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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 15 mars 2011 13:12

    « Article » assez indigent. Ce n’est pas parce que cest d’actualité qui faut se cantoner à donner quelques références.

    Sur le fond, il faut toujours mettre en balance le risque (qui tient compte à la fois de la probabilité d’un phénomène et de la vulnérabilité des zones) et le cout, à la fois de la prévention et de la reconstruction éventuelle.

    Dans le cas de tsunami, les risques sont quasi nuls pour l’immense majorité des côtes françaises, qui sont en revanche exposée au risque de tempêtes hivernales.
    Les deux seules zones concernées sont en effet les antilles françaises et la région de Nice, de façon inégale d’ailleurs : la région des antilles est fortement sismique. néanmoins, les risques de tsunami sont comparativement plus faible en raison du relief sous-marin. La vulnérabilité des antilles en termes de risques naturels est donc d’abord à mettre du côté des cyclones, des tremblements de terre et localement des éruptions volcaniques. En matière de tsunami, étant donné la vulnérabilité économique finalement relativement faible, ce sont surtout des mesures d’information et d’éducation des citoyens qui devraient être prises, et qui manquent effectivement.
    La région de Nice est paradoxalement plus exposée à un risque de tsunami à ma connaissance, en raison de la possibilité de glissement de terrain sous-marin du talus continental à une distance proche de la côte en cas de séisme. En raison de la densité de population, de la valeur économique de la région, de la faiblesse des voies d’évacuation et de la sociologie de la ville, le risque, malgré une probabilité faible, est en réalité non-négligeable. Mais les autorité locales ont la tête dans le sable... Le risque ets bien connu et un plan d’action préfectoral existe à ma connaissance, mais encore faut-il avoir la volonté de l’appliquer. Dans certains endroits, des considérations financières et politiques passent bien avant d’autres...



  • Voltaire Voltaire 15 mars 2011 11:22

    @Jef88 : vous devriez vous informer avant d’écrire... cette étude porte sur les immigrés nés à l’étranger vivant en France de façon régulière. Il n’est pas question de générations antérieures.

    Néanmoins, il faut aussi indiquer qu’elle vient en contradiction avec d’autres études publiées sur ce même sujet par Jean-Paul Gourévitch et par l’association des contribuables associés.

    Les différences sont dues aux corpus considérés et aux postes de dépenses inclus (il y a en revanche un assez bon consensus surle poste des recettes). On se retrouve donc suivant les études entre un bénéfice de + 12 milliards à un déficit de - 30 milliards...

    Qui a raison ? Personne. Ce type d’étude socio-économique est toujours sujette à caution. Il est très difficile de chiffrer des éléments intangibles (comme le coût de l’éducation) qui sont aussi des investissements. De la même façon, certaines études incluent un coût lié à la police par exemple, mais qui peut sérieusement dire que les fonctionnaires actuellement dédiés à certaines tâches en lien avec l’immiration n’existeraient pas autrement, et ne seraient pas simplement affectés à d’autres tâches ? (Le FN propose t-il, parallèlement à une limitation de l’immigration, une diminution des forces de sécurité ou de justice ?). 

    En réalité, notre pays passe par des phases où l’immigration permet la croissance, puis par des phases où celle-ci pèse plus sur les comptes sociaux, jusqu’à ce qu’une nouvelle phase de croissance bénéficie de la jeunesse et de la natalité plus élevée des populations récemment immigrées. Il serait donc contre-productif, même si cela été possible et/ou éthique, de fermer et d’ouvrir le robinet de l’immigration à volonté, tant les facteurs sont complexes et interagissent entre-eux (ainsi, on ne prend pas en compte ici le bénéfice commercial que peut entrainer des relations positives avec un pays source d’immigration par exemple). L’immigration suit aussi des mécanismes d’auto-régulation sociales et économiques qui influent sur son volume.

    La France a toujours été un pays d’immigration, en général pour son plus grand avantage. Les problèmes actuels sont avant tout liés à un déficit d’intégration (pour des raisons nombreuses et complexes) et à une surdensité dans quelques endroits plutôt qu’à un volume globalement trop élevé. Cela devrait être la priorité de nos politiques, plutôt que d’un côté une réponse d’exclusion antagonistique, et de l’autre une passivité coupable.



  • Voltaire Voltaire 14 mars 2011 13:18

    Bon article explicatif.

    Il y a néanmoins quelques bémols à apporter.

    L’injection d’eau de mer dans le système signifie que toutes les procédures normales ont échouées. L’action corrosive de l’eau de mer va entrainer de fait l’abandon des réacteurs affectés, avec les problèmes de démantèlement et de sécurisation que l’on imagine (plus question de retirer le combustible usé pour retraitement...). De plus, il va bien falloir rejetter cette eau de refroidissement quelque part (dans la mer...) ; si les barres de combustibels sont intactes, ce n’est pas un problème, mais si elles ont partiellement fondues, il y a aura nécessairement pollution. Cela ne sera pas massif et peut être correctement dilué en mer, mais c’est quand même ennuyeux.

    On ne sait toujours pas s’il y a eu ou pas rupture de la « cocotte » : les informations sont imprécises à ce sujet. Y a t-il eu ou pas libération de césium... ? si ce n’est pas le cas, alors on peut en effet être raisonnablement optimiste en termes de santé publique, même si, encore une fois, il faudra gérer les suites. S’il y a eu rupture, c’est beaucoup plus sérieux...

    Je partage votre avis sur la nécessaire relativisation de l’importance de l’incident nucléaire par rapport à celui des dégats causés par le tsunami. Je suis assez surpris de l’absence totale de réaction par rapport à l’impact de ce type d’évènement (en termes de pertes en vies humaines, plus de 10.000, comme d’impact économique, plus de 100 milliards d’euros) alors que la partie nucléaire occupe tous les journalistes et politiques. Dans ce type de catastrophes, les mesures de préventions sont essentielles, et nul doute que sans les mesures prises au niveau des bâtiments au Japon, les domages eussent été encore plus considérables. Plusieurs zones de notre pays (notamment aux antilles) sont exposées à des risques naturels importants, sans commune mesure avec le risque nucléaire. Mais bon...



     



  • Voltaire Voltaire 11 mars 2011 15:22

    Le tsunami de Calmos :
    « Seulement 335 Tunisiens et deux Libyens ont été placés dans les centres de rétention administratives (CRA) depuis le début de la vague migratoire en provenance du Maghreb » (depuis 2 mois...). Même pas une vaguelette... Arrêtons les fantasmes !



  • Voltaire Voltaire 11 mars 2011 13:12

    Soyons sérieux ! Les révolutions arabes ne sont suivies d’aucun accroissement notable d’immigration. Il y a bien quelques milliers d’immigrants supplémentaires sur Lampadousa, constitués sans doute en partie de personnes qui avaient à perdre avec la révolution, mais à l’échelle de l’Europe, c’est assez négligeable. De toute façon, la Tunisie et ses 6 millions d’habitants ne constitue absolument pas un problème migratoire sérieux pour l’Europe. Et aucune vague d’émigration n’a été constatée pour les égyptiens ou les libyens. En revanche, un certain nombre d’émigrés tunisiens sont retournés en Tunisie pour aider à reconstruire leur pays, sur la voie démocratique.

    Les révolution arabe sont un démenti formel aux thèses de l’extrême droite : non seulement elles démontrent qu’arabe ne rime pas avec islamiste, mais elles indiquent que les premières aaspirations de ces peuples sont la lutte contre la corruption et l’instauration de la démocraie, et non de régime islamistes. Or l’établissement de systèmes démocratiques est la clé du développement économique de ces pays, et donc de la fin de l’immigration, comme on a pu le voir pour l’Espagne, le Portugal, la Pologne etc..., dès qu’un niveau suffisant de développement a été atteint. Il y aura sans doute encore une phase transitoire d’immigration de quelques années, le temps nécessaire pour une croissance économique suffisante, puis un retour progressif de ces immigrants occasionnels (l’exemple de la POlogne est à ce titre remarquable : après avoir accusés de tous les maux (les fameux plombiers polonais), on a pu constater que la quasi totalité des immigrants polonais étaient retournés chez eux au bout de quelques années, la croissance en Pologne étant bien supérieure à celle de nos pays actuellement...).

    Jouer sur ces peurs est non-seulement absurde et mensonger, c’est aussi contre-productif. C’est avec des pays en forte croissance que notre économie peut faire des affaires et se relancer. Plutôt que de stigmatiser ces habitants, nous aurions tout intérêt à les aider dans leur réformes. De la même façon, on constate l’étendue des fantasmes à propos des musulmans : ces révolutions font trembler toutes les dictatures, qu’elles soient de type monarchique, tyranique ou religieuse. Il suffit de constater ce qui se passe en Iran. La fin du système Bush et ces révolutions démocratiques sont des éléments majeurs dans la lutte contre le fondamentalisme. On constate que ce sont dans des pays à la corruption très développée (comme le Pakistan, ou l’Indonésie dans une moindre mesure) qu’ils se développent le plus, tandis que la démocratie permet aux citoyens, quelle que soit leur religion et y compris pour les musulmans, de pratiquer une vie sociale appaisée infiniment moins tournée vers la religion.

    Ceci ne signifie pas qu’il ny ait pas un problème en France avec certains fondamentalistes, qui se développent notamment dans les quartiers les plus sensibles où les aspirations sociales sont les plus brimées, et avec notre conceptiond e la laïcité qu’il faut défendre, mais il ne faut pas faire l’amalgame et arrêter de jouer sur des peurs imaginaires.

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