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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 15 septembre 2009 13:10

    Merci de ces précisions.
    Le statut d’auti-entrepreneur, même s’il n’est pas la panace et ne concerne qu’une fraction des créateurs d’entreprises, est effectivement un pas en avant très important par rapport aux modèles pré-existants. Les simplifications qu’il permet jouent un role majeur dans la décision de nombreux candidat à la création d’entreprise.

    Il faut simplement souligner un élément clé : ce statut ne concerne qu’un type bien particulier d’entreprises, dont le chiffre d’affaire est réduit (donc principalement dans les services) ; les modifications en cours devraient permettre de clarifier certaines confusions qui demeurent entre ce statuit et celui d’artisan, pour lequel il est mal adapté. En réalité, ce statut est bien adapté aux micro-entreprises individuelles de service, dans le cadre d’un second salaire de la famille par exemple, ou d’une période de transition professionnelle. Il n’est pas adapté à la création d’entreprises vouées à grandir ou nécessitant un investissement important. Une fois ces limites reconnues, il constitue un élément très utile dans le droit de l’entreprise, et sans doute l’une des rares réformes réellement positives pour l’économie de ce gouvernement.



  • Voltaire Voltaire 15 septembre 2009 12:54

    « Pour lutter contre le Sida, les plantes médicinales sont considérées comme une réelle alternative thérapeutique »

    Ce type d’affirmation est potentiellement très dangereuse ; si des traitements complémentaires à base de plantes peucvent aider à lutter contre certaines affections opportunistes liées au SIDA, ou aider à traiter certaines conséquences (comme le canabis qui redonne de l’apétit aux malades du SIDA ou de cancers), il n’existe aucune autre alternative thérapeutique efficace que les trithérapies antivirales pour éviter l’évolution de la maladie. Je vous suggère de modifier votre texte en conséquence, faute de quoi vous pourriez même vous exposer à des poursuites.



  • Voltaire Voltaire 9 septembre 2009 15:01

    Vous soulignez à juste titre (bien qu’un peu hors sujet) l’un des problèmes récurrents du parti de François Bayrou, à savoir un amateurisme dans son organisation et sa stratégie politique qui lui sont détrimentales. Pour autant, il est difficile de parler d’idées au placard : la vision sociétale et les grandes lignes du projet de société de François Bayrou et de son mouvement sont assez constant et explicites dans le temps.
    François Bayrou a longtemps cru qu’il pourrait à la fois rassembler les déçus du Sarkozysme de droite (gaullistes, chrétiens démocrates...) avec les déçus du socialisme à gauche. Si cela est sans doute toujours vrai au niveau des électorats, c’est devenu impossible au niveau des responsables, tant le sarkozysme a vérouillé toute possibilité d’autonomie à droite (il suffit de voir les échec de Dupont-Aignant, Villepin, Boutin, de Villiers, et l’absence de réaction des centristes). En revanche, pour diverses raisons, une évolution sensibles s’est produite au sein d’une classe entière de dirigeants « progessistes » à gauche et chez les écologistes, ce qui explique sa stratégie actuelle.

    On peut légitimement critiquer l’abandon d’une ligne strictement indépendante entre droite et gauche, mais les relatifs echecs électoraux du MoDem ont démontré la nécessité d’un partenariat avant les élections de 2012 (alors que Bayrou avait initialement pensé à ce partenariat après 2012). Pour autant, cette tactique, qui n’implique pas de changement idéologique du MoDem, a des effets politiques positifs pour Bayrou qui se retrouve au centre du jeu tout en divisant ses concurents. IL est encore difficile de prévoir quel en sera le résultat, mais faute de succès électoral obtenu de façon indépendante, il s’agissait sans doute là de la seule façon pour Bayrou d’être en capacité d’incarner une alternative « démocrate » en 2012.



  • Voltaire Voltaire 9 septembre 2009 14:30

    Je partage assez largement cetet analyse, même si je la trouve parfois un peu carricaturale.

    Sur le fond, l’auteure a raison : il n’y a aucun changement idéologique chez François Bayrou. En revanche, on ne peut pas nier un changement tactique :
    pendant longtemps, François Bayrou a espéré rallier à lui les déçus du Sarkozysme sur sa droite (gaullistes, européens) tout autant que les déçus du socialisme sur sa gauche.
    Si cela est toujours vrai au niveau de l’électorat, cela ne l’est plus au niveau des responsables : l’échec de Nicolas Dupont-Aignant, le couvercle mis sur les Villipinistes, l’absence de sursaut des chrétiens démocrates l’ont sans doute persuadé qu’il n’y avait rien à tirer de ce côté là : l’emprise de l’appareil Sarkozyste est tel à droite qu’aucun accord avec une force alternative n’est envisageable.

    En revanche, et vous avez raisons de le souligner, les choses ont changé à gauche : le clan progressiste a progressé au PS, et l’élargissement du mouvement écologistes au delà des Verts a modifié la donne. La raison en est aussi qu’un certain nombre de responsables de gauche modérée considèrent que la victoire en 2012 n’est possible qu’avec un accord avec les démocrates. Il en va aussi de leur ambitions personnelles d’avoir des postes exécutifs, qui pourraient s’envoler si Sarkozy restait au pouvoir encore 5 ans.

    Enfin, il est aussi exact que la gauche se cherche une nouvelle vision de la société, celle traditionnelle défendue par Martine Aubry d’interventionisme d’Etat semblant dépassée. Elle oscille donc entre gauche « alter », avec Mélanchon-Dufflot etc, et gauche « démocrate » avec Royal-Peillon-Cohn-Bendit etc. Là aussi, la difficulté est dans la sensibilité des militants, beaucoup plus traditionnelle que celle des électeurs, ce qui met un frein aux possibilité de dialogue. On se déroule donc bien vers un clivage tripartie : droite néo-conservatrice, démocrate progressistes, et gauche alter, (comme en Allemagne), mais de façon très chaotique.



  • Voltaire Voltaire 9 septembre 2009 11:28

    Bon article, agréable à lire.

    Je partage l’essentiel de cette analyse. Il existe suffisamment d’éléments convergents, à la fois au niveau programmatique que dans leurs vision de la société, pour que les responsables du PS, des écologistes et du MoDem puissent entamer un dialogue constructif dans le cadre d’un projet d’alternance.
    Néanmoins, deux éléments importants me semblent sous-estimés dans votre analyse :

    - au niveau budgétaire, le MoDem prône une réduction des déficits et de la dette (et donc des dépenses publiques de fonctionnement), au nom de la responsabilité des gouvernants vis à vis des générations futures. Les 150.000 emplois jeunes, le reversement d’une partie de la TVA et les différentes mesures de relance proposées par le PS lors de son université d’été sont difficilement compatibles avec un engagement de restriction budgétaire. On peut potentiellement trouver plus de points communs avec les écologistes, car uen relance « verte » tient plus de l’investissement que du fonctionnement, et peut donc être acceptée par les différents partenaires.

    - au niveau de l’Europe, il existe une ligne de fracture qui n’est pas au niveau du libéralisme (le MoDem n’a rien de néo-libéral, et il vient de cosigner avec les écologistes et le PS l’appel à une taxe Tobin pour financer l’adaptation aux nécessités écologiques des pays en voie de développement) mais au niveau de la vision fédérale de l’Europe : là aussi, il y a plus de convergence entre écologistes et MoDem qu’entre ceux-ci et une partie du PS, partisante d’un statu quo.


    Plus politiquement, il reste que le principal obstacle à un tel débat demeure l’ego et les calculs personnels des responsables des différents partis :

    - chez les écologistes, les reponsables Verts, traditionnellement « de gauche » (comme Cécile Dufflot) sont très opposé à un dialogue avec le MoDem et préfère rester proche des communistes, afin de concurencer sur sa gauche un PS qui souffre d’une image déconnectée des milieux défavorisés. Il y a là fracture avec les écologistes venus de la société civile, plus ouvert au débat, et dont l’électorat est plus modéré.

    - Au PS, les réticences sont multiples : beaucoup d’élus redoutent de devoir perdre des responsabilités locales au profit de leurs alliés potentiels en cas d’accord global ; les calculs de lutte pour le pouvoir entre présidentiables sont puissants, et il y a une différence de stratégie entre les « classiques », qui s’appuient sur les militants, plutôt opposés à un tel accord (en raison de leur origine), et les « progressistes » qui s’appuient sur les électeurs socialistes (plus favorables à l’accord) et qui ne voient que dans un accord avec le centre une possibilité de victoire en 2012 (et donc d’être ministre).

    Au final, beaucoup dépendra de cette lutte entre ambitions locales et ambitions nationales : il est probable qu’une victoire en 2012 passe par une large alliance de l’opposition comprenant les modérés (la seule « gauche » n’est pas majoritaire en France), mais le spectre de Bayrou, candidat unique au MoDem (tandis que le PS en possède une douzaine et les écologistes aucuns) pèse sur les discussions. Les récentes déclarations de Mme Royal, Mrs Chevènements et Baylet, et la remise en question de l’élection de Mme Aubry d’un côté, et la constitution d’un accord à gauche du PS de l’autre (NPA, PG, PC) pourrait néanmoins faire basculer les plus réticents vers un débat clarificateur entre progressistes.

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