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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 28 août 2009 11:46

    Gandhi avait sans doute oublié de lire les philosophes des lumières... et Marx... ou la traduction est inexacte. Il faut éviter de confondre religion, foi, idéal, philosophie, morale etc...



  • Voltaire Voltaire 27 août 2009 11:16

    Il faut avouer qu’on comprend mal quelle mouche a piqué le troupeau socialiste sur cette affaire de primaires.

    Certes, le PS se cherche désespérément un leader...
    Certes, des primaires seraient un bon moyen de faire parler de soi
    Certes, des primaires, c’est plus simple qu’un projet

    Mais...

    Des primaires pour qui ?
    Pour toute l’opposition ? aucune chance ! ni l’extrême gauche ni le centre n’en veulent, ils n’auraient aucune chance alors qu’ils ont des leaders, eux...
    Pour toute la gauche ? peu probable, pourquoi l’extrême gauche y participerait, alors qu’il y a tant de divergences de fond avec le PS
    Pour la gauche modérée ? Possible, puisque écolos et radicaux n’ont pas de leader crédibles, mais cela reviendrait à acter de l’hégémonie du PS. Or, cette hégémonie n’existe plus dans l’électorat.

    Des primaires comment ?
    les militants des partis concernés ? quoi de neuf alors avec les situations précédentes...
    les militants et sympathisans : on les idenitifie comment ?
    Tous les électeurs concernés : bonjour les risques de micmac !

    On ne peut que partager l’analyse d’André Vallini dans l’Express : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/vallini-l-hegemonie-du-ps-est-revolue_782578.html :

    Que préconisez-vous pour la présidentielle ?

    « Chaque formation présentera son ou sa championne. Nous devons donc cesser de courir derrière la chimère d’un candidat commun de la gauche car, en France, les vraies primaires, c’est le premier tour de la présidentielle. La seule primaire que nous devons préparer est celle du PS, ouverte aux sympathisants prêts à payer une cotisation minimale et à émarger sur une liste. »

    La vision de Vallini concernant une éventuelle alliance de l’opposition est aussi la plus sensée (même si l’idée d’agréger les communistes aux autres me semblent chimérique)

    Que vous inspire l’entrée de Philippe de Villiers et de Chasse, pêche, nature et traditions dans l’orbite de l’UMP ?

    « Les grandes manoeuvres ont démarré à droite et il nous faut réagir en préparant un large rassemblement pour 2012. Seule une grande alliance d’alternative au sarkozysme, allant des communistes aux centristes, en passant par les chevènementistes, les Verts et les radicaux de gauche, pourra l’emporter. François Bayrou, avec qui j’ai déjeuné en juillet, m’a affirmé qu’il était prêt à participer à ce rassemblement. Ce serait stupide de laisser passer cette opportunité. »

    Un tel rassemblement est-il réaliste ?

    « Il faut savoir ce que l’on veut : gagner ensemble ou perdre en restant divisés. Il faut donc négocier un contrat de législature, doublé d’un accord électoral pour les législatives. Nous pouvons aboutir à une dizaine de propositions sérieuses sur chaque grande thématique : l’égalité des chances de l’école à l’université, la réforme de la fiscalité, le travail et la formation professionnelle, la protection sociale, et enfinla réforme de l’Etat, des collectivités locales et des services publics. Cela donnerait une cinquantaine de propositions à mettre en oeuvre sur cinq ans. Personne ne devra renoncer à son identité, mais chacun devra faire un effort pour aboutir à un programme crédible et accepté par tous. Et si Jean-Luc Mélenchon préfère suivre l’extrême gauche dans le refus de tout compromis, il prendra une lourde responsabilité. »

    En quoi consisterait l’accord électoral ?

    « Le PS doit faire un geste fort pour que chacun de nos partenaires puisse disposer d’un groupe parlementaire. Ça pourrait aller jusqu’à 60 ou 80 circonscriptions gagnables où nous renoncerions à présenter un candidat. L’époque où le PS pouvait se comporter de façon hégémonique est révolue. »



  • Voltaire Voltaire 25 août 2009 22:08

    Il y a sans doute un peu de cela, mais aussi du pragmatisme et une évolution idéologique qui vient s’ajouter à la transformation de la droite française.

    Pour le PS, le côté personnel de la chose est bien sûr la présence d’une génération de quadras qui a peur d’être sacrifiée (c’est à dire de ne jamais être ministre) si un accord large n’est pas trouvé pour 2012. Mais il y a aussi une profonde lassitude vis à vis de la situation actuelle et une évolution convergente en terme idéologique avec d’autres partis modérés.

    Pour les écologistes, le problème vient de l’absence de leader pour porter une vision de la société qui a pris de la cohérence grâce à l’arrivée d’écologistes non encartés, et donc moins dogmatiques. Il s’agit donc d’obtenir le meilleurs deal possible, pendant qu’ils sont en position de force.

    Pour le MoDem, il y a d’une part le constat d’échec de la stratégie de création d’un grand parti démocrate indépendant, mais aussi l’impossibilité de se situer dorénavant à equidistance entre UMP et gauche classique en raison de la dérive néolibérale de l’UMP et l’absence d’émergence d’allié potentiel à droite (de type démocrate chrétien ou gaulliste). Le MoDem pari bien sûr sur la difficulté d’émergence d’un leader au PS pour remporter 2012, quitte à être minoritaire dans une coalition parlementaire.

    Nous assistons donc à une convergence d’intérêts qui est facilitée par une convergence idéologique



  • Voltaire Voltaire 25 août 2009 20:45

    Votre réaction est légitime mais témoigne aussi de votre incomplète connaissance de ce qui s’est dit lors de ces débats, qu’il ne faut pas réduire à de petites phrases. Je vous invite donc tout particulièrement à lire ou écouter les discours de Mmes de Sarnez et Taubira, dont l’essentiel des interventions étaient consacrées à des éléments de fond.
    Il est inévitables que les ego et courses au leader soient présents en politique, c’est simplement humain. Mais effectivement, la politique ne peut se limiter à cela, comme le spectacle du PS le laisse entendre. Mais il faut aussi savoir différencier la réalité de l’image véhiculée par les média.
    Un projet de gauche, qui pourrait se confronter à un projet « progressiste » ou « démocrate » et au projet libéral serait un élément intéressant dans le débat poltiique, mais là aussi les divergences idéologiques, entre révolutionnaires, altermondialistes et étatistes rendent untel projet très difficile à construire. La recherche d’un consensus sur des valeurs communes, en acceptant ses différences, comme les « progressistes » l’ont entamé à Marseille, me semble une démarche plus réaliste qu’un « programme commun » qui ne peut qu’être a minima.



  • Voltaire Voltaire 25 août 2009 20:37

    Il me semble réducteur de juger un parti politique ou un responsable politique sur son simple choix en faveur du traité de Lisbonne... d’autant que même les partisans du oui avaient à l’époque souligné le caractère incomplêt ou décevant de ce texte.
    Quant à confondre UMP et PS actuellement, cela me semble de mauvaise fois : certes, du seul point de vue politicien, ces partis ont des intérêts communs, mais en terme de politique nationale ou internationale, il y a des différences nettes qu’il n’est pas sérieux d’ignorer.
    Cela ne signifie pas que vous devez les approuver, libre à vous de les critiquer, mais évitons la mauvaise fois.

    Quant à ce qu’aurait écrit un philosophe des lumières, je vous suggère de lire les correspondances de mon homonyme, qui vous éclaireront...

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