• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 44 2151 2693
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 897 302 595
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 21 juillet 2009 11:07

    Votre analyse est largement juste, mais se heurte à ce qui pourtant devrait être une évidence : la nécessaire rénovation du Parti socialiste en deux entités, l’une étatiste (le parti de gauche de Mélanchon) qui pourrait se transformer en altermondialiste, l’autre sociale démocrate progressiste, qui pourrait à terme fusioner avec le MoDem.

    On constate en effet qu’après des années de galère, les écologistes sont peut-être en train de faire leur révolution, en s’ouvrant plus largement vers leur électorat naturel de centre-gauche. S’ils poursuivent cette mue, ils acquéreront une crédibilité et une dimension nouvelle et pourront se poser en allié incontournable d’un futur gouvernement de centre-gauche (et non en simple alibi écologiste).

    Au centre, le MoDem est fragilisé par sa défaite des européennes, mais demeure une alternative politique pour l’électorat modéré ; surtout, ce parti a dépassé l’ancienne tradition « centriste » obsolète et soumise de l’UDF, et son label « démocrate » a une signification politique reconnue. En fonction de l’habilité politique de son leader, ce parti constituera soit le coeur soit un allié indispensable à une future coalition de gouvernement.

    A l’extrême gauche, NPA et communistes-parti de gauche vont devoir s’entendre malgré leurs divergences idéologiques, et représentent un aiguillon politique utile en raison de l’affaiblissement des syndicats en France.

    Reste le PS... et là, c’est le trou noir... Dans la situation idéale que vous suggéreé, ce PS se réformerait en profondeur, se séparerait de sa branche étatiste, et assumerait ouvertement son souhait de gouverner en coalition avec les écologistes et le MoDem. Mais il lui manque pour cela un(e) leader pour prendre la tête de cette coalition. Au pire, il pourrait prendre Bayrou comme leader provisoir d’une telle coalition, sachant que ses troupes domineraient le parlement et donc le futur gouvernement. Mais une telle hypothèse est innacceptable pour ses militants, quelque serait son efficacité électorale.

    Le plus probable demeure donc effectivement une réélection de Nicolas Sarkozy, qui soutiendra autant que possible l’avènement d’un leader faible au PS, afin d’éloigner les deux hypothèses qui lui seraient fatales : un leader PS fort ou Bayrou au second tour. 



  • Voltaire Voltaire 19 juillet 2009 10:20

    Cet article illustre la fracture qui existe actuellement au sein de la gauche et du PS en France.
    L’auteur défend en effet la conception « communiste » voire « marxiste » de la gauche française et la primauté de l’Etat (en tant que représentant du peuple) dans l’ensemble du fonctionnement de la société, tandis qu’une autre partie de cette gauche, qu’il dénonce, est favorable à un modèle libéral régulé. Dans la plupart des autres pays d’Europe, ces divergences ont engendré une scission nette permettant l’émergence de partis sociaux-démocrates à côté de partis étatistes/marxistes. En France, malgré le congré de Tours, le PS a conservé une branche étatiste (bien que non marxiste) importante, en raison des traditions colbertistes vivaces qui persistent danas la classe politique (y compris à droite).

    L’autre problème est l’absence de renouvellement doctrinaire du PS : le tournant altermondialiste n’a pas été compris ni intégré, alors qu’il aurait pu constituer une vision rassemblant l’essentiel de la gauche, et le créneau « démocrate » (humaniste) a été pris par le MoDem. Il en résulte un manque de clarté dans le message idéologique du PS, qui n’apparait plus que comme un parti d’opposition et d’élus, et non de proposition et d’avenir. La tentative de renouvellement idéologique de Ségolène Royal et son « désir d’avenir » représentait une tentative originale de renouvellement, qui a sans doute été gâché par la personnalité particulière de Mme Royal. A court terme, on voit donc mal comment le PS pourrait faire émerger un projet de société alternatif cohérent ; il ne devrait donc pouvoir se situer qu’en opposition vis à vis du Sarkozysme, situation toujours réductrice.



  • Voltaire Voltaire 19 juillet 2009 10:06

    Comme l’a récemment indiqué Robert Rochefort, ces informations données par la cour des comptes n’indiquent pas que les sondages aient été arrangés dans leurs résultats, mais jettent un doute sur leur utilisation et donc leur crédibilité. Ce que l’on peut constater notamment, ce sont non pas des manipulations de résultats, mais des questions posées qui orientent les réponses vers ce que le commanditaire souhaite entendre. Et c’est bien sûr ce que l’on retrouve souvent dans les titres et commentaires du Figaro par exemple à la suite de ces sondages, dont un exament attentif des résultats infirment souvent ces conclusions.

    Ainsi, Opinionway peut à juste titre se défendre d’avoir biaisé des résultats d’enquêtes, mais le lien entre le commanditaire et l’institut de sondage, puis avec l’organisme publiant ces résultats aurait dû être révélé pour une information objective. On peut d’ailleurs si ce ne sont pas ces liens que dénonçait Bayrou, bien que maladroitement, avant l’élection européenne.

    Encore plus sérieux dans ces révélations de la cour des comptes sont les entorses aux règles de mise en concurence et la rémunération de conseils en matière d’enquêtes, qui suggèrent la mise en place d’un système de rétribution et d’utilisation opaque de ces enquêtes.

    Tout cela explique la vive réaction de la société des rédacteurs du Figaro, alarmée par l’évidente perte de crédibilité de leur journal à la suite de ces révélations. On notera a contrario l’absence de réaction des journalistes de LCI ou TF1 ayant bénéficié des mêmes études douteuses.



  • Voltaire Voltaire 17 juillet 2009 23:18

    @pruliere

    IL est difficile d’extrapoler ce que serait une alliance PS-Ecolo-MoDem, mais la crise économique d’une part, et les traditions françaises d’autre part, différencient nettement ces partis du Labour britanique version Blair ou du PSD de Schroder. On se rapprocherait en effet plus d’une politique à la Prodi. Celle-ci n’a pas duré assez longtemps pour pouvoir être jugée pleinnement ; d’un point de vue justice et politique étrangère, ce fut sans doute un progrès par rapport à Berlusconi, tandis qu’au niveau économique ce fut plus mitigé. Tout dépendait dans ce type d’alliance des orientations principales et des équilibres, mais le résultat serait intéressant.

    En revanche, comme le souligen thyuclde, ce type d’alliance est souvent instable. C’est la raison pour laquelle ces élections régionales pourraient constituer un bon laboratoire, mais il parait évident qu’à terme seule une fusion dans un parti de type parti démocrate serait viable ; l’expérience italienne a capotée essentiellement par manque de leader crédible du côté démocrate, et du système électoral mis en place par Berlusconi (au niveau du sénat notamment), mais il faut là être prudent avant de transposer à l’identique.

    Notez que je ne formule ici pas une opinion personnelle en faveur d’une telle alliance, mais simplement une analyse sur son opportunité politique pour l’emporter vis à vis de l’UMP.



  • Voltaire Voltaire 17 juillet 2009 13:20

    A juste titre, l’auteur souligne l’erreur stratégique et politique de Mme Aubry dans la publication de son courrier à M. Valls : soit elle avait un soutien unanime de ses pairs et tout était prêt pour l’exclusion de Valls, soit elle devait garder ce courrier confidentiel.

    Les dégats de cet impair sont là : le PS poursuit ses réglements de comptes internes qui lui ont tant coûté, et qui ont fait fuir son électorat, sa première secrétaire est publiquement rabrouée, et ses propositions demeurent illisibles, occultées par ces divisions, alors que pourtant les occasions ne manquent pas.

    François Bayrou avait il y a quelques moi déclaré : « je ne vois pas le PS régler ses problèmes internes d’ici 2012 ». Sauf arrivée d’un(e) messi providentiel, on assistera dans les deux prochaines années à une lutte sans merci entre anciens (Fabius, Strauss-Kahn, Aubry, Hollande, Royal, Delanoë...) et arrivistes (Moscovici, Valls, Montebourg...) pour 2012, qui laissera des traces.

    Reste à savoir à qui profitera cette décomposition :

    Les écologistes ont le vent en poupe, mais les Verts manquent de leader et d’homogénéité au niveau national (Cohn-Bendit ne sera pas toujours là)

    Le MoDem a réussit à régler en interne et sans trop de casse son échec des élections européennes mais il repart de très bas, et aura besoin de restaurer sa crédibilité avant d’attirer les déçus du PS

    Le front de gauche continue de souffrir de l’incompatibilité entre PS et NPA (vielles querelles révolutionnaires) et n’a de toute façon pas une crédibilité de gouvernement

    Le FN demeure handicapé par ses querelles intestines

    L’UMP, malgré son monopole des média et des pouvoirs, n’a plus d’alliés au centre, et se voit donc contraint à modifier carte électorale et modes de scrutins, et à compter sur la faiblesse de ses opposants pour demeurer au pouvoir.

    En cas de status quo, l’UMP pourait néanmoins l’emporter, surtout si elle suscite l’émergence d’une dissidence modérée assez forte (avec de Villepin), qui puisse l’aider au second tours des diverses élections.

    Une autre alternative serait un rapprochement entre MoDem et écologistes modérés, rejoints par les socialistes modérés, lors des élections régionales. Une telle allianceremporterait sans doute une grande majorité des régions et pourrait préfigurer une véritable opposition de gouvernement crédible , mais le poids des frontières politique est traditionnellement très puissant en France.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv