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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 10 février 2009 12:51

    L’article est simpliste.

    Je vous recommande une analyse plus poussée du sujet, qui le mérite. En particulier, plutôt que de recommander des solutions par affinité pesonnelle, cherchez plutôt si des études sur leur impact n’ont pas déjà été réalisées, cela vous évitera des erreurs et lieux communs.



  • Voltaire Voltaire 10 février 2009 09:01

    Amusant de constater que le fan club Facebook de ce monsieur est venu sur Agoravox pour faire sa pub. Comme vous ne fréquentez pas ce site d’habitude, vous ne vous rendez-pas compte du ridicule de vos commentaires.

    @chtiboom : vous chipotez.... Hervé Morin était effectivement administrateur à l’assemblée nationale, tandis que Damien Abad est administrateur au sénat. Pour moi, c’est le même métier... Mea culpa en revanche pour la circonscription européenne du grand sud-ouest, le Gard y figure... Cela change tout smiley

    J’ignorais que ce monsieur était toujours collaborateur au groupe NC, j’avais indiqué qu’il l’avait été au groupe UDF, je vois qu’il cumule les emplois... administrateur, collaborateur, maitre de conf, président des jeunes NC, conseiller municipal, candidat aux européennes... quel talent ! Nous verrons bien sûr si l’UMP partage votre enthousiasme.

    Un dernier point, mon parti n’a pas de têtes de listes, sa moyenne d’âge est plutôt autour de 250-300 ans, son nom est "les lumières". Que celles-ci vous accompagnent...



  • Voltaire Voltaire 9 février 2009 16:33

    Voici ce que j’ai trouvé sur le net à propos de ce monsieur :

    Damien Abad, 29 ans, diplômé de science-po Paris, actuellement maitre de conférence à Science-Po et administrateur au sénat, l’ancien métier d’Hervé Morin dont il a été collaborateur au groupe UDF de l’assemblée nationale.

    Il fut candidat aux législatives de 2007 dans la 5ème circonscription des Yvelines (Sartrouvilles), comme beaucoup des Morin’s boys, afin d’apporter des voix au nouveaux parti, alors appelé Parti Social Libéral Européen (maintenant Nouveau Centre). Fit 3.2% des voix lors de cette élection.

    Actuellement conseiller municipal de Vauvert (Gard), élu en 2008 sur la liste (19ème position) du maire sortant majorité présidentielle Gérard Gayaud... 

    Elu président des "jeunes centristes" en mai 2008, avec 97% des voix (pas d’autre candidat).

    Voila une personne éclectique qui a la bougeotte : travail à Paris, candidat à Sartrouville puis à Vauvert dans le Gard, puis candidat aux élections européennes dans la région Sud Ouest... Que ne ferait-on quand on est ambitieux ! Un vrai pro de la politique comme on les aime en France. Je ne pense pas qu’il restera longtemps au Nouveau Centre avec un tel apétit. Il ira loin. Pour le Nouveau Centre en revanche, c’est déjà terminé.



  • Voltaire Voltaire 9 février 2009 11:24

    L’article est informatif, au dela de son aspect partisan revendiqué.

    Je ne ferai pas de commentaire détaillé sur les têtes de listes : il me semble que le MoDem a trouvé un assez bon équilibre entre politiques chevronés et experts. Il faut se souvenir que le parlement européen ne fonctionne pas du tout comme le parlement français : il fait un vrai travail législatif et n’accepte pas automatiquement les textes de la commission : il faut donc des experts sur les différents sujets, et des politiques pour trouver des compromis, ce qui est toujours difficile à 27 pays. Mon seul regret est l’absence d’économiste de qualité, pour porter ses propositions sur la crise, et de chercheur pour rénover la politique européenne dans ce domaine, mais le MoDem est encore jeune et n’a pas la capacité d’attraction des PS et UMP.

    Un seul mot sur JF Kahn : ce n’est bien sûr pas un symbole de reounvellement, mais un poil à gratter utile, comme peut l’être D. Cohn-Bendit. 5 comme lui aurait été insupportable, un est une bonne idée, et sans doute utile médiatiquement.

    J’ai lu en détail le discours de cloture de Bayrou. Très dense, sans doute trop long pour les auditeurs, il n’en a pas moins défini un axe intéressant pour ces élections européennes. D’une certaine façon, Bayrou place son combat au niveau d’un choix de civilisation, et c’est bien sûr à l’échelle européenne que ce combat doit se mener. Que l’on partage ou non ses idées, elles ont le mérite d’exister, et de constituer une vision alternative à notre société actuelle.

    La question de l’OTAN est bien sûr symbolique de ce combat, dans la mesure ou la décision de Nicolas Sarkozy remet en question un positionnement internationnal de notre pays par une intégration qui est à l’opposé de l’indépendance Européenne que prône Bayrou.

    Mais le discours de Bayrou contient aussi des références à d’autres sujets d’actualités qui permettent de clarifier le type de projet que propose le MoDem. On y trouve une forte composante "durable", une vision à long terme, aux côté d’une exigence démocratique plus importante. Cela aura nécessairement des conséquences en matière de fonctionnement des institutions européennes, et nous examinerons avec intérêt les propositons qui seront faites par ce parti.

    Le Modem part avec des intentions de votes supérieures à celles de l’UDF de 2004. Un vrai projet ambitieux pourrait lui permettre de transformer l’essai et le mettre en orbite pour 2012. Cela sera la meilleure façon pour lui de se gausser des remarques ridicules de certains responsables de l’UMP.



  • Voltaire Voltaire 6 février 2009 13:41

    Que retenir de l’intervention du chef de lEtat ?

    Sur la forme, effectivement, rien de bien neuf. Mais peut-on sérieusement demander à une personne de changer sa personnalité ? Mr Sarkozy n’a pas changé entre 2004 et 2009. Difficile de lui reprocher maintenant son attitude, car elle n’est pas nouvelle.

    Le fond est bien sûr le plus important, car c’est bien sur celui-ci que l’on peut, en tant qu’électeur et citoyen, juger de celui qui préside le pays.

    Côté positif, il a réaffirmé la nécesité de lutter contre la crise par l’investissement, et non la consommation. Economiquement parlant, c’est justifié, et les demande de certains partis de gauche à ce sujet sont soit démagogiques soit dangereuses.
    Toujours sur ce sujet, le chef de l’Etat a reconnu qu’il était nécessaire de tenir compte de l’impact de la crise sur les plus fragiles, et certaines pistes proposées sont intéressantes (par exemple au niveau des indemnisations du chômage partiel, ou du niveau des prestations familiales). Seul bémol, un montant très insuffisant (1.4 milliards), et donc sans impact...

    Côté négatif, hélas, la liste est longue, trop pour qu’elle soit ici exhaustive.

    Tout d’abord, si l’action du gouvernement doit bien se concentrer sur l’investissement, il faut regretter que celui proposé soit à la fois insuffisant, mal coordonné au niveau Européen, et mal ciblé.

    Ensuite, le gros, l’enorme point noir de cette intervention : les mesures fiscales proposées. Non seulement le président ne reconnais toujours pas l’inutilité voire la nocivité de son paquet fiscal de 2007, mais il propose deux mesures irresponsables : faire disparaitre la taxe professionnelle (TP) dès 2010, et supprimer la première tranche de l’impôt sur le revenu. Non pas que ces mesures soient mauvaises en elles-mêmes, mais elles sont totalement inenvisageable à court terme, en période de crise.

    La TP représente entre 10 et 25 milliards d’euros par an, selon les estimations, et surtout environ la moitié des recettes des collectivités locales. Si il s’agit effectivement d’un handicap pour les entreprises, cette taxe est néanmoins bien intégrée dans leur fonctionnement, et il existe d’autres taxes, différentes, dans d’autres pays (la France n’est pas le pays qui taxe le plus ses entreprises, le problème est surtout au niveau des cotisations sociales). En revanche, le bénéfice pour les collectivités est très important : il constitue une recette propre, et donc ajustable pour celles-ci. Et elle encourage ces collectivités à oeuvrer activement pour attirer des entreprises et favoriser leur maintien, et par cela favorise l’emploi local. Ces actions permettent souvent de juger de la performance des équipes municipales, même si elle entraine une compétition entre collectivités. Et bien sûr, le point saillant : par quoi la remplacer ? comment trouver un mécanisme qui permette un remboursement égal à celle-ci pour toutes les collectivités ? car il faut bien que ces colectivités équilibrent leur budget. Comment individualiser le mécanisme de reemplacement ? On le voit, aucune des pistes suggérées par le président n’est satisfaisante. Une telle mesure ne peut qu’être entreprise sur la durée, progressivement, en analysant des problèmes avec les acteurs concernés, et en appliquant les mesures de remplacement petit à petit afion de vérifier l’absence d’effets pervers. Proposer la fin de la TP en 2010, sans mécanisme validé de remplacement, signifie soit alourdir encore une dette et un déficit déjà insoutenables, soit de nouvelles taxes pour les français.

    Il en va de même pour la supression de la première tranche de l’IR : où trouver l’argent, et pourquoi rendre cet impôt encore plus inégalitaire (quand on connait toutes les méthodes pour y échapper qui bénéficient surtout aux classes aisées).

    Pour le reste, le chef de l’Etat s’est habilement débarassé de la patate chaude des mesures de soutien à l’emploi vers les partenaires sociaux, qui n’ont aucune marge de manoeuvre. En droit, on appellerait sans doute cela une manoeuvre dilatoire...

    Bref, les rares vraies annonces sont irresponsables, même si certaines pistes méritent d’être explorées. Un bilan globalement négatif comme dirait l’autre...

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