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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 25 mars 2011 12:43

    Vous vous comparez à Irène Frachon ? Je n’avais pas saisi que vous étiez médecin hospitalier ou médecin-chercheur... Et je vous rassure, c’est votre article qui donne la nausée, ni vous ni personne d’autre. Votre incapacité à argumenter votre réponse et à préférer l’attaque personnelle est à méditer, en effet.



  • Voltaire Voltaire 25 mars 2011 12:15

    J’avoue ne pas comprendre l’objet de cet article... Il existe beaucoup de sommets, formels et informels, de dirigeants, qu’ils soient politiques ou économiques. Un de plus, un de moins... le lobbying est vieux comme le monde. Un groupe de riches personnalités se réunit dans un palace. Tant mieux pour eux... On ne va pas leur interdire de le faire... S’ils aiment la Suisse, après Davos ils auront Saint Moritz... Quant à l’omerta dont vous parlez... on ne trouve déjà presque rien sur le contenu des débats des G8, G20, Davos et autre sommets européens... tout le monde regarde d’abord son nombril... Il n’y aurait que la presse people à s’intéresser à ce type de sommet, si vous y envoyez quelques princes et princesses à la mode.
    Les grandes entreprises actuelles sont globales. Elles sont influencées par les décisions politiques de multiples nations, et par les indications des grandes organisations intergouvernementales. Il n’est pas étonnant qu’ils se rencontrent et fassent du lobbying : si vosu étiez vous-même un chef d’entreprise, vous en feriez de même, cela fait parti du job. Après, il est évident que ce qui est bon pour un grand groupe et ses actionnaires ne l’est pas pour beaucoup de citoyens. C’est enfoncer des portes ouvertes... Mais chacun fait du lobbying pour défendre ses intérêts, c’est humain.



  • Voltaire Voltaire 25 mars 2011 11:47

    Il est aussi facile d’émouvoir par un récit douloureux de la perte d’un enfant, et dela difficulté à accepter la mort, et le don d’organes, que l’on aurait pu le faire par un récit sur la mort à petit feu, l’agonie d’un enfant en attente d’un transplant, les espoirs tant de fois déçus de ses parents, l’étiolement, la fin de vie de cet enfant qui n’aura pas pu bénéficier de ce don salvateur.
    L’émotion ne doit pas gérer nos décisions sur ce sujet difficile. Nous avons besoin du don d’organe. Que celui-ci doivent être contrôlé est une évidence. Qu’il y ait encore des incertitude est possible. Mais cet article, par son manque d’objectivité et son voyeurisme, me donne la nausée.



  • Voltaire Voltaire 25 mars 2011 11:01

    Je suis en total désaccord avce votre analyse en ce qui concerne la proportionnelle.

    Le système actuel est tout simplement un déni de démocratie. Il est profondément anormal que des sensibilités politiques qui représentent plus de 5% de l’électorat ne soient pas représentées dans les principales instances politiques, qu’il s’agisse des assemblées locales ou du parlement. Que l’on institue une certaine prime au premier, afin de permettre une certaine stabilité, est normal. Mais il est est profondément anti-démocratique d’adapter un système électoral afin de préserver artificiellement un système bi-partite. Tous les pays européens utilisent un système partiellement proportionnel, avec différentes variantes, sans que cela n’ait aucune influence négative sur leur capacité à former des majorités, à voter des lois, à contrôler les gouvernements.

    En revanche, l’absence de représentation de courants politiques importants a pour conséquence un désintérêt envers la politique, voire une déconsidération. Il suffit de constater les taux de participations électorales aux Etats-Unis (environ 30%) pour comprendre l’aspect nuisible de ce type de mécanisme bi-partite. Imaginer que la proportionnelle favorise le populisme est non seulement une erreur d’analyse (il suffit de voir chez nos voisins) mais aussi faire injure aux électeurs.

    Enfin, en ce qui concerne le FN dont je ne partage bien entendu pas les idées, il me semble que vous faites là aussi une erreur d’appréciation majeure. Tout d’abord, d’un point de vue éthique, tant que ce parti respecte les règles républicaines, il a le droit d’avoir des élus. Et surtout, d’un point de vue politique, l’élection d’élus FN me semble être une excellente réponse à sa montée dans l’électorat. Toutes les participations de partis extrémistes dans des exécutifs se sont toujours soldées par des échecs retentissants. La critique est aisée, l’art difficile... En France, il suffit de se souvenir du fiasco des municipalités FN de Toulon, de Marignane ou de Vitrolles... Seul Orange est demeuré à l’extrême droite, malgré une série de problèmes majeurs, son maire ayant d’ailleurs quité le FN. En Autriche, les succès électoraux de l’extrême droite qui les ont conduit à participer au gouvernement et à diriger des institutions locales ont été suivies de désastres et de chutes électorales importantes.

    A juste titre, JF Copé a ironisé sur l’absence de visages des candidats FN (seule Marine Le Pen apaprait sur les affiches et les candidats FN n’ont, dans leur quasi totalité, pas effectué de campagne de proximité et sont demeurés dans l’ombre). Le simplisme des théories avancées par les partis extrêmistes et la faiblesse de leurs candidats devrait plus souvent être confrontée à la réalité de l’exercice démocratique. C’est éthiquement juste, et politiquement utile.

    Quant à Bayrou, il a toujours défendu l’idée de large consensus pour gérer les affaires publiques, surtout en temps de crise. Même si ce ’nest pas sans arrières pensées politiciennes, son positionnement en faveur d’une juste représentation des courants de pensées politiques me semble surtout provenir d’une philosophie, d’une vision politique de réssemblement plutôt que de confrontation. Quoiqu ’on en pense, le parlement européen, où aucun parti politique n’a de majorité à lui seul, fonctionne remarquablement bien, et de nombreuses lois sont votées en fonction de l’intérêt général justement parceque les intérêts catégoriels représentés par un seul courant ne peuvent pas être majoritaires.

    J’ai moi aussi exprimé mon désaccord envers la stratégie politique de François Bayrou, justement parce qu’une stratégie d’alliance fait parti du fonctionnement normal de la démocratie. Mais sur ce point de la représentation proportionnelle, il a, me semble t-il, raison.



  • Voltaire Voltaire 22 mars 2011 14:26

    Je découvre par votre intermédiaire ce texte absolument consternant.

    Consternant d’abord par la suite de poncifs qu’il contient et d’affirmations pseudo-scientifiques totalement erronées. Pour en prendre que cet exemple, les auteurs avancent que « Lorsque le nombre d’espèces diminue dans la nature, les maladies infectieuses, elles, se multiplient », affirmation gratuite et en réalité tout à fait fausse (le nombre de vecteurs parasites est bien sûr proportionnel à celui d’hôtes potentiels). 

    Dans la même veine, on peut aussi questionner l’idée que « Dans le retour au religieux lui-même, on décèle souvent des motivations comparables : recherche de spiritualité, bien sûr, mais aussi aspiration à intégrer une sphère moins conflictuelle, plus fraternelle. » L’histoire des religions suggèrent que celles-ci sont bien plus souvent facteur d’exclusion que de vivre ensemble, et les auteurs mélangent allègrement la notion de religieux avec celle de spiritualité.

    Plus grave est l’idée développée par les auteurs selon lesquels la réponse au réél sentiment d’exclusion d’une partie de notre population (« minorités ») devrait trouver sa solution dans un communautarisme vertueux et préservant une nécessaire diversité, tandis que l’intégration, ici confondue avec l’assimilation, ne serait qu’une réminiscence du colonialisme. Alors que nos faiblesse en matière d’intégration sont incontestables, ces auteurs considèrent que ce problème de l’intégration n’est ni solvable, ni même souhaitable, tandis qu’une société de coexistence culturelle lui est préférable. On tient là les recettes du désastre ! La coexistence sans mélange, sans « intégration » abouti toujours au même résultat : méfiance, tension, conflit... La mixité sociale et culturelle que proposent les auteurs n’est pas celle d’un mélange mais celle d’un replis identiaire. En niant la possibilité d’une intégration multiculturelle (on peut se sentir breton et Français et Européen, sans avoir à être breton ou français ou européen...), les auteurs font preuve au meux d’une naïveté confondante, au pire d’une lourde faute politique.

    Enfin, quand à la conception historique et sociologique de la laïcité, comme le souligne l’auteur ici, on touche simplement le fond ! Alors que celle-ci a été le produit d’une lutte de plus d’un siècle contre le dogme d’une religion dominante et influençant l’ensemble des règles de la société, la voici accusée d’être une idéologie conservatrice et mélangée à la notion de nationalisme pourtant bien différente.

    Si nul ne doute de la volonté positive de ses auteurs de régler des problèmes réels de vivre-ensemble, cet article démontre une telle incompréhension de notre société qu’elle ne peut que nous amener à nous poser des questions sur la capacité des responsables de ce parti politique à proposer des solutions pour notre pays. Si l’existence des écologistes est certainement essentielle dans notre paysage politique afin de défendre un environnement très menacé, ce type de texte suggère que ce parti n’est pas encore mûr pour aspirer aux plus hautes responsabilités du pouvoir et demeure engoncé dans une utopie sociétale irréaliste. Après 30 années d’existence de ce parti, il est fort regrettable de voir que tant de chemin demeure à parcourir par ses responsables qui risquent bien de se voir encore longtemps considérés comme pas sérieux.

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