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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 12 juin 2009 13:33

    Autant le « gadin » du MoDem lors de cette élection a des causes assez évidentes, et peut donc trouver sa solution aisément, autant le cas du Parti Socialiste est un tel casse-tête que j’hésite à commenter cet article.

    on parle souvent du probmème de leadership de ce parti. C’est bien sûr une évidence, et le faible score obtenu aux européennes ne va pas arranger les choses : la guerre des chefs va reprendre de plus belle avec 2012 en perspective.

    Mais le problème de fond, qui me semble toujours insoluble, et l’absence de vision commune de ses membres et de son électorat, qui le condamne au consensus mou et à la confusion. Au PS, un tiers est favorable à une gauchisation du parti (et alliance avec l’extrême gauche), un tiers au modèle jospinien traditionnel, et un tiers au modèle social démocrate (et alliance avec le MoDem). Personnellement, je considère l’équation insoluble. Comment proposer un projet de société lisible quand il existe de tels fossés ? la synthèse est tellement difficile que personne ne s’y risque, et que le combat se déporte par défaut sur les personnes. Or l’enjeu de société est immense (poursuivre ou rompre avec le sarkozysme).



  • Voltaire Voltaire 12 juin 2009 13:20

    L’analyse me semble llargement erronée, car elle se place dans des repères archaïques.

    L’idée centrale de cet article est une nostalgie pour l’ancienne UDF. Or ce parti, en dehors du fédéralisme européen, avait bâti son projet de société sur des règles dépassées. C’est bien la raison qui a vue la montée de Bayrou en 2007, et l’échec reccurent de toute les tentatives de résurgences de l’UDF (le commentaire sur le Nouveau Centre plus bas est particulièrement désopilant).

    Les chroniques nécrologiques qui fleurissent un peu partout à propos de Bayrou ou du MoDem relèvent largement de la méthode Coué. Et c’est bien normal. Car cet homme et ce parti dérangent. Ils dérangent l’ordre établi, la vie traditionnelle de l’appareil politique, les réseaux de pouvoirs.

    François Bayrou s’est pris, comme il le dit lui-même, « un gadin ». Comme d’autres avant lui. Qu’il en soit largement le responsable est une évidence, qu’il ne nie pas. Qu’il en ait tiré la leçon reste à démontrer, mais l’homme n’est pas stupide.

    Mais la situation sociale, économique et politique n’a pas changé. Nicolas Sarkozy ne peut plus compter sur une majorité d’électeurs, sauf très forte abstention. Et le désir de changement demeure, dans un contexte très tendu. Ce changement, ce n’est pas Europe Ecologie qui peut l’incarner, quelques soient ses qualités : dans ce rassemblement, la partie politique, les Verts, est un nain politique sans leader. Quant au PS, on entrevoie déjà les règlements de compte et la lutte sans merci que vont se livrer les ténors sur ses dépouilles.

    Reste Bayrou. Avec ses défauts, son ego, son dirigisme. Et sa vision, sa volonté, son intégrité.

    Quant au MoDem, il a deux possibilités : la première, positive, verra apparaitre autour de Bayrou une équipe de porte parole de qualité, dont certains, élus au parlement européen, sont maintenant à l’abris des tentations de débauchage de l’UMP, et pourront défendre un projet novateur. La seconde, négative, verra le MoDem déchiré par des réglements de compte internes comme au PS et son influence limitée. Mais l’opportunité politique demeure pour ce parti. Les élections régionales seront un bon test de son aptitude à se régénérer, mais il serait étonnant que l’histoire se répète comme pour ces élections européennes. Selon toute probabilité, le MoDem va revenir autour des 12% d’intention de vote, et donc détenir les clés du scrutin dans de nombreuses régions.

    « Le sort semble en être jeté » pensez-vous ? C’est à mon avis méconnaitre la réalité politique actuelle.



  • Voltaire Voltaire 12 juin 2009 11:59

    Une analyse pleine de sagesse et de réalisme.

    Les chroniques nécrologiques qui fleurissent un peu partout à propos de Bayrou ou du MoDem relèvent largement de la méthode Coué. Et c’est bien normal. Car cet homme et ce parti dérangent. Ils dérangent l’ordre établi, la vie traditionnelle de l’appareil politique, les réseaux de pouvoirs.

    François Bayrou s’est pris, comme il le dit lui-même, « un gadin ». Comme d’autres avant lui. Qu’il en soit largement le responsable est une évidence, qu’il ne nie pas. Qu’il en ait tiré la leçon reste à démontrer, mais l’homme n’est pas stupide.

    Mais, comme l’auteur le souligne, gadin ou pas, la situation sociale, économique et politique n’a pas changé. Nicolas Sarkozy ne peut plus compter sur une majorité d’électeurs, sauf très forte abstention. Et le désir de changement demeure, dans un contexte très tendu. Ce changement, ce n’est pas Europe Ecologie qui peut ’incarner, quelques soient ses qualités : dans ce rassemblement, la partie politique, les Verts, est un nain politique sans leader. Quant au PS, on entrevoie déjà les règlements de compte et la lutte sans merci que vont se livrer les ténors sur ses dépouilles.

    Reste Bayrou. Avec ses défauts, son ego, son dirigisme. Et sa vision, sa volonté, son intégrité.

    Quant au MoDem, il a deux possibilités : la première, positive, verra apparaitre autour de Bayrou une équipe de porte parole de qualité, dont certains, élus au parlement européen, sont maintenant à l’abris des tentations de débauchage de l’UMP, et pourront défendre un projet novateur. La seconde, négative, verra le MoDem déchiré par des réglements de compte internes comme au PS et son influence limitée. Mais l’opportunité politique demeure pour ce parti. Les élections rgionales seront un bon test de son aptitude à se régénérer.



  • Voltaire Voltaire 6 juin 2009 21:05

    Ne mélangez pas sexualité entre enfants et entre adultes et enfants ! cela n’a rien à voir.

    J’ignore si ce qu’a rapporté François Bayrou, à savoir avoir eu connaissance de ces écrits récemmment et en avoir été profondémment choqué, est exact. Mais si c’est vrai, on peut comprendre sa réaction, étant donné ses convictions. Même si je partage largement l’avis de l’auteur, à savoir que cet épisode ne méritait pas que l’on s’y attarde et que Bayrou a eu tord de ressortir cette affaire, il est en effet choquant de voir des opposants politique ne s’indigner que de la réaction déplacée de Bayrou en soutenant implicitement celui le plus suceptible de lui prendre des voix, par simple calcul politicien. Même en politique, il faut conserver une certaine éthique.



  • Voltaire Voltaire 6 juin 2009 20:57

    Bayrou est sans doute un bon politique, mais préparé, ce coup, je n’y crois guère. Je doute qu’il pouvait anticiper une réaction aussi virulente de Cohn Bendit. N’est pas Machiavel qui veut, et le risque eut été trop important. Bayrou a simplement fait une erreur de réaction, mais on a vu bien pire, même de la part de politiciens célèbres (le coup du bruit et de l’odeur de Chirac était 100 fois pire, et pourtant il fut élu peu de temps après...).

    Ce qui est en revanche génant, c’est ce haro sur Bayrou, quand on a suivi l’intégralité de l’émission. De bonne guerre de la part des opposants (bien que venant de l’uMP, quand on se soubvient du « Salope » adressé par Devedjan à propos de Mme Comparini, cela fait sourire), c’est plus limite de la part de la presse : qui a relevé les nombreuses accusations de « menteur » adressées à Xavier Bertrand, l’attaque violente portée par Philippe de Villiers à Cohn Bendit, les remarques de Mr Mélanchon à Mme Chabot (et je ne parle pas de Mme Le Pen).

    Pour le reste, je pense que l’ADLE et les Verts travailleront ensemble au parlement européen sur beaucoup de sujets, et d’abord pour évincer Barroso, même s’il y a une nette divergence sur l’adhésion de la Turquie par exemple (Cohn Bendit y est très favorable, contrairement à Bayrou). Les relations politiques ne se décident pas sur la base d’un différent ponctuel.

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