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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 4 janvier 2011 23:06

    Bonjour ddacoudre,

    Je pense que vous avez mal interprété ma pensée.
    Les 35h ont eu des effets positifs, et la réduction progressive du temps de travail est un progrès social. Simplement, il faut sans doute revoir l’efficacité du système en fonction de ses objectifs, et des capacités de financement existantes.
    A mon avis, la principale erreur du gouvernement Jospin a été d’instituer un système à vocation globale sans prendre en compte les spécificités de certains secteurs, en particulier des services publiques.
    A titre personnel, je ne trouverais pas choquant une évolution partielle du système actuel, au moins de façon transitoire, pourvu qu’elle permette de mieux équilibrer certains équilibres financiers et ne soit pas défavorables aux catégories les moins favorisées. Il s’agit là d’un facteur parmi d’autres (comme l’impôt) sur lequel on doit pouvoir agir, surtout si cela permet de concilier emplois et équilibres financiers. Concilier une légère augmentation de la durée légale du travail avec des incitations à une réduction liée à l’embauche me semble un compromis intéressant qui mérite d’être étudié.



  • Voltaire Voltaire 3 janvier 2011 13:33

    Commme le souligne avec justesse Jeff88, vous regardez l’Europe avec le petit bout de la lorgnette...
    Grecque, celte, saxone, latine, ses philosophies ont marquées de leurs empruntes notre histoire comme l’a bien sûr le christianisme, mais aussi les lumières qui sont venues en réaction, et bien d’autres encore. L’Europe au sens large, et encore plus la France, pays de croisements, ont un passé multiple, un passé composé, qui en fait leur richesse.
    Alors chrétienne peut-être, mais si anticléricale est la France ; l’islam revendicatif nous irrite tout autant qu’a pu le faire le catholicisme omniprésent pendant de longs siècles, mais qu’il cesse de vouloir régenter la vie de tous les jours, qu’il se cantone à sa philosophie, et il s’intégrera tout aussi bien. L’islam en lui-même n’est pas plus un problème que les autres religions ; les européens ne souhaitent simplement pas une Europe théocratique.



  • Voltaire Voltaire 23 décembre 2010 13:34

    Il est assez triste de voir le type d’énormités telels que présentées dans le site dont vous faites référence, et qui seront présentées lors de ceet conférence qui n’a de scientifique que le titre. Mais à mon avis, ses organisateurs font une grave erreur en supprimant ainsi la distinction entre croire et savoir. De même que les évidences scientifiques ont petit errodées le pouvoir d’une église chrétienne qui s’accrochait à une interprétation litérale de ses textes, ce type de propagande risque bien de se heurter à la même raction dans notre pays où l’esprit critique n’est guère compatible avec d’aussi piètres argumentaires.

    Car le propre de la science est d’être fondé sur une objectivité qui la distancie de la croyance ou de la foi. En réalité, la science n’a rien d’incompatible avec la religion, dans la mesure où l’homme ne peut se passer de l’élément métaphysique (le pourquoi) pour compléter l’élément scientifique (le comment). Même si la science peut se passer de Dieu, l’homme recherche autant le pourquoi que le comment, et ne peut trouver réponse au pourquoi dans la science exacte.

    Mais en confondant idéologie et science, les avocat de ce fondamentalisme offrent à leur contradicteurs le bâton pour se faire battre. Car si une religion prone de telles énormités, contraires à toutes les évidences objectives, en matière de connaissance, pourquoi cette même religion serait-elle plus juste dans son élément métaphysique ?

    L’auteur relève avec justesse les paradoxes des titres de cette affiche, entre science et religion. Il ne peut y avoir de « science pour croyants » simplement parce que la science elle-même, la démarche scientifique, ne peut s’accomoder de dogme. Tout en matière scientifique peut être remise en question, pourvu que ce soit par une démarche scientifique, mais pas par une démarche idéologique. A l’inverse, une religion ne peut être remise en question par la science, car la croyance, la foi, n’est pas son objet, sauf si cette religion s’expose à ce risque en se fondant sur des éléments « scientifiques ». Une religion qui prendrait ce risque s’expose ainsi à une contradiction infiniment plus aisée que celle qui demeure au niveau métaphysique. 



  • Voltaire Voltaire 17 décembre 2010 14:44

    @Imothep

    J’espère que vous aurez compris le sens de mes phrases en ce qui concerne la personnalité de François Bayrou.

    Pour ma part, qu’il soit aussi « rugueux », distant, exigeant, ne me pose pas de problème. Qu’il ait choisi de se protéger par une certaine distance vis-à-vis des militants et autres personnalités de la scène politique ou médiatique me semble plutôt sain, quand on connait l’immense hypocrisie de ces milieux. Et je n’ai aucun doute qu’il existe un autre François Bayrou, pour sa famille, ses amis, car il y a de la droiture et de l’honneur chez lui. Il ne faut pas non plus être naïf. François Bayrou, comme tous les leaders, n’est pas une personne facile. Et cette exigeance, cette intransigeance, parfois ce mépris, si opposé aux rondeurs centristes habituelles, a certainement eu des conséquences négatives.

    Que certains de ses anciens soutiens aient été déçu, par son manque de reconnaissance, par ses erreurs tactiques en interne, et même parfois par son manque de respect envers-eux, n’a rien d’anormal, et il serait contre-productif de se voiler la face sur l’impact qu’a pu avoir cette attitude.

    Mais là où je ne partage pas l’avis de l’auteur, c’est sur l’importance à donner à ces défauts, qui sont communs à biens des leaders. L’important chez François Bayrou est sa vision, et cette obstination parfois délétère dans son parti en fait aussi un homme d’’Etat.

    Jean Arthuis a je pense fait ce qu’il a pu pour influer au sénat les politiques qui étaient de son ressort. Il mérite pour cela des éloges, car je pense qu’un responsable politique a des devoirs envers ses électeurs, et ne peut pas systématiquement s’exclure du jeu en voyant celui-ci tout blanc ou tout noir. François Bayrou a choisi une autre stratégie, car son objectif est plus ambitieux, mais aussi plus risqué. Les deux sont complémentaires, et il serait imprudent de les opposer.

    Par manque de cynisme, peut-être aussi par respect envers ses électeurs, François Bayrou n’a pas utilisé ses 18,5% de 2007 pour renforcer son assise en passant un accord avec Nicolas Sarkozy. Il a eu sans doute l’impression que cela aurait été perdre son âme. La fin justifie t-elle les moyens en politique ? Cyniquement, il aurait dû passer un accord, obtenir 60 députés, et claquer la porte au bout de 6 mois pour préparer 2012. Il a choisi une voie plus risquée. Je ne sais pas s’il a eu raison ou tord.
    Ce qui est vrai, c’est que le MoDem a été mal conçu ensuite. Que cela soit enfin rectifié ne doit pas faire oublier les erreurs commises. Après, il faut tourner la page. Car philosophiquement, il n’y a pas de différences profondes entres les différentes composantes centristes, juste des différences de stratégie politique.

    Tant que les MoDem appelleront traitres leurs anciens amis, qui s’ils ont effectivement baissé le genou, ont aussi sauvé une force politique, et que ceux-ci considèrerons Bayrou comme un illuminé et le MoDem comme insignifiant, cette famille politique demeurera sans influence. Or, comme l’indique justement l’auteur de cet article, les circonstances sont, comme déjà en 2007, favorables à ce courant de pensé. Si ces personnes souhaitent éviter une nouvelle déception, il est peut-être temps de se parler sans animosité et de reconstruire ensemble.



  • Voltaire Voltaire 17 décembre 2010 11:37

    @l’auteur

    Il me semble qu’à vous focaliser sur la personnalité de François Bayrou, et sur ses défauts, réels, vous passez à côté de l’essentiel.

    Le portrait, bien qu’à charge, que vous brossez de François Bayrou contient de nombreux éléments de vérité. L’homme n’est pas, du moins au sein du cercle politique (ce qui inclus ses propres militants), sympathique. Cynique, il considère sans doute que beaucoup sont là par intérêt ; orgueilleux, que peu sont à même de comprendre les enjeux de son combat. Par expérience, il se méfie (et n’a pas tout à fait tord) des « amitiés » très artificielles de ce milieu, qu’il étend à celui des journalistes, du moins ceux des grands média.

    Qu’à force de prendre des coups il ait adopté une posture de victime est sans doute contre-productif. Que son ego lui obscurcisse parfois la vision en termes de stratégie politique (mais non sa vision de la réalité du pays) une évidence. Mais que peut-on dire de la personnalité de Valéry Giscard d’Estaing, de celle de François Mitterand, de celle de Nicolas Sarkozy... ? de leurs comportements, trahisons, aveuglements... Homme politique de stature ne rime pas avec gentilhomme, ni même avec homme normal. Sans ce feu intérieur, cette volonté tenace, cette vision de l’avenir, qui vous conduit à négliger l’individu au profit de cette vision, il n’y a pas de leader politique. La politique de haut niveau vous façone, le pouvoir corromp... François Bayrou a « brulé » nombre de ses proches, déçu nombre de ses partisans, au profit de sa vision, de ce qu’il pense être son devoir. Peureux ? vous faites fausse route. Borné, omnubilé par ce devoir qui l’habite.

    Alors pourquoi demeure t-il populaire ? parmis ceux que vous qualifiez de groupies, parmi un électorat toujours réel. Parceque son jugement est juste. Son analyse de la société exacte, qu’elle reflète le vécu. Ses propositons censées. Son ambition motivante.

    La statégie politique que propose Jean Arthuis est partagée par une majorité de « centristes » (même si je pense qu’une primaire au centre serait très compliquée à organiser) : indépendance mais accord, pour peser réellement dans une majorité, si la victoire n’est pas réalisable, mais tout faire pour obtenir cette victoire. Et nul doute que Jean Arthuis ferait un meilleurs dirigeant de parti que François Bayrou. Mais comme candidat à la présidence de la république, pour affronter Nicolas Sarkozy et son concurent socialiste, pour ternir un cap... ?

    Pour conclure sur une note plus optimiste que vous, il me semble que les choses évoluent. François Bayrou a, après le fiasco des régionales, réorganisé son parti de façon enfin fonctionnelle, en suivant les suggestions qui lui avaient été faites depuis des mois. Certes il a perdu de nombreux cadres indispensables, mais il a compris une partie du message.
    Je le pense aussi persuadé qu’il ne pourra pas répéter sa stratégie de 2007. Saura t-il mettre assez d’eau dans son vin pour travailler à la nécessaire réunion des centres ? c’est encore un mystère, mais parfois la nécessité s’impose à vous. Jean Arthuis a fait beaucoup d’efforts, mais on voit que même un accord entre son parti et le Nouveau Centre n’ont pas aboutis... 2012 sera donc un catalyseur... avant ou après l’élection, cette réunion devra se faire, chacun un pas vers l’autre. Bayrou ne fera pas un score ridicule car il sera vraissemblablement le seul candidat au centre, et sait faire une campagne. Tout l’enjeu, s’il ne parvient pas au second tour, ce qui demeure quand même très hypothétique, sera qu’il accepte de jouer collectif, d’user de son score pour faire peser l’ensemble de la famille centriste dans une future majorité. Cela demandera un réel effort de sa part, mais aussi de celle des autres...

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