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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 8 septembre 2009 16:58

    Le comique involontaire des militants du Nouveau Centre nous aura au moins diverti en ce jour. L’histoire du financement est sans doute la plus drole smiley



  • Voltaire Voltaire 8 septembre 2009 16:00

    Le problème avec ce type d’analyse subjective et simpliste est le manque de travail de rigueur de l’auteur. Cela l’amène à poser comme vérité des avis très contestables, et rend finalement l’article sans intérêt, faute de profondeur. C’est fort dommage car le sujet mérite une analyse approfondie.

    Aisni, quand dès l’introduction l’auteur parle de « flou idéologique qui domine », il confond le aprti socialiste, traversé de courants très divergents et donc à l’image forcément troublée, et l’ensemble de la classe politique, qui s’est très largement clarifiée.
    Je ne commenterai pas l’auto-congratulation qui suit pour faire quelques remarques sur les paragraphes qui concernent l’écologie politique.

    Il faut regretter que l’auteur n’ait pas analysé l’électorat écologiste, avant que de proférer ses raccourcis. Cela lui aurait probablement permis de structurer son article.
    L’un des principaux problèmes qui a affecté l’écologie politique est la forte dichotomie de son électorat : pendant longtemps, celui-ci était constitué d’une forte majorité de classes moyennes-supérieures et d’une minorité de gauche, tandis que l’inverse était vrai chez les militants et les responsables politiques de ces partis. Ceci explique les résultats en dent de scie des différents courants écolgiques jusqu’ici.

    L’urgence écologique actuelle et l’élargissement du mouvement écologique à la sphère associative est en train de modifier ce déséquilibre passé, non sans secousses.

    Il est trop tôt pour connaitre le futur de la coalition qui a vu le jour pour ces dernières élections européennes : il est probable qu’un retour vers un positionnement traditionnel défendu par le seul parti des Verts aurait pour conséquence une perte d’influence notable : face à un parti « de gauche » de plus, l’électorat préfère toujours l’original à la copie et se retournerat vers les partis traditionnels (Front de gauche, PS et MoDem principalement). En revanche, en plaçant d’abord l’environnement comme élément rassembleur, les écologistes peuvent espérer un score très important aux élections régionales, la préoccupation environnementale étant devenu un facteur essentiel dasn ce type d’élection.
    La situation est différente pour l’élection présidentielle, pour laquelle la personnalité des candidats, leur stature et leur projet pour le pays deviennent prioritaires. Dans ce cadre, les écologistes ont tout intérêt actuellement à participer à un accord préélectoral programmatique de l’opposition, dans lequel leurs idées seraient largement reprises et qui leur assureraient un nombre de parlementaires important, car ils ne disposent pas actuellement de candidat pouvant prétendre à jouer un premier rôle. L’enjeu pour eux sera de ne pas se voir dépouiller par leurs alliés de leur originalité ; c’et la raison pour laquelle ils sont potentiellement plus gagnant dans un dialogue large de toute l’opposition, que dans un tête à tête individuel avec le PS.



  • Voltaire Voltaire 8 septembre 2009 10:25

    L’introduction trop longue dessert l’article, qui pointe l’habituelle distorsion entre le prisme journalistique et la réalité dans le vie politique.

    Le discours de clôture de Mr Bayrou lors de cette université d’été ne déviait effectivement guère de ses positions habituelles, sur le fond comme sur la stratégie politique. Ce qui est nouveau, c’est bien la réaction d’une partie du PS et des écologistes, du PRG et du MRC, à cette proposition d’un débat d’idée ouvert.

    Ce discours confirme aussi le virage idéologique assez fort du MoDem en faveur du développement durable, sans doute sous l’influence des personnalités écologistes qui ont rejoint ce mouvement, et de la prise de conscience de son leader sur l’urgence du problème. Le reste est d’influence démocrate chrétienne traditionnelle adaptée à la situation sociale économique du moment : si l’on voit bien les convergences avec les mouvements de gauche en ce qui concerne les aspects sociétaux, d’égalité des droits ou d’équilibre des pouvoirs par exemple, on voit plus difficilement comment un consensus pourrait être trouvé avec les mesures prônées par Mme Aubry (création de 150.000 emplois jeunes, mise sous tutelle des entreprises qui délocalisent, reversement de TVA aux ménages...) qui auraient en effet considérable sur l’endettement de la France. Mais un tel débat ouvert aurait le mérite de clarifier les positions respectives.



  • Voltaire Voltaire 8 septembre 2009 10:12

    Analyse très largement erronée. L’auteur nous avait habitué à mieux.

    Le Nouveau Centre n’a pas de place sur l’échiquier politique parce qu’il ne défend aucune vision originale de la société. Et l’électeur préfère toujours l’original à la copie. Les fameux ammendements que décrit l’auteur ne sont que très rarement adoptés, sans aucune conséquence sur la ligne politique des élus NC. Le NC n’a donc pas d’influence sur la politique du gouvernement et ne tire pas de conséquence de ses éventuels désaccords. La raison en est bien entendu que ses reponsables n’ont pour seul intérêt que leur réélection (qui peut citer un ouvrage original de vision politique d’un élu nouveau centre depuis la création de ce mouvement ?). Son influence est tellement faible qu’il ne parvient même pas à rassembler les ex-UDF qui ont quitté Bayrou... Bref, le NC est en voix de « radicalisation » rapide, et ce n’est pas son effort pour réclamer le nom « UDF » qui changera quoi que ce soit : un parti politique ne se juge pas sur son nom mais sur ses valeurs et son projet politique.

    Autre élément erroné dans votre article, votre paragraphe sur la main tendue de Bayrou aux socialistes. Il est évident que vous n’avez fait que reprendre les articles de presse sans aller à la source, c’est à dire lire le discours de Bayrou. Or, celui-ci ne présente pas de différence avec la politique qu’il défend depuis 2007 : rassembler sur la base des valeurs et projets les opposants à la politique de Mr Sarkozy, sans reniement ou perte d’identité. Ceci s’adresse à l’ensemble des opposants de Mr Sarkozy, quelque soit leur origine droite-gauche. Ce qui a changé, c’est la position d’une partie du PS et des écologistes, du PRG et du MRC sur cette idée de débat d’idées, pas la position de Mr Bayrou.

    Dernier élément d’erreur, votre analyse sur Mr Morin lui-même... Imaginer un seul instant Mr Morin en candidat à la présidence de la république est d’un effet comique garanti. Non pas que Mr Morin soir un idiot ou un incapable. Mais être candidat à ce poste exige une volonté et une vision de la fonction que Mr Morin n’a pas.

    Je vous suggère, avant de réaliser d’autres analyses, de plus travailler sur vos sources, et non de faire une revue de presse, car celle-ci sera nécessairement biaisée et simpliste.



  • Voltaire Voltaire 2 septembre 2009 10:16

    Excellente anayse.

    JL Mélanchon est un tribun ; à côté de ses analyses souvent jutes, il a tendance à se laisser aller à des effets de phrases et à des raccourcis, payants en terme d’audience, mais de mauvaise fois. IL est parfois difficile pour un responsable politique de vouloir à la fois plaire à son public (et celui de Mr Mélanchon apprécie ses saillies verbales) et rester honnête avec ses idées...
    Mais s’il désire incarner autre chose qu’un simple opposant systématique, Mr Mélanchon devra aussi accepter que les autres ne sont pas forcemment le diable qu’il carricature.

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