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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 30 novembre 2010 13:47

    Bon résumé, bonne analyse.

    Il existe une très forte attente, à la fois des électeurs mais surtout des sympathisants, pour recréer un « centre » homogène, indépendant mais capable de passer des accords de gouvernement avec un partenaire acceptable. A ce sujet, bien que très peu influent, la position de Jean Arthuis est certainement la plus consensuelle. Mais cela butte sur des ego et des passifs entre les hommes (pas de femmes, vous avez remarqué... elles ont quitté ces querelles intestines)...

    Je partage votre analyse finale : sauf évènement, et malgré des intérêts convergents évidents et la pression de la base, et même des discussions en coulisse, il est peu probable que l’on arrive à quelque chose d’ici 2012. Dommage car un boulevard électoral existe. Mais plutôt que de soutenir Bayrou, pourtant le seul candidat crédible, beaucoup préfèreraient se couper la main. Plutôt que de quitter l’UMP, d’autres préfèrent rester au chaud à l’UMP en pensant à leur siège plutôt qu’à leur idées, malgré l’exemple du PRG évansescent. Et plutôt que de tendre la main en reconnaissant certaines erreurs stratégiques, Bayrou se drappe dans sa splendide isolation.
    Les choses avancent plus vite au niveau local, mais pas assez pour 2012. Ensuite, par contre, surtout si la gauche l’emporte, la recomposition sera plus facile. Mais que de temps perdu...



  • Voltaire Voltaire 30 novembre 2010 10:43

    Il convient tout d’abord de ne pas discriminer entre élus de droite ou de gauche, au niveau local, la grande majorité des élus a les mains dans le cambouis (petite exception, le sud-Est de la France, avec des pratiques un peu différentes).

    En réalité, le travail des élus municipaux est très variable, suivant qu’il s’agit de petites ou grandes communes, de conseillers municipaux de base ou de maires-adjoints.

    Dans les petites communes, le maire et ses quelques adjoints sont en contact permanent avec la population. Le plus souvent, ils sont sans étiquette, et travaillent pour trois fois rien dans des conditions complexes, tant les règles de fonctionnement administratives sont devenues compliquées. A cela s’ajoute en général une intercommunalité, qui permet d’avoir des moyens pour agir et des fonctionnaires pour faire un peu le travail, mais qui nécessite beaucoup de doigté pour équilibrer les intérêts des diverses communes.

    Dans les plus grands communes, le travail des maires et maires-adjoints requiert un temps considérable, et surtout une technicité qui les coupe progressivement des liens avec la population, malgré l’apport des fonctionnaires. Les conseillers mpunicipaux « de base » sont eux plus souvent membres de conseils de quartiers, qui jouent un rôle important dans le lien direct avec les concitoyens. Néanmoins, il faut souligner le risque de conflit d’intérêt entre demeurer à un poste de responsabilité associative et être élu, surtout si l’association reçoit, et c’est souvent le cas, des subsides de la communes. En règle général, les élus ne doivent donc pas être en même temps responsables, voire membre, d’associations locales.

    Avant tout, un mandat local est chronophage, et assumer normalement ses responsabilités locales, en plus de sa vie de famille et de son travail, ne permet plus guère (sauf pour les retraités) de demeurer en contact étroit avec la population, mais les occcasions d’échanges sont néanmoins nombreuses. S’il fait son travail correctement, un maire ne perd pas sa commune, sauf cas particulier (évolution sociologique importante de la population, ou équilibre droite-gauche précaire, qui peut basculer en raison de circonstances exérieures), sauf dans les grandes villes où l’élection est plus politique.



  • Voltaire Voltaire 29 novembre 2010 16:36

    @Marianne ;

    Je ne présentais pas mes préférences personnelles, mais plutôt une analyse des forces et faiblesses des candidats possibles. Autant l’hypothèse DSK n’est pas exclue (même si je pense qu’Aubry a l’avantage de la légitimité), autant l’hypothèse Fillon pour 2012 me semble quasi impossible.

    @Le chat : Trouver M. Le Pen en 3ème position ne serait pas à exclure en 2012, si les centristes de la majorité tappent fortement sur Bayrou et/ou, surtout, si DSK est le candidat du PS (il siphonerait des voix à Bayrou, et on assisterait à une campagne anti-DSK assez nauséabonde qui pourrait mobiliser l’extrême droite) ; mais je ne crois pas à un remake de 2002. M Le Pen n’a pas le talent médiatique de son père ; le FN est très affaibli financièrement, et je pense que ce que perdrait DSK à gauche, il le gagnerait au centre au premier tour, pour dépasser 20%. Un second tour Sarkozy-DSK ne fait pas trop de doute dnas ce cas, avec victoire probable à DSK ; pour DSK, l’obstacle, ce sont les primaires...



  • Voltaire Voltaire 29 novembre 2010 13:25

    Je partage le début de votre analyse, mais pas sa conclusion, qui me semble t-il oublie la réalité du système politique.

    La popularité de DSK est due à deux éléments fondamentaux : sont absence du marigo politique actuel (cet avantage disparaitra s’il entre en campagne), qui bénéficie toujours aux politiques, et sa stature d’homme d’Etat. Par réalisme, les socialiste ont effectivement compris qu’il leur fallait non pas seulement un candidat de premier tour, mais aussi quelque’un qui puisse gagner le second... or, ce n’est certainement pas avec un positionnement à la Hamon qu’un second tour se gagne. Tout l’ambigüité pour DSK est là : il ne peut faire de campagne de primaire sans heurter de front les socialistes traditionnels, ni même faire une campagne présidentielle longue qui l’exposerait aux contradictions internes de la gauche. Il aura donc, s’il veut vraiment y aller, intérêt à partir le plus tard possible. C’est ce que prévoit actuellement le calendrier du PS, mais certains risquent de trouver le temps long.

    François Fillon bénéficie d’une image, à juste titre, de défenseur des valeurs de droite traditionnelles. Sa personnalité est à l’opposé de celle du président, et comme la France demeure électoralement de droite, il demeure populaire. Cette popularité risque néanmoins de baisser s’il réitère son péché d’orgueil tel qu’illustré par son auto-satisfécit déclamé à l’assemblée nationale, et aussi tout simpement par l’échec de la politique économique du gouvernement. Dans le mêm temps, le rpésident a décidé de moins s’exposer, et mécaniquement, la popularité de Fllon s’effritera. Surtout, la droite est légitimiste, et Nicolas Sarkozy a les moyens nécessaires pour imposer sa candidature en 2012. Fillon, comme Copé, joue le coup d’après. 2017 sera sanglant à droite ; Copé a une longueur d’avance, et un échec de Sarkozy en 2012 lui bénificiera car il s’est abstenu de participer au gouvernement, mais si Fillon s’empare de Paris en 2014, tout sera de nouveau ouvert.

    Pour Bayrou enfin, l’enjeu est très différent. Selon toute probabilité, il sera le candidat unique du centre, même si officiellement il ne sera pas soutenu par toutes les composantes centristes. Le Nouveau Centre ne veut pas de Morin, et Borloo n’osera pas couper avec l’UMP (et une candidature sans clivage le coulerait). Si DSK ne parvient pas à s’imposer au PS, Bayrou pourrait de nouveau réussir un bon score : contre une Martine Aubry déportée sur sa gauche pour limiter la concurence de Mélanchon, un Sarkozy invendable aux centristes, un vrai boulevard existe. D’autant que je dote fort que de Villepin aille jusqu’au bout. Mais Bayrou sera de nouveau handicapé par son absence de soutiens de ministrables (son shadow cabinet a été lancé trop tard, et avec de faibles personnalités). La suite dépendra pour lui de sa capacité à convaincre des alliés qu’il ne refera pas 2007, et qu’en cas de défaite, il négociera pour l’ensemble des centristes et non pas seulement pour lui même, une réelle influence au sein d’un accord de gouvernement. Jusqu’ici, il n’a pas réussi à convaincre, alors que la position de Jean Arthuis est sans doute celle la plus consensuelle pour la majorité des centristes. Mais pour Bayrou, une candidature DSK serait très mauvaise nouvelle, car une partie importante de son électorat se déporterait vers un DSK plus à même de franchir le 1er tour, tandis que leurs différences idéologiques sont faibles. En raison de l’incertitude du candidat PS, Bayrou a sansn doute intérêt à ne pas se livrer jusqu’à la décision du PS ; ensuite, il pourra plus facilement suggérer si un accord de second tour est plus envisageable avec la droite (candidature Aubry) ou la gauche (DSK, voire Hollande).



  • Voltaire Voltaire 24 novembre 2010 14:20

    Aaargh, le copié-collé ne marche pas bien, les faut lire les chiffres du sondage indiqué par ordre décroissant : le premier chiffre indiqué est celui d’octobre (7 pour Bayrou), puis septembre etc...

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