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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 4 novembre 2010 13:24

    @Pissefroid : depuis qu’ils sont insultés par un politique-scientifique ; (re)lisez les propos d’Allegre.



  • Voltaire Voltaire 4 novembre 2010 11:37

    Article complaisant et mal informé.

    Sur la pétition, il faut d’abord rappeler que les signataires ne demandaient en rien une décision sur le fond du sujet, mais la reconnaissance de leur objectivité scientifique, mise en doute de façon insultante par quelques défenseurs des lobbys industriels, selon la méthode bien éprouvée qui consiste à jeter le discrédit sur votre contradicteur quand on ne peut gagner par l’argumentation.
    Le cas du changement climatique est très similaire à celui qui a perduré des dizaines d’années en ce qui concerne le lien entre cigarette et cancer. Malgré des évidences scientifiques inombrables, les lobbys cigarettiers ont, grâce à quelques scientifiques complaisants et à un financement massif et habile des politiques, su retarder de plusieurs dizaines d’années l’établissement d’une législation restrictive sur le tabac. Nous assistons exactement au même phénomène sur le climat.
    Plusieurs publications de Mr Courtillot contiennent des données et graphes tout simplement faux, et cela a été amplement démontré, il vous suffit de vous renseigner. Vos comparaisons sur des scientifiques isolés ayant eu raisons contre le reste du monde est déplacée : nous ne sommes pas ici face à une opposition entre théorie ancienne et théorie nouvelle défendue par un scientifiques novateur. Le conservateur ici, c’est bien Mr Courtillot, qui nie les évidences nouvelles des modèles et données climatiques, en défendant le modèle ancien du rôle des cycles solaires courts, qui est contredit par les évidences actuelles.

    Le débat sur le climat est ouvert et contradictoire, et votre ignorance à ce sujet n’est pas une excuse à des propos inexacts. De vrais débats contradictoires ont lieu sur de nombreux éléments de la théorie du climat, que ce soit sur le rôle des océans, des systèmes de forçage ou de régulation, du méthane et des autes gaz prisonniers dans l’océans ou des sédiments, sur les effets de seuils etc... Mais les données sur le rôle de l’activité humaine sur l’évolution du climat sont simplement tellement évidentes que seul de rares scientifiques lobbyistes le mette en doute. Vous devriez reprendre l’historique du débat climatique avant de faire de telles comparaisons ridicules : les premiers rapports du GIEC àla fin des années 80 étaient infiniment plus prudent quant aux explications possibles du changement climatique, et la thèse de variations naturelles n’a été exclue que récemment, face à la montée des évidences, qui font que soutenir le contraire relève simplement de la mauvaise foi.

    Quant à Courtillot, qui rappelle qu’il a toujours nié tout effet de la chute d’une météorite dans le Yucatan il y a 65 millions d’années, théorie nouvelle dans les années 80 qui a mis quelques temps à s’imposer, simmlement parce que cela allait à l’opposé de son ancienne théorie des éruption volcaniques massives du continent Indien ?

    Vous inversez donc de façon malhonnête la réalité des faits : Mr Courtillot n’est pas celui qui défend une théorie nouvelle vis à vis de l’establishment conservateur de la communauté scientifique, mais celui qui défend une théorie ancienne en ne reculant devant aucune manoeuvre de falsification pour nier une évidence nouvelle.
    N’oublions pas qu’Einstein a toujours réfuté et refusé la théorie de la physique quantique, sous pretexte que pour lui, Dieu ne jouait pas aux dés, tandis que la physique quantique fait appel à des éléments probabilistiques pour expliquer certains phénomènes physiques... un précurseur peut aussi devenir conservateur. Mais Enstein lui ne défendait pas des lobbys industriels et ne falsifiait pas ses données, au moins.



  • Voltaire Voltaire 29 octobre 2010 13:24

    IL faut tout d’abord signaler la relativement faible qualité de ce rapport, comme le souligne la revue Nature (l’une des 2 revues scientifiques les plus célèbres au monde) :http://blogs.nature.com/news/thegreatbeyond/2010/10/french_climate_farce.ht ml ; contrairement à ses homologues d’autres pays, l’académie des sciences française ne fait plus de rapport de qualité depuis de très nombreuses années (cela aurait-il quelque chose à voir avec la moyenne d’âge de ses membres... ?).
    Un rapport plus indicatif (pour les anglophones) est celui récemment produit par la Royal Society (http://royalsociety.org/WorkArea/DownloadAsset.aspx?id=4294972963).

    Ensuite, on a appris que malgré ce consensus, les discussions avaient été animées à l’académie, les climatosceptiques ayant fait pression pour modifier le texte de synthèse initial et faire rajouter quelques phrases abscondes sur l’activité solaire (http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/10/28/un-document-de-travail-revele-les-tensions-au-sein-de-l-academie-des-sciences-sur-le-climat_1432618_3244.html).

    Néanmoins, malgré les soubressauts inévitables liés aux lobbies et aux tenants du complot mondial, on peut penser que les rares scientifiques défendants l’hypothèse d’une absence de rôle de l’activité humaine dans l’acroissement global de la température terrestre vont perdre de l’influence face aux évidences toujours plus incontestables présentées par la communauté scientifique. Les années 2005, 2009 et 2010 se révèlent être de nouveau parmi les plus chaudes du dernier siècle, les modèles s’affinent pour intégrer tous les facteurs de contrôles sur le climat et permettent de meilleurs prévisions d’impact.

    De l’autre côté, on a appris que le fameux « climategate » était en réalité largement un évènement monté de toute pièce, toutes les enquêtes indépendantes mises en place ayant exonéré les scientifiques du climat de toute fraude ou falsification de données, tandis qu’on apprenait dans le même temps que de nombreuses entreprises, y compris françaises, finançaient les parlementaires climatosceptiques aux Etats-Unis pour éviter le passage de lois en faveur d’actions contre le réchauffement climatique...

    Tout comme les scientidiques sceptiques qui prétendaient que le SIDA n’étaient pas causé par le VIH mais par des conditions d’hygiène déffectueuses ou des pratiques sexuelles particulières (sic !), on peut penser que cet aspect de la polémique sera bientôt résolu.

    En revanche, l’impact socio-économique de ce changement climatique, la nécessité de prendre des mesures couteuses, n’est certainement pas aussi bien documentée, surtout que des incertitudes considérables demeurent sur l’impact à l’échelle nationale ou régionale de ce changement de climat. A juste titre, de nombreux scientifiques et économistes posent la question des priorités d’action, en rapport avec des urgences sanitaires ou socio-économiques actuelles comme les grandes maladies tropicales, la faim ou l’accès à l’eau etc. Par rapport aux urgences actuelles des pays en voie de développement, le coût économique potentiel de mesures radicales affectant leur développement est naturellement un frein à ce qui apparait d’abord comme un problème causé par les pays riches, et n’affectant les populations qu’à moyen ou long terme. Cette polémique là n’est sans doute pas près de s’éteindre, mais elle ne relève, heureusement, plus des scientifiques.



  • Voltaire Voltaire 28 octobre 2010 15:49

    On eut aimé un lien vers les déclarations et prises de positions de JL Bourlanges, pour avoir une vision objective du sujet, cet article semblant quand même un peu carricatural, même si bien sûr le problème des niches fiscales et des détournements de financements sociaux est bien réel.



  • Voltaire Voltaire 25 octobre 2010 16:18

    @reveil : soyons sérieux ! Bayrou a plus d’ambition qu’un simple ministère, et aller se fourguer dans le gouvernement actuel serait une erreur politique qui signifierait la fin de sa carrière. Il est, même si l’on veut en rester au côté cynique de la politique, beaucoup plus malin que cela. Si Bayrou devait un jour passer un accord avec Sarkozy, cela serait en échange d’un changement complet de politique, et de pratique politique, et d’un véritable rôle pour le centre dans une nouvelle majorité. Cela ne peut se faire qu’après 2012, s’il n’est pas au second tour, et qu’il trouve plus de chance à appliquer sa vision avec un Sarkozy affaibli qu’avec une gauche qui n’aurait plus besoin de lui. 

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