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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 19 octobre 2010 10:05

    Le soleil sort d’une activité anormalement basse, avec des records de durée pour une absence de taches solaires. Théoriquement, il devrait effectivement y avoir un nouveau pic d’activité en 2011-2012 si on suit le cycle habituel de 11 ans, mais celui-ci semble un peu en retard...
    Il faut néanmoins souligner que jusqu’ici, aucun travail n’a pu vraiment démontrer une influence significative de ce cycle sur le climat, de récents travaux sur le rayonnement UV du soleil suggérant même un effet inverse à celui prédit jusqu’ici. Mais de nombreux travaux sont en cours et on peut espérer une analyse plus fine d’ici 2-3 ans.



  • Voltaire Voltaire 18 octobre 2010 15:57

    Pour information, le lien vers l’enregistrement du débat pre-cité :

    http://www.avancement-sciences.org/



  • Voltaire Voltaire 18 octobre 2010 13:07

    Samedi se tenait au Palais de la découverte un excellent débat sur le thème « Existe t-il des limites à la liberté d’expression des scientifiques », organisé par l’assocition française pour l’avancement des sciences.
    Impossible de résumer en quelques phrases la teneur de ce débat d’actualité, mais la controverse sur le changement climatique a bien sûr été au menu de la discussion.
    Cette controverse est sans doute liée à trois facteurs clés :

    - l’extrême complexité du sujet, qui fait intervenir des milliers de scientifiques de nombreuses disciplines différentes. Un simple citoyen, et même un scientifique isolé, ne peut comprendre et rendre compte de façon exhaustive du problème et de son évolution. C’est tout l’intérêt du GIEC : plusieurs centaines de scientifiques compilent l’ensemble des publications sur le sujet, de toutes les disciplines. Tous les avis, tous les points de vues y sont représentés, et les synthèses doivent inclure les éventuels désaccords. Seules les infos publiées et traçables sont prises en compte. Les scientifiques auteurs des synthèses (plusieurs dizaines par chapitre) ont un droit de véto sur la publication, s’ils voient que des biais sont introduits... Le résumé, à l’intention des politiques, doit être approuvé ligne par ligne par tous les membres (y compris les saoudiens, les américains etc...), ce qui fait assez sourire quand on entend ensuite les critiques smiley et bien sûr le point de vue des scientifiques contestataires (comme Lindzen) est inclus (mais peu de critiques du GIEC ici ont lu ses rapports...)

    - L’immense difficulté à traduire de façon locale/régionale les observations et modèles globaux. Il s’agit là de l’une des limites bien connues des modèles actuels. Mais bien sûr, cela rend la perception du phénomène plus difficile pour le citoyen : même si la température globale augmente (plus vite que ne le prévoyait d’ailleurs les premiers modèles), il existe de très fortes disparités locales. Nous pouvons donc avoir une année froide en France tandis que l’année sera globalement la plus chaude depuis 20 ans au niveau global : l’accroissement global de la température modifie de nombreux éléments climatiques : précipitations, vents dominants, hautes et basses pressions etc..., qui sont actuellement impossibles à modéliser de façon prédictive, surtout localement.

    - l’impact sociétal de ce sujet. Il n’existe pas de controverse sur nos récentes découvertes à propos de l’univers ou de la matière (qui pouvait imaginer que 90% de la masse de l’univers était constituée d’énergie noire ou de matière grise il y a 30 ans... ceci révolutionne notre modèle de connaissance), simplement parce que cela n’a pas d’impact visible sur notre vie de tous les jours. Par contre, le changement climatique a des effets potentiels majeurs sur notre vie quotidienne, et sur l’action publique... De très nombreux intérêts sont donc en jeu, et cela remet en question de nombreuses priorités. En filigrane, ce sont donc généralement ces enjeux sociétaux qui provoquent les polémiques, mais qui sont parfois couverts par des arguments ou controverses scientifiques.



  • Voltaire Voltaire 14 octobre 2010 18:56

    @kerjean

    Vous n’êtes pas sérieux ; tous les pays du nord de l’Europe, et pas seulement l’Allemagne que j’ai pris comme exemple parce que c’est notre voisin de taille assez comparable (et qui avait en plus le poids de la réunification à porter), ont réussi leur transition économique et sociale dans de bonnes conditions, grâce à des politiques sérieuses.
    Il est bien trop facile de se dédouaner en rejetant la faute de notre marasme à des éléments étrangers à la France.

    @non666
    Vous vous éloignez du sujet en répétant votre discours anti-européen. Mon propos n’est pas de défendre l’intégralité des éléments liés à a globalisation ou à l’euro, mais une vision objective oblige à constater que la situation actuelle de la France n’est pas due, de façon majeure, à la globalisation ou à l’euro (et ce dernier a fortement protégé l’Europe lors de la dernière crise).
    Il est évident que les pays européens, dont la France, doivent prendre des mesures de régulation vis-à-vis notamment de la spéculation financière internationale. Mais cette régulation n’a pas été faite non pas en raison de l’euro ou de l’Europe mais par simple manque de volonté politique, et les mentors politiques de l’auteur en sont largement responsables.



  • Voltaire Voltaire 14 octobre 2010 15:07

    Il est assez surprenant, et regrettable, de lire un tel article de la part d’une personnalité qui a théoriquement la formation et l’expérience nécessaire pour évaluer les politiques économiques de façon plus objectives. Preuve sans doute que l’antieuropéanisme ambiant (un bouc-émissaire c’est tellement pratique) alimenté par des années de matraquage systématique (c’est pas ma faute, c’est celle de l’Europe) touche bien tout le monde.

    Le plus surprenant est sans doute la liaison directe que fait l’auteur entre globalisation et euro.
    Je ne ferai pas l’affront à l’auteur de lui rappeler quelques chiffres sur l’éconoie mondiale depuis une vingtaine d’années, mais il est quand même assez choquant de voir un ancien responsable politique se dédouaner de toute responsabilité et de celle des gouvernements successifs de la France sur des facteurs extérieurs. Il suffit de prendre notre voisin l’Allemagne pour comparaison : malgré le poids de la réunification, malgré le différentiel de parité entre mark, franc et euro lors de la création de l’euro, malgré la crise économique et financière mondiale, nos amis et voisins connaissent une situation économique incomparable. Pourquoi ? Parce que, aussi bien SDP que CDU ont mené au pouvoir des politiques efficaces, réalistes, pendant que la France subissait des années de gestion apocalyptique.

    La globalisation a t-elle des effets négatifs ? C’est une évidence. L’euro a t-il provoqué une hausse des prix pour les consommateurs. Nul ne peut le nier. Mais l’Allemagne demeure championne des exportations, l’euro stable a évité une crise financière infiniment plus grave dans la zone euro, et la globalisation a permis le décollage de pays en voie de développement qui peuvent constituer des marchés auparavant inexistants.
    Sauf que nos gouvernement successifs ont été lamentables, incapable de mener les réformes économiques et sociales indispensables. Et que faute d’intégration politique en Europe, nous n’avons pas su prendre les mesures de protections pour les consommateurs et les citoyens européens qu’imposait une mondialisation économique.

    Il est bien trop facile de rejetter sur des organisation internationale ou sur une monaie unique les fautes qui proviennent en réalité de nos propres carences. Par incurie, par égoïsme, on constate ce fleurissement de discours nationalistes et démagogiques. Quand on a eu vos responsabilités exécutives, cela me semble profondément déplacé.

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