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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 25 octobre 2010 16:12

    Les sénateurs MoDem se sont abstenus sur ce texte, considérant que certaines avancées pour les parents d’enfants handicapés et les mères de 3 enfants par exemple avaient été réalisées, mais demeuraient insuffisantes. Les autres sénateurs centristes ont voté en faveur du texte sur la base principalement de la timide promesse faite d’ouvrir des discussions pour une réforme plus profonde du système de retraite en prenant pour base un compte notionnel universel (retraite par points), système soutenu par la CFDT et en vigueur dans plusieurs pays nordiques.
    Le vote de ces sénateurs s’explique aussi par leur attachement viscéral au rétablissement des comptes de la nation, et leur souhait de combler au plus vite le déficit abyssal du budget de l’Etat, raison pour laquelle une réforme même imparfaite se devait d’entrer en vigueur rapidement (de facto, c’est le passage de 60 à 62 ans qui a un impact financier le plus immédiat).

    Pour autant, je partage largement votre point de vue : la position de François Bayrou était la plus censée et défendable, et il n’aurait pas coûté grand chose aux sénateurs centristes de l’imposer. Même si beaucoup d’entre-eux sont préoccupés par leur réélection en 2011, ils ont fait preuve ici de peu de courage. Politiquement, ceci est préoccupant : même en position de force, les centristes n’arrivent pas à s’entendre pour imposer leur point de vue, pourtant modéré. Il est assez frustrant de noter que nous avons toujours d’un côté un François Bayrou crédible mais sans troupes ni parti crédible, et de l’autre des troupes sans chef ni vision... Il va bien falloir que cela se décante un jour...



  • Voltaire Voltaire 21 octobre 2010 15:11

    J’ai bien peur d’être en désaccord avec vous sur l’essentiel de vos arguments.

    La baisse de natalité est un phénomène commun à toutes les économies développées, même dans les pays nordiques où l’égalité homme-femme dans le travail et les services sociaux aux parents sont les plus avancés. Il serait trop long d’en débattre des causes sociologiques ici, mais atteindre le niveau de renouvellement de la population (un peu plus de 2 enfants par couple) ne peut être atteint par de simples mesures sociales, même si l’exemple français démontre que celles-ci peuvent avoir un certain effet positif.

    L’immigration a de multiples facteurs, mais le premier d’entre eux est simplement qu’il existe un certain nombre de pays dans le monde où les conditions de vie (de survie...) sont très difficiles. Vu la politique actuelle de co-développement des pays occidentaux envers les pays en voie de développement, cette situation n’est pas prêt de finir, d’autant que les pays occidentaux se satisfont et même encouragent des systèmes dictatoriaux et/ou maffieux dans une majorité de pays qui empêchent tout décollage économique.

    Quant aux questions de travail :

    - il n’y a pas qu’un problème d’orientation à l’école. Il y a un problème de formation/exclusion. Laisser 15% d’une classe d’âge dans l’illétrisme est tout simplement suicidaire.

    - La question des salaires pour certains métiers est réelle mais plus complexe. Comme d’autres commentaires l’indiquent, les primo-arrivant sont généralement très volontaristes dans leur désir de travailler, et il n’est pas évident que la société puisse si facilement supporter une hausse des coûts des biens et services concomittante à une hausse de salaires importante. En revanche, il est bien normal que ces primo-arrivants aspirent pour leurs enfants (et ces mêmss enfants) à des conditions de travail identiques à celles du reste de la population. La lutte contre la discrimination au travail constitue un élément clé de l’intégration. Néanmoins, la lutte contre le travail clandestin est effectivement un élément important d’une politique d’immigration régulée efficace, pourvue qu’elle s’accompagne de règles d’emploi plus souples (comment expliquer qu’un demandeur d’asile ne puisse pas chercher du travail par exemple, et donc soit donc un poids mort pour l’éconimie ? ) Une refonte des droits au travail des étrangers s’impose sans doute, comme de leurs conditions de naturalisation.

    - Le regroupement familial est un droit de l’homme fondamental. Je vous invite à lire les textes afférents de l’ONU. Ceci n’exclue pas en revanche une adaptation de ce droit, en lien avec le droit du travail lui-même. Idéalement, il faudrait proposer un mécanisme qui permette et encourage une certaine immigration de travail à durée limitée (2-3 ans par exemple), renouvelable éventuellement après retour au pays d’origine pendant une certaine durée. Ceci permettrait au pays d’origine de bénéficier de la mane économique indispensable que représente les envois des travailleurs immigrés, limiterait l’intérêt du regroupement familial, et permettait aussi un retour plus important de travailleurs formés dans le pays d’origine. Mais la mise en oeuvre pratique d’une telle politique est bien entendu complexe. actuellement, il me semble que c’est surtout un accompagnement intégratif beaucoup plus conséquent de ce regroupement familial qui s’impose, de façon à ce que celui-ci ne soit pas simplement un élément de coût pour le pays d’accueil mais aussi de développement économique.



  • Voltaire Voltaire 21 octobre 2010 14:32

    Article intéressant, sujet complexe...

    A juste titre, vous soulignez la remarque indiquant que l’on consulte plus les politologue que les sociologue sur ce sujet. La coexistence de cultures très différentes, en l’absence de mélanges, de mixité au niveau des individus, mène inexorablement au conflit. Toutes les minorités ghétoisées, c’est à dire non-intégrées, ont toujours subies des rejets vigoureux au cours de l’histoire.L’ensemble des pays nordiques, et pas uniquement l’Allemagne, ont constaté l’échec de cette politique de coexistence non intégrative. Encore faut-il différencier le multiculturalisme au niveau national, c’est à dire cette coexistence de cultures différentes qui ne se mélangent que peu, et le multiculturalisme individuel, résultat d’une intégration sans coupure des racines, qui semble lui infiniment plus efficace.

    L’exemple américain est à ce titre intéressant : jusqu’à très récemment, l’immense majorité des immigrés et les générations suivantes présentaient aux Etats-Unis un double attachement fort à la fois au nouveau pays d’adoption et à leurs origines culturelles originales, y compris pour des personnes de provenance moyen-orientale. Seule la crispation récente après 2001 a eu pour effet de provoquer des replis identitaires.
    En comparaison, le modèle français d’intégration a lui été pris pour exemple par les pays nordique comme système plus viable à long terme par certains politiques, jusqu’à ce que là aussi les crispations provoquées par divers facteurs socio-économiques et politiques remettent en doute ce système.

    Dans ce contexte, il me semble que la réaction de Mme Merkel, comme du ministre Turc des affaires étrangères me semble t-il, sont de bons sens : l’islam, comme d’autres éléments culturels, fait maintenant parti de l’Allemagne et des autres pays européens. Mais un immigré ne peux s’isoler dans son pays d’adoption en n’en n’apprenant pas la langue et en se coupant par ses exigences ou ses comportements de la culture de ce même pays d’adoption.

    Dans votre phrase de conclusion, vous soulignez l’importance de l’urbanisation dans ce multiculturalisme d’exclusion. C’est effectivement un élément clé : selon que celle-ci est bien ou mal menée, elle conduit à l’intégration ou à l’exclusion. En France, l’impossibilité pour les organismes HLM par exemple de favoriser la mixité sociale et culturelle en utilisant des critères d’origine est totalement contre-productif et conduit à ces ghétoisation culturelles. Et nous devons aussi reconnaitre que sans effort plus important dans l’éducation primaire, mais aussi dans la lutte contre les discrimination, nous prenons un risque élevé, innacceptable d’exclusion de nombreux jeunes issus de l’immigration.
    En matière d’intégration, les efforts doivent être faits par les deux parties, de façon équilibrée ; c’est la condition d’une société intégrée et appaisée.



  • Voltaire Voltaire 19 octobre 2010 22:44

    NB : Pour faire suite à la référence ci-dessus, il me semble, cher auteur, que vous devez quelques excuses à France-Inter... Vous vous grandiriez ce faisant, mais vous diminueriez en vous abstenant. Trop de journalistes ne vérifient pas suffisamment leurs sources pour que vous fassiez la même erreur. Il semble donc avéré que cette chaine de radio a fait son travail, reconnaissez-le. Quant à France culture, je n’ai pas écouté l’émission, mais étant donné l’orientation habituelle de cette chaine, il ne me semble pas incongru qu’ils aient préféré se concentrer sur le fond plutôt que sur une polémique mille fois évoquée.
    Quant au fond de l’histoire, là aussi, je vous suggère une enquête un peu plus approfondie, plutôt que de vous laisser aller à une théorie du complot un peu trop facile.



  • Voltaire Voltaire 19 octobre 2010 16:28

    Interview de Charles Enderlin sur France inter par Nicolas Poincaré le 7 octobre :
    http://www.france-info.com/chroniques-les-choix-de-france-info-2010-10-07-un-enfant-est-mort-dix-ans-apres-charles-enderlin-s-explique-toujours-489915-81-422.html

    L’essentiel de l’interview est consacré à la polémique citée par l’auteur... et le procès bien sûr largement évoqué. Comme je l’imaginais, il semble que France inter ait pu considérer ce sujet comme amplement traité dans une émission sur son antenne, et donc choisi d’aborder d’autres thèmes par la suite dans une autre émission...

    @l’auteur : attention aux procès d’intention... nous avons un devoir d’objectivité au moins factuelle, même sur Agoravox ! un minimum de recherche ne nuit pas à la qualité d’un article, surtout quand il se veut polémique.

    NB : les explications d’Enderlin me semblent tout de même assez convaincantes...

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