Donc en fait, si je comprend bien, l’Islande peut envoyer chier ses créanciers, mais pas la France ?
La France ne peut pas faire un audit de sa dette et payer uniquement ce qu’elle considère comme légitime ?
Si je comprend bien, en politique on ne peut rien faire sauf exécuter les ordres des banquiers ? Par exemple, déréglementer la finance, se défaire de sa souveraineté monétaire et autres joyeusetés, on peut le faire, mais pas le défaire.
C’est un peu circulaire comme façon de voir (on ne peut pas faire autrement que ce que demandent les marchés financiers parce que ce sont eux qui décident) mais c’est assez pratique. En tous cas quand on est du bon côté de la barrière.
Moi je croyais qu’on avait jamais rien obtenu contre les exploiteurs d’un système, qu’en luttant contre eux, qu’on avait jamais dépassé un système qu’en défaisant ses rouages, en l’affrontant, mais apparemment ça marche pas comme ça. Apparemment, l’Histoire c’est plutôt faire confiance à ceux qui t’exploitent pour te concocter les bonnes recettes pour ton bonheur, ou ton moindre mal (avec tous ces progrès technologiques, il paraît que l’espoir est encore moins raisonnable que quand on avait 1000 fois moins de moyens techniques : c’est pas logiques, mais la logique, c’est ringard, à l’époque des produits financiers sophistiqués, le monde est énorme noeud Gordien, et proposer de défaire ce noeud en le tranchant est d’une naïveté !).
Non, ce n’est pas un lapsus. Ce que montre ce qualificatif c’est plutôt que ceux qui essaient d faire croire que Mélenchon joue un double jeu se trompent. Mélenchon joue un jeu qui ne leur revient pas, ça c’est autre chose.
Non, Mélenchon ne considère pas comme certains très à la mode, que le clivage droite-gauche est dépassé. Non, il ne considère pas que l’UMP et le Ps, c’est pareil. Non, il ne considère pas que les socialistes ne sont plus ses camarades. Il n’a jamais abandonné, et il n’abandonnera jamais l’espoir de faire revenir le centre de gravité de la gauche au niveau du PG, et pour cela je ne vois pas très bien pourquoi il entérinerait l’enterrement du PS à droite. Il continue la lutte d’influence pour tirer la gauche vers la gauche, et choisit pour cela le dialogue, musclé, mais le dialogue quand même. On lui reproche son agressivité d’un côté, son dialogue de l’autre, mais il n’en démord pas. Il alimente l’union, pas la division, à gauche, c’est sa stratégie, et il ne s’en est jamais caché.
Si un jour le PS éclate, le fait que Mélenchon ait été constat dans son combat pour l’union ne sera pas sans conséquence, et il y aura bien une branche du PS pour rejoindre le FdG ou le PG, et alors on aura une vision plus claire entre le centre gauche allié au modem d’un côté, et la vraie gauche unie de l’autre (bon, avec le NPA tout au bout, dont je respecte la position même si je ne la partage pas).
NPA de Besancenot qui sous l’appellation LCR, ne faisait aucune manière pour affirmer son soutien à n’importe quel candidat de gauche au second tour contre la droite, ni même pour Chirac contre Le Pen.
Pourtant le NPA, selon certains, c’est la seule gauche authentique. Faudrait savoir quels sont vos fondamentaux parce qu’on s’y perd un peu quand même... (je parle à ceux qui de l’extérieur de la gauche veulent nous expliquer ce qu’est la gauche, la vraie, et ses fondamentaux)
Il y a 100% de chances pour que, si Mélenchon ne passe pas le premier tour et que Hollande se retrouve au second, 100% de chances pour que Mélenchon, d’une manière ou d’une autre, explique pourquoi le PS vaut mieux que la droite ou l’extrême droite, ou même le centre. Ca, c’est une certitude pour moi qui soutien sa candidature.
Je voterai FdG aux législatives aussi. Je ne vois en quoi le fait de soutenir le PS contre la droite constituerait une trahison, d’autant que Mélenchon a déjà dit clairement que les votes ne lui appartiennent pas, et que c’est à Hollande de fair son boulot s’il veut que la gauche se rassemble : Mélenchon a rabâché qu’on ne peut pas lui demander de laisser Hollande dériver à droite sans rien dire : il dénoncera toutes les dérives à droite du PS, c’est son rôle vis à vis de ce parti. En même temps, moi aussi je préfère le PS à l’UMP, au MODEM, et au FN, et je n’hésite as pour voter Hollande au second tour : il faut que, en cette période terrible, les Français de gauche qui votent PS constatent à quel point leur parti est impuissant.
Et la dernière fois qu’on a interdit l’alcool en Amérique, on a évité combien de sirrhoses ?
Vous ressortez l’argument de Mélenchon et d’autres. Je ne pense pas que la victoire du front pop plutôt que du fascisme, en France, soit le fait exclusif de l’interdiction des ligues fascistes.
Par ailleurs, le FN ne se prétend pas anti-républicain, contrairement aux ligues fascistes des années 30. Alors qui décide de qui est anti-républicain et qui ne l’est pas ? Ce me paraît une pente bien dangereuse ! Les ligues fascistes étaient des mouvements ouvertement violents, ce qui n’est as le cas du FN. Cela revient donc à sanctionner les crimes et délits concrets, et non les idées (c’est d’ailleurs pourquoi je trouve abominables les lois mémorielles, tout aussi abominables d’ailleurs, que les connards qui n’ont rien d’autre à foutre que de chipoter sur la shoah, et les connards qui n’ont rien d’autre à foutre que de justifier leurs crimes en exploitant celui des Nazis)
Enfin en plus de tout cela, franchement, dire que le fascisme n’a pas triomphé en France parce qu’on a interdit les ligues, c’est un peu osé. D’une part le régime de Pétain était fascisant, d’autre part les industriels et élites Françaises de l’extrême droite à la gauche molle ont franchement été complices, plus ou moins passivement, de la défaite Française au profit de l’ordre Nazi, et ce CONTRE le mouvement populaire de l’époque, qui menaçait l’ordre établi : pour les industriels comme pour les bourgeois, l’ordre nazi était bien plus enviable qu’un ordre populaire qui venait en quelques mois de mobilisation, d’arracher d’énormes concessions sociales.
donc en l’occurrence, je ne suis pas du tout en phase avec le camarade Mélenchon. interdire le Betar et les groupes violents dans son genre, OUI, lputôt deux fois qu’une même, mais interdire un parti politique sans preuve de son soutien à des groupes violents, NON, certainement pas.
Bon, si Chavez a créé l’ALBA par exemple, c’est pour quelle raison ? Parce que c’est un mondialiste qui veut dépasser le cadre national et promouvoir le cadre de la super région super nationale ?
Ou parce que son analyse politique et la réalité des rapports de force font qu’il considère cela comme une bonne idée, par exemple pour combattre l’impérialisme ?
Depuis quand le régime Iranien respecte la volonté de son peuple ? Depuis quand n’y a-t-il pas un ressenti populaire contre ce régime ? Je veux bien même admettre, même si je n’en suis pas certain, que les élections en Iran n’ont pas été truquées en 2009, en quoi cela fait du régime Iranien un régime non autoritaire ?
en quoi le fait que Mélenchon ne soit pas du même avis que vous sur l’Iran, la Libye et la Syrie, annule-t-il sa dénonciation et son combat concret, pendant des dizaines d’années, contre l’impérialisme américain, y compris sous l’administration Obama ? Pourquoi relevez-vous les citations qui vous arrangent, et occultez celles, dix fois plus nombreuses, qui les contrebalancent ?
Pourquoi vous ne savez pas regarder le monde autrement qu’en noir et blanc ?