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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 1er septembre 2009 14:49

    @Mojo

    Aucune analyse n’est totalement neutre ; je m’efforce d’être le plus objectif et honnête possible dans l’analyse des faits, je me documente de façon à ne pas être carricatural, mais bien sûr il y a toujours un certain biais.

    Effectivement, le courant progressiste fait toujours bien parti du PS (ou des écologistes), cela explique je pense la position de MdS ; il serait un peu contradictoire de sa part de ne pas laisser à ces courants la primauté dans leur positionnement. D’une certaine façon elle (et les responsables du MoDem) ont déjà franchis leur rubicon, mais c’est quelque chose qui ne peut se faire que de façon personnelle.

    Pour le reste, je pense que le raidissement à gauche de Mme Aubry arrangera F. Bayrou : si le PS avait accepté un dialogue ouvert avec le MoDem sur la base d’un consensus de valeurs, ce dernier aurait perdu une partie de son originalité électorale, et il aurait été logique à moyen terme qu’une fusion se fasse (personne ne vote pour le Nouveau Centre puisque celui-ci n’est pas différent de l’UMP : les électeurs préfèrent l’original à la copie), ce qui aurait compromis les chances de Bayrou d’être le candidat le plus crédible pour incarner une opposition à N. Sarkozy. En privilégiant l’alliance historique à gauche, le PS redonne une fenêtre politique au MoDem, qui représente un vote logique pour l’électorat modéré.

     



  • Voltaire Voltaire 1er septembre 2009 11:39

    A titre personne, je partage assez votre opinion sur la différence nette entre le système à deux tour Français et celui à un tour américain ou italien. Il me semble que cette histoire de primaire n’est qu’un artifice pour tenter le problème de leadership au PS, et les conditions posées par le PS pour que des « alliés » y participent sont tellement exclusives et conditionnelles qu’elles n’ont d’ouvertes que le nom. J’ai peur pour le PS que ce grand débat ne fasse « flop ».



  • Voltaire Voltaire 1er septembre 2009 08:56

    @mojo

    Cet article est une analyse politique, pas une expression d’opinion politique personnelle qui n’intéresserait personne, et je n’écris pas d’articles pour défendre tel ou tel. J’ignore ce que pensent les militants du MoDem à ce sujet, il faudrait aller sur les blogs de ceux-ci pour le savoir.

    Votre opinion sur la stratégie politique du MoDem est en revanche intéressante ; celui-ci est en effet tiraillé entre la possibilité de créer un grand courant d’opposition démocrate ou progressiste (modéré) ou celle de proposer une alternative de droite modérée vis à vis de la position très anglo-saxonne du gouvernement actuel. Il semble que c’est la première solution qui ait été choisie, pour deux raisons :

    - la faiblesse de l’opposition à droite. Pour battre N. Sarkozy à droite, le parti de F. Bayrou aurait besoin d’alliés. Or, N. Sarkozy a effectivement fait le vide, toute velléité d’opposition étant immédiatement écrasée (on le voit à l’échec de N. Dupont-Aignant, à l’absence de création d ’un courant Villepiniste, au ralliement du MPF, à l’éviction de Mme Boutin, à la soumission du NC etc.).
    - La présence à gauche de courants « progressistes » partageant des valeurs communes (courant Peillon-Colomb-Royal au PS, écologistes modérés tendance Cohn-Bendit). Il faut y ajouter la faiblesse de leadership à gauche, tandis que la droite est verrouillée.

    Pour ces raisons, je pense que F. Bayrou approuvera la position de M. de Sarnez, qui permet aussi de diviser l’opposition. Le discours de M. Aubry lui permettra en revanche de se démarquer du socialisme traditionnel, qui aurait pu l’absorber s’il était devenu social-démocrate, et donc de continuer à incarner une alternative différente des socialiste et de l’UMP.



  • Voltaire Voltaire 31 août 2009 15:51

    @Mojo

    Je comprends fort bien que vous voyiez la vie en rose...
    Pour la réalité, je vous conseille cet article du Monde : http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/08/31/ps-angoisses-avant-la-renovation_1233804_823448.html



  • Voltaire Voltaire 31 août 2009 13:14

    « comment continuer à parler de primaires « ouvertes » alors que ce sont les militants socialistes, et eux seuls, qui décideront de la procédure ? »

    Je ne souhaite rien... Mais je pense que les militants des autres partis seront moyennement contents d’apprendre qu’un éventuel système de primaire serait décidé par les militants du PS sans qu’ils soient eux aussi invités à en débattre...

    « Comment dialoguer avec les écologistes avec un discours aussi divergent sur la fiscalité écologique ? »

    Voici la réponse de Daniel Cohn-Bendit ce matin :

    Daniel Cohn-Bendit a jugé ce matin que les déclarations faites par le PS sur la taxe carbone étaient « ambiguës » et estimé que « la lutte contre la dégradation climatique ne peut pas attendre que la gauche arrive au pouvoir ».

    Estimant que « toute introduction d’une fiscalité écologique - et ça commence par la contribution climat énergie - est difficile », il a jugé nécessaire de « dire au gouvernement ’banco pour l’introduction de la fiscalité écologique’ ».

    « Discutons, mettons-nous autour d’une table, trouvons une possibilité qui soit socialement soutenable », a-t-il ajouté, soulignant que « la lutte contre la dégradation climatique ne peut pas attendre que la gauche arrive au pouvoir ».

    « Comment séduire ne fut-ce que les électeurs du MoDem, à défaut d’accord politique ? »

    Je ne suis pas sûr d’avoir compris votre commentaire, à part que votre avis est que le MoDem est à droite. Vous suggérez que comme le MoDem est à droite, il est inutile de penser discuter avec ses dirigeants et que ses électeurs ne voteront donc pas à gauche ? Cela ne semble pas être une position unaniment partagée au PS, ce qui explique min analyse sur les difficultés à venir au sein de ce parti.

     Source : AFP —>
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