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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 29 janvier 2010 14:11

    Ni drole, ni juste. Un simple article d’opinion en faveur de DdV. C’est votre droit, mais assumez !

    L’appel de Nicolas Sarkozy, par procureur interposé (à noter la déclaration hilarante de D. Paillé indiquant que cette décision s’inscrit dans l’indépendance de la justice, comme si les procureurs étaient indépendants...) va continuer à entraver la liberté d’action de DdV, probablement jusqu’à quelques mois avant les élections, moment où il sera condamné à une peine légère (la cour d’appel est bien plus soumise au pouvoir), ce qu’il faut pour ne pas en faire un martyr tout en inscrivat une tache sur son parcours.

    Quant à Bayrou, impossible de se prononcer avant 2011. La candidature à la présidence de la république, cela n’a rien à voir avec les autres élections. Le MoDem est sans doute en difficulté, mais Bayrou ? Tout ce qu’il annonçait sur la présidence Sarkozy en 2007 se révèle juste. Et le PS continuera de se déchirer, Mme Duflot se présentera quoiqu’en pense DCB.

    2012 c’est proche, mais pas à l’échelle présidentielle. seule une candidature de DSK porterait un coup sérieux à Bayrou, mais je n’y crois pas. Pour le reste attendons.
    DdV peut espérer 5 à 10 % s’il se présente, mais c’est très hypothétique.

     



  • Voltaire Voltaire 25 janvier 2010 14:44

    Si l’auteur à largement raison de signaler le traitement « particulier » réservé au Mouvement Démocrate par les médias, il faut aussi signaler, de façon objective, l’erreur de communication de ce congrès. 22 discours de têtes de liste, plus quelques responsables politiques : une recette miracle pour être inaudible. Si j’étais à la place de la tête de liste pour l’Île-de-France, region la mplus médiatisée, je ne serais pas très content d’être ainsi dilué dans une avalanche de propos à géométrie variable

    Le résultat est que seul le discours de François Bayrou a été rapporté dna la presse. Et là, deuxième erreur, plutôt que de se concentrer sur les problèmes quotidiens des français, le leader du MoDem en remet une couche sur les problèmes nationaux. Non pas qu’il n’ait pas raison sur le fond, mais c’étais hors sujet, et cela plombe ses candidats.

    Quand on sait être en délicatesse avec les média, on travaille son plan com’, on prévoie quelques informations inédites, on concentre son message. Là, le message est trop confus pour servir à quoi que ce soit.

    Quant à Mr About, le surprenant est qu’il ne soit pas parti plus tôt, mais sans doute a t-il négocié son timing : ce sénateur, qui a déjà fait plusieurs allées-retours entre la majorité et le MoDem au gré des postes q’il pouvait, ou non, obtenir, avait déjà déclaré qu’il sensentait pleinnement dans la majorité présidentielle, afin d’accéder à la présidence de groupe centriste au sénat. Cet été, il avait claqué la porte de l’université de rentrée du MoDem en apprenant qu’il ne serait pas tête de liste en Île-de-France pour le MoDem. Sa défection était évidente, il est surprenant que le MoDem n’ait pas pris les devants. On peut en dire autant d’un autre sénateur MoDem, D. Badré, qui a menacé de quitter ce parti si son poulain (et employé) n’était pas en seconde position dans le 92... avec de telles convictions, le dicton « gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge » prend une saveur toute particulière au MoDem.



  • Voltaire Voltaire 21 janvier 2010 15:38

    Je ne partage ni le scénario économique (espérons ! mais je doute que cela aille aussi mal, même si ce ne sera pas « rose » en 2012), ni l’analyse politique (je ne vais pas détailler ici).

    En revanche, contrairement à l’auteur, je signe tout de suite pour un tel deuxième tour : ce serait profondément fun, cela frustrerait tout les plans de carrière qui se font au PS et à l’UMP, on aurait le droit à un vrai débat de fond, et de toute façon l’une ou l’autre devrait gouverner en coalition, ce qui évite les tentations monarchiques. Et en plus il y aurait du suspens (pas comme l’autre fois...).



  • Voltaire Voltaire 14 janvier 2010 16:37

    « La France est blanche »

    Historiquement, c’est largement vrai jusqu’à la colonisation débutée au milieu du 19è siècle, encore que Joséphine de Beauharnais ou Alexandre Dumas démontrent que le metissage, grâce aux antilles, avait commencé bien avant, sans que cela ne pose de problème d’ailleurs. Bien entendu, la colonisation, puis la décolonisation, puis la mondialisation, ont bouleversé tout celà. La France est, « ethniquement », totalement métissée (elle l’était bien sûr avant, mais efectivement entre ethnies majoritairement blanches, si on excepte la venue des Huns et des Sarasins aux 5ème et 8ème siècles).

    « De culture gréco-latine ».

    Même historiquement, c’est plus difficile à défendre : d’influence majoritaire gréco-latine sans doute, mais difficile d’être absolu. Après la domination romaine, qui a effectivement durablement influencé la culture française, les invasions et installation des francs, d’origine germain, ont eu une influence très importante, y compris dans notre droit. Et bien sûr les particularités des différents peuples non soumis à la domination romaine se sont toujours fait sentir (basques, flamands etc...). Donc, même avant les évènements de colonisation/décolonisation/mondialisation, la France avait une « culture » très mélangée, qui est bien sûr devenue totalement métissée, même avant la venue nombreuse d’immigrants d’asie et d’afrique (avec des vagues d’arméniens, de russes, d’espagnols, d’italiens, de polonais, de portugais très importantes au 20ème siècle).

    « De religion chrétienne »... là aussi, je dirais plutôt d’influence chrétienne majoritaire, tellement la religion a été combattue en France depuis la fin du 19ème siècle, puis bien sûr mélangée avec les vagues d’immigration non-chrétiennes.

    En démocratie représentative, le peuple délègue à ses représentants le pouvoir executif et législatif. Le fait que 55% des français, malgré la situation économique, accepte l’idée dun vote des étrangers aux élections locales, suggère qu’en réalité, une majorité de français, même d’origine européenne est confortable avec l’idée de la nationalisation d’immigrés non-européens, et seule une minorité de français (votant largement pour les partis « nationalistes », soit peut-être 20%) apparait comme hostile à cette idée.

    En réalité, la mixité, aussi bien génétique que culturelle, de la France est une chance exceptionnelle, si on se réfère à l’histoire comme à la science. Elle permet un brassage très enrichissant et productif (le succès des Etats-Unis par exemple en est une belle illustration). Mais en situation de tension, l’immigration a toujours été source de tensions, par un mécanisme classique de protection.

    Pour en revenir au texte de l’auteur, celui-ci pointe parfaitement le ridicule de la situation actuelle : alors que la France a bâti sa force et sa richesse sur un mécanisme d’intégration de ses immigrés, elle pratique actuellement une exclusion de ses propres nationaux d’origine étrangère (et pas seulement africaine ; il suffit de constater les tracasseries administratives subies par des français d’origine européenne).

    Mon illustre homonyme soulignait déjà, au 18ème siècle, la stupidité de la France qui excluait ses propres citoyens, alors pour des questions religieuses, se privant d’autant de ressources et richesses considérables, et prenait en exemple l’empire ottoman d’alors, infiniment plus tolérant à cet égard à cette époque pour les différentes religions (l’exemple n’était pas forcément bien choisi en termes d’efficacité politique d’ailleurs), et aussi l’Angleterre, où cohabitait différents courants religieux.

    Enfin, il convient peut-être de rappeler que la notion de patrie française date de la révolution, et donc d’essence assez récente. Tout cela pour suggérer que par ces politiques tatillonnes et frustrantes, on passe à côté de bien des richesses : l’intégration ne peut commencer par la vexation... 



  • Voltaire Voltaire 22 décembre 2009 10:14

    Bonne analyse, j’en partage largement le contenu.

    L’histoire de Dominique Strauss-Khan est celle d’un homme qui au dernier moment, hésite à franchir le rubicon. Or, pour être président de la république en France, il faut savoir oser. Déjà en 2007, il aurait pu faire élire Bayrou et s’assurer une place de premier ministre. Il a préféré a sureté d’un poste prestigieux.
    La combat pour ce poste est sans pitié ; pour l’avoir, il faut vraiment le vouloir. Les Sarkozy, Bayrou et Royal ont cet appétit, qu’ils mettent au service d’une vision spécifique du pays et de la société. DSK ne l’a pas, pas un livre prospectif, pas un discours de rupture ; il suffit de se souvenir de sa campagne pour les primaires de 2006.

    Le parallèle avec Bayrou est intéressant : par son caractère et sa vision de la société, Bayrou ferait un excellent président et un très mauvais premier ministre ; DSK c’est exactement l’inverse.

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