars 2011 17:50

    Faire des prédictions à plus d’un an d’une élection présidentielle est très hasardeux. L’histoire suggère que les vainqueurs sont très rarement ceux qui étaient au plus haut 12 mois auparavant.

    Ceci étant, je partage totalement votre analyse : en cas de duel Le Pen-Sarkozy, Sarkozy l’emporterai largement (disons 70-30 en raison d’une forte abstention de l’électorat de gauche) mais je pense aussi qu’exceptionnellement la gauche gagnerait les législatives. Le rejet de la politique de Sarkozy est très fort, et de toute façon les électeurs ont envie de changement, après 10 ans de gouvernement UMP.

    Pour autant, je trouve cette hypothèse trsè improbable : les 3 favoris PS (DSK, Hollande et aubry) ont de fortes chances d’être au second tour. DSK car s’il ne rassemble pas la totalité des suffrages de gauche, il mord largement sur l’électorat centriste, Hollande et Aubry car eux peuvent rassembler l’ensemble des votes PS (contrairement à Royal), qui suffit pour atteindre 22-24%.

    A ce stade, je vois Eva Joly ou Nicolas Hulot à 7-8 maximum, comme Mélanchon ; Bayrou entre 6 et 12 à mon avis en fonction du candidat PS (6 si DSK, 9 si Hollande, 12 si Aubry). Sarkozy ferra aussi entre 22 et 25 (il a un matelat de voix grâce à l’électorat âgé), et Le Pen entre 12 et 18 en fonction de l’actualité (Le Pen et Bayrou sont les candidats à l’électorat le plus flottant à mon avis). Le reste fera des miettes.

    Le plus probable est donc un match PS-UMP, avec un avantage important pour la gauche cette fois-ci (3 candidats « crédibles » et un Sarkozy déconsidéré). Comme d’habitude, l’électorat centriste décidera du vainqueur, plus que l’électorat extrême, qui aura tendance à s’abstenir pour un tel duel.

    A mon avis, la popularité actuelle de Le Pen dessert Sarkozy car elle le force à pencher à droite, ce qui effraye les centristes. De son point de vue, tenter un coup à la 2002 (qui lui assurerait sa réélection) se comprend, mais est très risqué : en cas de duel avec le PS, il est mort. Ce serait donc jouer un vrai coup de poker. Mais attendons encore quelques mois, c’est à l’automne que se dessinent les contours d’une élection présidentielle.

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