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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 6 juin 2009 13:14

    L’analyse ne manque pas d’arguments, mais la conclusion relève un peu de la méthode coué.

    Je souscris donc largement à vos deux premiers « cadrages » : à l’insulte, Bayrou aurait dû prendre de la hauteur, au lieu de rester dans l’arêne, et l’exploitation était ensuite facile face à celui qui menace tant l’ordre établi.

    Mais sur le troisième, très hypothétique je demande à voir... D’abord parce qu’un tel évènement, aussi médiatisé qu’il soit, ne restera pas longtemps dans l’actualité. Nous sommes dans un monde de zapping, et quel politique n’a pas dérapé de temps en temps. Ce qui compte, pour le politique, et particulièrement en France, c’est la durée. Et sur ce point, Bayrou est consistant.

    Ensuite, parce qu’il ny a pas d’alternatives. Ce débat a démontré l’immense isolation de le la majorité présidentielle, réduite à la portion congrue. Et ce débat ne solutionnera pas les problèmes du PS. Enfin, les Verts ne constituent pas une alternative présidentiable.
    dès l’an prochain, la gauche se retrouvera devant le problème de l’alliance avec le MoDem, pour gagner les régions. et Bayrou demeurera le seul opposant bien identifié à Sarkozy, à un moment où notre pays comptera 500,000 chômeurs de plus.
    Le score du MoDem aux européennes sera ce qu’il sera, eurodéputés MoDem et Verts sont de toute façon assez proches et de bonne qualité. Mais pour 2012, face à Sarkozy, les chances de voir une autre alternative à Bayrou sont quasi nulles, et son projet de société demeure séduisant. Le reste est, relativement, accéssoire.



  • Voltaire Voltaire 5 juin 2009 14:51

    @Bulgroz

    Cher ami, votre commentaire me semble hors sujet... Il m’avait semblé que cet article concernait l’emission de France2, sur laquelle je débatais.

    Quant aux sondages, qui faisaient l’objet de la fin de l’émission, ce sujet me parait sans intérêt, et je ne citais ce dernier sondage que pour suggérer d’éviter les interprétations hatives... bein entendu, nous verrons ce qui sort des urnes, mais aux européennes, les sondages sont souvent assez éloignés de la réalité en raison du fort taux d’indécis et du faible taux de participation



  • Voltaire Voltaire 5 juin 2009 10:52

    Le buzz médiatique concernant l’échange un peu vif entre Cohn-Bendit et Bayrou lors de l’émission de France2 relève clairement d’une instrumentalisation. Car pour un télespectateur qui n’aurait pas été prévenu de ce soi-disant clash, cette petite minute un peu vive serait passée totalement inaperçue par rapport aux plus de deux heures d’émission, très instructives
    Pour le télespectateur, deux éléments forts se dégagèrent :


    D’abord, l’isolement de la majorité présidentielle. Outre le fait que Monsieur Bertrand ait été très médiocre, incapable de proposer une vision pour l’Europe, et très embarrassé par les attaques des différents participants, je crois que jamais une majorité présidentielle n’a été si isolée. Par le passé, malgré la présence de listes concurrentes, le parti majoritaire été épaulé par d’autres listes, concurrentes pour les élections européennes, mais dans la majorité. Cette fois ci, le manque de partenaire est criant, et cela implique qu’à la fois pour l’Europe et pour la France, la « majorité » est sans alliés et représente à peine plus d’un quart de l’électorat.


    Deuxième enseignement, positif celui-là, qu’il conviendrait de mettre en avant. Il existe sur l’Europe des convergences sur un arc gauche modérée, démocrates et écologistes, pour changer l’orientation de l’Europe. Même s’il existe des divergences naturelles (sur les frontières de l’Europe etc…), cela signifie qu’une majorité d’idée peut se dégager contre le modèle néolibéral actuel défendu par Sarkozy et Barroso. Et alors, l’électeur doit se poser la question du parti qui pourra le mieux porter ce changement au niveau politique : les Verts sont de faible influence politique en dehors de l’environnement, le PSE puissant mais divisé, Bayrou représente « l’ennemi à abattre » des défendeur de ce modèle…

    Ce clash monté en épingle me semble bien anecdotique par rapport à l’essentiel, qui aurait dû être l’objet de l’analyse des journalistes. Quant aux sondages, une enquête ce matin de CSA indique le MoDem à 14% (+1) et les Verts à 11% (+2)... Là aussi, l’exploitation grossière de faibles variations, à l’intérieur des marges d’erreur, relève de la manipulation politique



  • Voltaire Voltaire 4 juin 2009 10:40

    L’article pointe du doigt un phénomène marquant de cette fin de campage.
    Il est bien sûr impossible de dire si les récents sondages sont manipulés, comme le suggère F. Bayrou, ou s’ils démontrent l’efficacité de ces attaques contre le leader du MoDem. Mais il est en revanche exact de souligner la convergence unique d’attaques contre le seul qui soit actuellement capable de battre le président de la république en 2012.

    Quelque soit leur mauaise foi, venant de la majorité, ces attaques sont de bonne guerre. Venant du PS, elles relèvent de la survie. Venant des verts, elles sont simplement l’expresion de la compétition électorale. Aussi, il me semble difficile d’incriminer les partis.
    Plus ambigü est en effet le rôle des média : comme vous le soulignez, seule une journaliste de Libération a relevé l’inexactitude des reproches faits à Bayrou. Mais ce dernier aurait pu prévoir le coup, puisqu’il avait déjà vécu un phénomène identique en 2007, quand il avait commencé à menacer d’être au second tour.

    Le plus important est sans doute ailleurs : il est dans les mains des électers. Un Bayrou très afffaibli, et Nicolas Sarkozy verra son plus dangereux enemi disparaitre, et sa réélection assurée. Les partis d’oppositions jouent donc avec le feu, mais Bayrou doit s’attendre à bien pire au fur et à mesure que 2012 s’approchera, car il menace bien trop un système d’influences bien établit.



  • Voltaire Voltaire 3 juin 2009 15:54

    Le constat n’est pas totalement inexact, mais occulte plusieurs problèmes clés.

    Le premier est l’absence de ligne claire du PS, en raison des clivages profonds qu demeurent au sein de ce parti. Ceci oblige ses dirigeants à un projet de consensus mou, qui n’est satisfaisant ni pour les sociaux-démocrates ni pour les socialistes étatistes. A l’inverse, Nicolas Sarkozy a su imposer son projet à l’UMP, mais il est vrai que ce parti n’a pas l’habitude du débat interne.

    Le second est l’absence de projet de société alternatif novateur : alors qu’aussi bien les Verts, l’UMP ou le MoDem ont renouvelé leur projet et propose des axes bien identifiables et en rupture avec le passé, le PS reste attaché à une vision « jospiniste » des années 80-90, qui semble en décalage avec la société actuelle.
    Certes le cas du front de gauche est sans doute plus ambigü, dans la mesure où il mélange altermondialisme et vieilles recettes communistes, et dépend surtout d’une comunication habile. Mais l’absence de projet innovant au PS favorise une dérive protestataire, qu’elle soit sur sa gauche ou sur sa droite.

    Votre argumentation sur un discours « de gauche », qui ne veut pas dire grand chose, confirme cet archaïsme délétère.

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