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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 16 juillet 2009 13:08

    Comme l’auteur l’indique, il est difficile d’extrapoler le scrutin des élections européennes, traditionnellement générateur de « surprises » électorales, sur celui des élections régionales.

    Au niveau du contexte général, ces élections régionales devraient arriver au moment du pic de chômage en France. De plus, les élections intermédiaires ne sont traditionnellement pas favorables au pouvoir en place.

    Face à cela, la droite classique peut compter sur l’affaiblissement du FN, qui rend, comme le souligne l’auteur, très improbable son maintient au second tour. Elle pourra aussi profiter du désarroi du PS, qui n’a que eut de chance d’avoir retrouvé sa sérénité en 2010. En revanche, elle a perdu l’appoint de son traditionnel allié centriste : le Nouveau Centre ne pèse quasiment rien et ne présentera sans doute pas de listes autonomes, les partisans de Jean Arthuis n’ont pas de troupes, et le MoDem est fermement dans l’opposition.

    L’inconnue réside dans le score des écologistes et leur capacité à s’organiser en dehors de la locomotive Cohn-Bendit, dans le redressement du MoDem, et dans l’attrait exercé par le parti de gauche et ses alliés communistes.

    Surtout, le score de l’opposition (parler de « gauche » quand on doit inclure l’ensemble des écologistes et le MoDem est un terme impropre) dépendra de sa capacité à trouver un accord de second tour crédible.

    La « droite » est effectivement à un plus bas historique, l’UMP étant maintenant sans alliés. Les résultats des élections régionales seront donc surtout un test pour l’opposition : il sera intéressant de regarder si une coalition de centre-gauche, constituée du PS, du MoDem et des écologistes se constitue (électoralement plus payante), ou si la gauche se replie sur ses alliances traditionnelles. Scrutin plus « politique » que les européennes, ces régionales seront donc un test déterminant à 2 ans des présidentielles, pour évaluer le rapport de force entre partis de l’opposition et ses capacités à s’allier face au parti du président de la république, premier parti de France mais très minoritaire en voix



  • Voltaire Voltaire 9 juillet 2009 11:32

    Très intéressant.
    Le problème de la mutualisation est pourtant crucial, car la pratique actuelle entraine effectivement un empilement de niveaux de décisions, et donc un surcout, dans la plupart des communautés d’agglomération, alors que l’inverse (une réduction des services par mutualisation) aurait dû intervenir.

    On assiste aussi à la création de communautéa géantes en Ile-de-France, où les élus ne contrôlent plus vraiment rien (sauf le président et un ou deux adjoints), et où le déficit démocratique est criant.



  • Voltaire Voltaire 8 juillet 2009 16:33

    Cher Imothep, loin de moi l’idée de vous souffleter ! Mes excuses si vous l’avez ainsi perçu. Néanmoins, en politique, rêve et réalisme doivent parfois être associés



  • Voltaire Voltaire 8 juillet 2009 15:22

    L’article n’est pas inintéressant, mais il aurait mérité une analyse plus détaillée des raisons qui sont à l’origine de ce cimetière de centristes, plutôt qu’une simple liste de disparus. Dans l’absolu, les personnes ne sont pas importantes, si ce n’est que par leur exemple. Ce qui est plus intéressant, ce sont les raisons qui expliquent l’impossibilité de ce centrisme là (tel que défendu par ces ombres de centristes). Elles sont à la fois liées à l’archaïsme idéologique du centrisme des années 80, qui ne s’est pas adapté à la réalité sociologique actuelle, et bien sûr à l’impossibilité de demeurer indépendant lorsqu’un parti ne peut plus choisir ses alliés. Les exemples des différents partis radicaux le démontre clairement, de même qu’à contrario, la résurgence des verts ou du PC/PG est lié à leur récente listes autonomes.
    Enfin, il ne faut pas oublier l’effet pervers de la professionalisation des politiques en France, qui fait perdre à de nombreux élus toute autonomie, quand leur revenus et leur carrière dépend étroitement des accords politiques forcés (l’effacement du parlement en est l’exemple le plus flagrant). 



  • Voltaire Voltaire 8 juillet 2009 15:14

    En mélangeant plusieurs informations, l’auteur rend confus son propos.

    Sur la façon dont les propos du président du MoDem sont relatés dans la presse, faut-il encore s’en étonner ? Mais vous pointez le doigt sur un élément sommes-toute assez mineur. Il eut sans doute était plus intéressant d’analyser l’ensemble dela couverture de l’après-élection en ce qui concerne le MoDem pour meiux étayer votre point de vue. De toute façon, tant qu’une loi plus éthique n’encadrera pas les liens entre presse et groupes financiers liés au pouvoir, rien ne changera, car Bayrou menace trop d’intérêts.

    En ce qui concerne l’élection de Nicoals About à la tête du groupe centriste au sénat, il faut relativiser : d’abord parce que Mr About est un habitué des retournement de veste, ensuite parce que le sénat est le lieu de toutes les traitrises qui se déroulent dans cet environnement feutré (on se souvient de la défaite de Raffarin pour la présidence du sénat...). Actuellement, le MoDem ne dispose pas de soutient notable au sénat (seuls 4 ou 5 sénateurs lui sont vraiment fidèle) ; les auters sénateurs centristes oscillent au gré de leurs intérêts.

    Quant à la réforme interne de l’organisation du MoDem, ce mouvement a en effet besoin de se professionaliser. Plusieurs des décisions que vous indiquez vont dans ce sens, mais le diable est dans les détail, et leur application concrète...
    Le MoDem traverse une phase un peu délicate, mais bénéficie d’un environnement politique favorable. S’il réussit à se remettre en ordre de bataille d’ici l’automne, il devrait de nouveau peser (et donc être la cible privilégiée de l’UMP). Mais il lui faudra pour cela faire vite et être créatif.

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