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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 10 mars 2009 17:03

    @MJM : après Besancenot, dûr de rappeler que le libéralisme est si étroitement lié aux lumières, et l’idée d’’Europe à Victor Hugo, l’histoire se perd... quant à l’humanisme, si je dis que je vote pour, le chat va encore me taxer d’être un agent à la solde du MoDem... 



  • Voltaire Voltaire 10 mars 2009 16:30

    La polémique n’est-elle pas nécessaire au débat démocratique français ? Il me semble qu’il y a là un élément culturel, très lié d’ailleurs au caractère très masculin de la politique à la française (imagine t-on de telles polémiques au féminin ?). Mon épouse, d’orignie nord-européenne, ne peut suivre un débat sur uen chaine de télévision française plus de 2 minutes, tant les orateurs se coupent la parole, tant le débat se résume à la polémique.

    Bien entendu, il était inévitable que la polémique envahisse internet : quel média inespéré pour polémiquer... il permet à tous de polémiquer largement, en sortant de son cercle de polémistes restreint habituel, familial, pour permettre une polémique débridée et irresistible, expression de l’ego et du désir de reconnaissance de la gent masculine française.

    Faut-il se plaindre de cet élément culturel ? Simple exutoire ou terreau créatif ? On peut lui reprocher son exclusion de la population féminine, mais cette polémique encourage aussi la prise de conscience démocratique. Seule limite : la polémique ne doit pas devenir rumeur...

    @l’auteur ; JF Kahn n’est plus directeur de Marianne depuis quelques temps... et peut-on vraiment limiter Bayrou à la polémique ?



  • Voltaire Voltaire 10 mars 2009 16:03

    @le chat : vous me rassurez ! j’avais peur que votre humour vous eût soudain déserté... Plus sérieusement, vous qui suivez régulièrement Agoravox, la lecture de mes commentaires précédents sur la responsabilité des banques dans la crise financière aurait due vous éclairer sur ma vision du sujet...



  • Voltaire Voltaire 10 mars 2009 15:38

    @l’auteur : il est toujours plus facile d’insulter un contributeur que de répondre à ses arguments. Par ce simple fait, vous vous décrédibilisez.

    Votre réponse démontre que vous ne connaissez que très imparfaitement le fonctionnement des institutions européennes. Plutôt que de vous focaliser sur votre carricature ultralibérale, je vous suggère de relire mon commentaire en respirant un bon coup. Il est aussi ridicule de traiter les chrétiens-démocrates ou les sociaux démocrates d’ultra-libéraux qu’il l’était de traiter les socialistes de crypto-communistes totalitaires dans les années 80.

    La position d’ATTAC est la position d’ATTAC ; je constate qu’elle se focalise aussi sur les personnes plutôt que sur le fond. Attendons de voir leur propre contre-proposition, mais ce sujet ne figurat pas dans votre article.

    @le chat : vous nous aviez habitué à mieux. Le chat est-il devenu âne ? Ou suggérez-vous que tous ceux qui ne pensent pas comme vous sont des communicants de partis politiques ?



  • Voltaire Voltaire 10 mars 2009 14:27

    Vous faites plusieurs erreurs dans votre analyse.


    - Sur le rôle du parlement européen tout d’abord, par rapport à la Commission. Le PE a vu son rôle fortement renforcé ces dernières années, en ceci qu’il est maintenant codécisionaire des règles européennes. L’absence de majorité absolue au PE rend nécessaire des négociations entre groupes, qui permettent l’élaboration de compromis souvent de qualité (malgré l’absentiéisme et le pauvre travail de la majorité des parlementaires français de l’UMP ou du PS). Ce rôle aurait dû encore être renforcé si le traité européen avait été approuvé


    - En réalité, c’est au niveau de la Commission, normalement à l’initiative des lois européennes, que le problème se pose depuis la nommination de Baroso. Avant lui, le président dela Commission avait d’abord pour rôle de renforcer l’esprit communautaire, vis à vis du nationalisme de chaque gouvernement (intérêt général versus intérets particuliers). Malheureusement, un accord entre PPE (droite) et PSE (gauche modérée) a dénaturé ce rôle : ces deux partis principaux (mais non majoritaires) se sont non seulement partagés l’executif parlementaire, mais ont décidé que le poste de président de la commission serait occupé par un représentant du parti remportant l’élection au PE. Au lieu d’un président au dessus de la mélée, on s’est retrouvé avec un président otage de la majorité (PPE pour cette fois-ci), et donc incapable de contrebalancer le pouvoir du conseil des ministres.


    - Il est inexact de prétendre que les dirigeants européens ont un penchant ultralibéral, seule une petite minorité suit ce crédo. La majorité européenne, de droite ou de gauche, est dominée par une vision classique de l’économie, même si des ultralibéraux sont arrivés plus nombreux venus des pays de l’Est.


    - Votre vision de la BCE est aussi profondément inexacte. La BCE, indépendante malgré les pressions de la France, a pour fonction (dans ses statuts) de maitriser l’inflation et de stabiliser l’euro, ce qu’elle a largement réussit. Elle n’a pas pour mission d’être un outil de relance économique politiquement soumis aux désirs des Etats, et c’est heureux car on imagine les soubressaux de l’économie européenne dans ce cas, suivant les majorités.

    Quant au traité, effectivement, c’est devenu une vaste farce, mais c’est un autre sujet.

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