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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 8 juillet 2009 15:02

    Les deux premiers amendemments proposés sont effectivement de bon sens, mais il se seraient heurtés au problèmes de l’absence de moyens de la justice, probable raison pour laquelle le gouvernement les a rejetté (il n’aurait pas pu les appliquer).
    Les TIG sont bien sûr la bonne réponse à la plupart des délits communs, puisqu’ils comportent un élément de réparation tout en évitant un enfermement stérile. Mais cela demande des moyens pour les associations et les collectivités qui doivent encadrer ces TGI. Et cela va à l’encontre de l’intérêts financiers d’amis du gouvernements qui souhaitent multiplier les prisons...

    Quant à la réduction du temps entre la commission d’un délit et la peine, vos propos sont évient mais se heurtent à l’encombrement des tribunaux ; et la chose ne va pas s’arranger avec la disparition de nombreux tribunaux de province ; cela impliquerait donc une vraie remise en cause de la politique judiciaire actuelle.

    Votre troisième proposition demande plus de réflexion. N’étant pas spécialiste du domaine, je ne me prononcerais pas de façon définitive, mais il me seble qu’il existe suffisament d’outils juridiques pour poursuivre les auteurs de ce type de délits. En règle générale, il faut éviter de multiplier les lois et articles du code pénal : tout cela demande plutôt une simplification. 



  • Voltaire Voltaire 26 juin 2009 13:38

    Certains « centristes » ne manquent pas d’humour...

    J’ai un certain respect pour Jean Arthuis, pour ses compétences en matière de budget, et pour une parole qu’il sait mesurer. Mais vouloir « rassembler » les centristes en créent un énième parti (ou plutôt « groupuscule ») centriste relève de l’humour noir. 

    La réalité est que le « centrisme » à l’ancienne est mort. Par centrisme, j’entends sa vision sociétale, et non seulement son attitude politicienne de soumission au plus fort. C’est sans doute là la plus grande force de François Bayrou (malgré ses défauts), que d’avoir réussit à touner cette page pour proposer un projet de société différent, actualisé, en phase avec la réalité. En transformant l’UDF en parti démocrate, Bayrou a rendu au centre sa capacité, sa vocation, à être un parti majoritaire, et non plus un supplétif.

    Soyons francs : d’un point de vue putement idéologique, il n’existe pas de différences fortes entre Bayrou, Arthuis, les Nouveaux centristes et autres composantes de cette galaxie. Le clivage se situe à un autre niveau :
    - le désir d’être au pouvoir, d’être du côté du manche
    - le refus du « système » Bayrou

    Le premier point est compréhensible, humain. Lorsque la droite « classique », « chiraquienne » était au pouvoir, on pouvait comprendre le souhait des caciques centristes de ne pas rompre avec ceux qui avaient ce pouvoir, et avec qui on pouvait se retrouver sur certaines valeurs. Mais avec la prise de pouvoir de Nicolas Sarkozy, cet argumentation a sombré, et le soutien des citoyens pour ces centristes s’est évaporé. Qu’ils le veuillent ou non, le centre en France est représenté par le MoDem et son président, et il ne faut pas exagérer le faux-pas électoral des européennes, très circonstanciel. Le MoDem, et donc l’idéal centriste, est dans l’opposition parce qu’un gouffre idéologique sépare le centrisme du Sarkozysme, et le reste n’est que baliverne de circonstance. Pour autant, le « centrisme » démocrate de Bayrou n’est pas le socialisme, très flou actuellement en France, et c’est ce qui complique tout mécanisme d’accord politique dans un système politique conçu sur un affrontement droite-gauche.

    - le second point est sans doute plus solide. Au delà de ses qualité de leader et de visionnaire, François Bayrou n’est pas un bon chef de parti. Et son erreur consiste à ne pas accepter de déléguer à un vrai manager l’organisation de son parti. Cet amateurisme, bien plus que des divergences idéologiques, est en partie responsable du départ de certains cadres (même si la raison principale de ces départs demeure le désir d’être au pouvoir). Mais l’erreur de ces mêmes cadres a été de penser qu’un autre centre que le MoDem soit possible : le « centre » ne peut exister que de façon indépendante et forte. Seul Bayrou, pour diverses raison, a la volonté de cette indépendance. Tout le défi des responsables du centre est de parvenir à améliorer le MoDem de l’intérieur, en le rejoignant de nouveau si nécessaire sans briser ce qui fait sa force. 



  • Voltaire Voltaire 25 juin 2009 12:53

    Il est toujours très difficile de juger de l’influence culturelle dans l’instant. Nombres d’auteurs ou compositeurs ne deviennent célèbres qu’après leur mort, les styles sont soumis à des influences de mode de façon aléatoire, et les média ont révolutionnés notre perception des arts et de la culture.

    Néanmoins, ce constant de l’auteur me semble assez juste. Mis à part peut-être en architecture, il n’est plus vraiment d« ’école française » en culture. La musique française se meurt doucement depuis l’arrivée de Lang, la littérature française survit difficilement, et principalement grace à l’influence de ses auteurs expatriés en France, le théatre est en déroute, les arts plastiques ou la peinture confidentiels, même sa gastronomie est en perte de vitesse. Et cette perte de rayonnement n’est pas simplement due à la perte d’influecne du français, mais sans doute à une absence de volonté politique globale. Le coup de grâce a sans doute été donné par ce regroupement contre-nature entre culture et audiovisuel, deux mondes antagonistes aux préoccupations contraires, le second l’ayant définitivement emporté sur le premier.

    Ne reste donc de la culture française qu’un partrimoine, que nous gérons assez correctement, mais qui se fossilise doucement faute d’oxygénation et de renouveau. La culture française est à l’image de l’UNESCO : un gros machin immobile, sans moyens ni volonté propre, qui ne sert qu’à faire de beaux discours.

    Et pourtant... que ne pourrait obtenir la France par son influence culturelle, faute d’influence économique... peut-être qu’avec un président cultivé, ou amateur...



  • Voltaire Voltaire 19 juin 2009 15:27

    Cet article est bien étonnant...
     
    Quels sont les éléments suggérant la fraude ? L’absence de résultats détaillés par bureau de vote, de nombreux pourcentages d’électeurs supérieurs à 100%, la prise de contrôle des urnes par les gardiens de la révolution en place des fonctionnaires...

    On remarque aussi que les journalistes étrangers sont interdits de reportage, que les communications internes en Iran sont largement coupées, ce qui suggère fortement un souhait de cacher l’essentiel des informations. 

    On notera aussi l’importance des manifestations, sans doute très sous-estimées en raison des mesures d’interdiction de communication, et le fait, très significatif, que le clergé dans sa majorité (sauf quelques individus liés au président sortant) n’a pas validé ce résultat.

    Face à ce faisceau d’éléments, vous opposez certaines incertitudes pour contester la réalité de la fraude, alors même que ces incertitudes sont dues aux mesures de verrouillage du pouvoir, sur la presse (interieure et extérieure) et sur les citoyens iraniens. Cette totale absence de transparence, et l’ampleur des manifestations alors même que les manifestants connaissent les risques qu’ils encourent, va donc en totale opposition avec votre thèse très alambiquée de complot.

     

    Enfin, votre conclusion est paticulièrement comique : si la presse couvre cet évènement, c’est en raison de l’ampleur de la contestation interne. S’il n’y avait pas eu contestation d’une telle ampleur, il est évident que la presse n’aurait pas couvert l’évènement.

    Les éléments « significatifs de contestation » sont les centaines de milliers de manifestants dans la rue en Iran... Cette contestation ne provient pas de l’occident, qui s’attendait à la réélection du président sortant, mais elle provient des iraniens eux-mêmes. Peut-être vous faudrait-il un peu de respect pour les habitants de ce pays, qui semblent en savoir un peu plus que vous et vos idées de complots sur la situation intérieure de leur pays...



  • Voltaire Voltaire 18 juin 2009 14:08

    Plusieurs études précédentes ont démontré que le coût de la fraude individuelle était en réalité très faible. Seule la fraude organisée (multiples fausses identités pour toucher le RMI par exemple) a un impact significatif sur les comptes.

    L’auteur souligne avec justesse l’ampleur des déficits provoqués par d’autres éléments. On est dans une politique maintenant classique de bouc-émissaires (après les chômeurs fainéants), qui ne fais pa hônneur au gouvernement. Non pas qu’il n’y ait pas d’abus, qu’il faille sanctionner, mais simplement parce que c’est l’arbre qui cache la forêt, et qu’il existe des cibles bien plus efficaces pour limiter le déficit de la sécurité sociale.

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