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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 15 décembre 2010 13:10

    L’idée de cette série d’articles est excellente. Il est normal qu’un président de la république sortant soit jugé à la fois sur l’application de ses engagements passés et sur son futur projet. Comme nous avons tous tendance à oublier ce qui est vieux deplus de 6 mois, une telle analyse est salutaire.

    Mais le contenu est décevant car trop sommaire. Il conviendrait au moins de mettre en lien les promesses, et d’analyser plus finement les réalisations. Sur ce second opus, rien que le thème de la dette mériterait d’être développé, en tenant compte à la fois de la crise économique (et de la dette d’investissement et de relance) et de l’incapacité du gouvernement à maitriser la dette de fonctionnement (il suffit de relire le rapport de la cour des comptes). Bien sûr, le thème de l’etat impartial fait sourire et est plus simple à traiter (même s’il serait bienvenu de citer quelques exemples mieux ciblés que celle de Jean Sarkozy quin’est pas du ressort de l’Etat, comme concernant la nomination à la tête de grandes entreprises de membres de cabinets), mais le tout demande une argumention plus détaillée, faute de quoi l’article apparait juste comme un parti pris.



  • Voltaire Voltaire 14 décembre 2010 16:13

    Autant je pense que participer à un exécutif sans avoir une influence sur son action (juste pour les postes) est inacceptable, autant je pense que les élus ont un certain devoir vis à vis de leurs électeurs pour faire ce qui est en leur pouvoir pour influer les politiques publiques. Dans ce cadre, passer des accords n’a rien de scandaleux, c’est même la forme normale de la démocratie, qui est appliquée dans la majorité des pays démocratiques. Je ne crois pas trop au tout ou rien, car aucun parti ne rassemble jamais une majorité réelle d’électeurs.

    D’autre part, la gestion d’une collectivité locale est en réalité bien moins clivante que celle d’un pays, et il est donc plus facile de tomber d’accord sur un projet consensuel transpartisan. Je ne suis donc pas choqué de voir des élus modérés travailler dans des majorités de gauche modérée ou de droite modérée : beaucoup d’élus de droite ne sont pas « sarkozystes » et beaucoup d’élus de gauche sont de bons gestionnaires. Il ne faut pas généraliser à tout le paysage politique ce qui peut se passer dans certaines collectivités (du Sud-Est par exemple).
    La chose est plus compliquée à l’échelon national, et c’est la raison pour laquelle je pense qu’un accord, s’il doit être trouvé, ne peut se faire qu’avec une minorité de blocage pour le partenaire, de façon à éviter des dérives hégémoniques.



  • Voltaire Voltaire 14 décembre 2010 15:32

    Bayrou a effectivement eu tort de se rendre à ce grand journal, qui est avant tout une émission de divertissements. Bayrou ne se prête pas bien à ce type d’émissions, car il pense avoir une mission en politique, alors que ce n’est bien sûr pas l’objectif ici. Fatigué, il a eu le tort de répondre à un humoriste souvent amusant, mais qui peut parfois aussi être un peu lourd. Mais imagine t-on De Gaulle au grand journal ? Il lui faut un animateur qui puisse passer du léger au sérieux, comme Ruquier l’avait remarquablement fait quand il l’avait reçu lors de la sortie de son livre (je ’navais jamais vu le public de « on n’est pas couché » aussi silencieux pendant 10 minutes !), et non des amuseurs comme Ardisson ou Denisot. Ce n’est pas une question de qualité, juste une question de style. Même si certains politiques peuvent être très drôles (comme François Hollande) on ne juge heureusement pas les politiques à leur sens de l’humour à la télé...

    Mis à part ces éléments anodins, tout comme peuvent l’être les cuisines internes des partis, l’important de cet article n’est-il pas sa conclusion ?

    François Bayrou n’est peut-être pas un bon humoriste, ni un très bon chef de parti, mais c’est un homme d’Etat. Il a une vision équilibrée et ambitieuse pour la France, un diagnostique sûr, un projet qui se tient. Il lui manque encore l’équipe pour appliquer son projet, et c’est là son véritable défi. Mais peut-être moins qu’ailleurs, le centre n’a jamais compté sur le charisme d’un homme pour convaincre et attirer électeurs et sympathisants, mais sur ses idées. Lecanuet, Barre ou Delors n’avaient rien de Sarkozy ou de Mitterrand comme leader, mais une vision et un projet.

    Bayrou est-il « tordu » ? sans doute, comme tous les politiques au plus haut niveau. Mais la vraie question est : quelle France laisserait-il après 5 ans de présidence ? Qu’il soit imbuvable avec ses collaborateurs, tétu, colérique, peu importe, même s’il ne faut pas exagérer non plus (que ne dit-on pas à propos de Sarkozy ou de DSK dans leur entourage...). Peut-il faire le job ? Mieux que ses rivaux ? Dans un sens favorable pour une majorité de français ? Sans couler nos finances, sans mettre des millions de français sur la paille, ou dans la rue, négocier avec Poutine et Obama, défendre nos intérêts sans hésiter, rassembler une Europe à la dérive, relancer l’emploi et les entreprises, réguler pour éviter de nouvelles crises, limiter les tensions entre populations, relancer l’ascenceur social, réduire les inégalités à l’école, redonner de l’espoir aux plus modestes, apaiser une société devenue conflictuelle, limiter la pollution, l’influence des lobbies, ne pas mettre tous ses amis à des postes de responsabilités sans compétences, défendre une justice indépendante, une police efficace, des teritoires équilibrés, sans endetter le pays plus qu’il ne faut et reporter la dette sur nos enfants... Voilà ce que nous demandons à un leader politique, pas de savoir faire le guignol. Je ne crois pas à l’homme providentiel. Bayrou ou un(e) autre, pourvu qu’il(elle) fasse, vraiment, le job.

     



  • Voltaire Voltaire 14 décembre 2010 14:49

    Bonjour,

    Je partage l’essentiel de votre analyse, mais moins sa conclusion. L’élection présidentielle est quelque chose d’assez spécial en France, et peut réserver des surprises. Pour autant, vous avez raison de souligner qu’il manque encore à F. Bayrou une équipe totalement crédible, et un porte-parole qui puisse faire le sale boulot à sa place (Yann Werling n’a pas ce profil).

    Mais 2012 est encore assez loin, et il est difficile de savoir ce que choisiront finalement de faire beaucoup de centristes. C’est la raison de ma conclusion : les centristes actuels ont eut très peu d’influence au gouvernement. Si Bayrou peut les convaincre qu’il ne refera pas le même coup qu’en 2007 mais, en cas de non-qualification au second tour, au’il passera un accord de gouvernement avec l’un des candidats qui permette à la fois d’influer sur le programme et d’avoir un nombre d’investitures suffisantes, il n’est pas exclu qu’il puisse fédérer des élus qui se sentent quand même très dépendants du bon vouloir de l’UMP. Maintenant, avec qui négocier ? C’est là un autre problème de Bayrou : la droite aura plus besoin de lui que la gauche, mais il serait plus proche de DSK que de Sarkozy.
    Mon avis personnel (et donc très hypothétique à ce stade) est qu’il négociera mieux (et obtiendra plus) avec Sarkozy car je pense que notre président de la république sera en difficultés en 2012, et que ce sera son choix si Martine Aubry ou Ségolène Royal sont les candidates du PS. S’il s’agit de François Hollande ou de DSK, il ira plutôt vers eux malgré un deal moins avantageux, pour des questions de cohérence.



  • Voltaire Voltaire 14 décembre 2010 12:37

    Les élus centristes sont en général des gens modérés et rationnels, et sont souvent appréciés comme tels dans les exécutifs locaux, qu’ils soient à gauche (comme à Grenoble ou à Dijon) ou à droite (comme en Aquitaine que vous citez). Quand on connait certains « cas » UMP en Aquitaine, on peut comprendre que les caciques UMP préfèrent avoir affaire aux MoDem qu’à certains des leurs...

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