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Walid Haïdar

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  • Walid Haïdar 6 janvier 2011 13:14

    Bonjour Morpheus,


    et merci, merci beaucoup pour cet article aussi intéressant que l’ampleur du flop qu’il semble avoir fait...

    Ne vous découragez pas, j’espère sincèrement que vous nous pondrez les deux suites très bientôt.

    Je n’ai pas lu le Venus project mais vu les Zeigetz et addendum (même si c’est un peu loin pour ma mémoire de poisson rouge).

    Les aspects que vous soulevez sont fondamentaux : vous avez visé juste !

    Entrons par là, pourquoi avez-vous visé juste ? On peut raisonnablement supposer que votre parcours qui n’a pas grand chose à voir avec celui de fresco, vous permet de poser un regard complémentaire, et DONC salutaire. Peut-on voir toutes les inscriptions d’une bouteille d’eau en se tenant d’un seul côté ? Peut-on, dans la finitude de la vie, être de tous les bords à la fois ?

    Ce point montre, je crois, le biais fondamental de toute « cratie » qui n’est pas la plus multiple possible : elle se prive d’informations fondamentales.

    La carence d’information est la manifestation, le stigmate, le fait, du monolithisme, ou la déficience de points de vue, d’approches. Mais c’est la conséquence STATIQUE. D’un point de vue dynamique, que se passe-t-il ?

    Beaucoup plus de choses, et beaucoup moins de maîtrise.

    En effet, pour faire simple et intuitif, si à chaque instant nous occultons d’une manière ou d’une autre des approches, nous façonnons des projets qui divergent exponentiellement de ce qui serait raisonnable pour nos intérêts.

    On peut bien entendu objecter que tout savoir à chaque instant est impossible, et c’est vrai, mais l’idée est de s’interdire d’inhiber des approches en en favorisant d’autres. Je veux dire, non pas sombrer dans la cacophonie, mais permettre que l’expression bien ordonnée d’une idée ou d’un projet (y compris sa réalisation), n’inhibe pas l’expression d’autres idées, même (ou surtout) contradictoires. Il faut apprendre à COMPOSER, et non plus à DÉCOMPOSER.

    Mais alors comment faire ? en effet on pourrait schématiser la « gouvernance » en quelques modèles distincts, mais la démarche de tout organisme (individu, groupe, institution, état, groupe d’états...) agissant est toujours la même :

    Observation>analyse>intégration à la connaissance>détermination des projets (ou politiques)>action

    La démarche est universelle (sauf cas très particulier du genre : prise d’halucinogènes>délires>saut par la fenêtre, mais on s’en passera).

    La question est de savoir quelle forme de gouvernance employer pour limiter les biais de cette méthode universelle.

    D’abord, la première chose, et qui est déjà faite, mais dans une certaine mesure que je vais critiquer, c’est de fermer la boucle en rajoutant >observation après « action ».

    Il est nécessaire de donner toute sa dimension au principe du cycle. Tout droit, on ne va nulle-part. En circuit ouvert, l’humanité perd une quantité phénoménale d’information. Il faut fermer le circuit de l’action de l’homme pour former une roue plus à même de nous faire avancer efficacement. La rétroaction entre action et observation est capitale. La rétroaction est en effet la condition sine qua none du progrès non destructeur. Car comment avancer en poussant à bout des logiques finies sans les réinterroger pour les adapter à la réalité mouvante du monde, sinon en les remplaçant à base de tables rases successives, si dispendieuses, parfois traumatisantes, brutales, et souvent dommageables pour la mémoire de l’humanité (voire par exemple la révolution « verte », celle de la culture intensive qui porte si mal cette couleur) ?

    Mais il ne va pas de soit que telle ou telle gouvernance permette de lui donner la dimension nécessaire.

    Aujourd’hui par exemple, cette rétroaction est étouffée par les fameuses « contraintes », de tous ordres : économiques, politiques, structurelles, administratives, culturelles... qu’on nous assène pour nous dire que les concepts c’est bien beau, mais la réalité est là, et elle est pas jolie !

    L’idée est donc, non pas de détruire ou de nier les réalités que sont l’économie, la politique, l’administration et la culture, mais, compte tenu de ces réalités justement, de définir les termes d’une gouvernance à même de composer avec ces réalités, sans compromettre la nécessité de cycle entre action et observation. Il est évident comme on va le voir, que la gouvernance adéquat finirait par modifier en profondeur et de façon dynamique les contraintes sus-citée.

    Revenons à notre introduction via le danger de la réduction des points de vue, la nécessité de la pluralité et de son entretien, car nous avons avec toutes ces idées un beau...cycle conceptuel : en effet, quel meilleur « outil » pour observer ce que l’on fait que « l’autre ». Super outil « l’autre » pour nous tirer de la ligne droite infernale. « L’autre », et a fortiori la multiplicité DES autres, est l’arme ultime qu’il faut ménager pour avancer de façon avisée.

    Or qu’est-ce donc que « les autres », sinon d’autres organismes agissants, c’est à dire effectuant eux aussi le cycle en question, auquel nous avons le droit et le devoir dans la mesure de notre énergie disponible, de contribuer par l’observation ?

    Il apparaît ainsi que le cycle sain n’existe qu’en tant que noeud dans un réseau de cycles, et que la bonne gouvernance devrait, à mon avis et c’est l’idée que j’ai tenté de faire sentir en ces quelques lignes, s’attacher à promouvoir la société en tant que machine métacyclique.

    On a vu pourquoi alors (et vous émettez des doutes légitimes dans votre article) tout monolithisme, y compris une technocratie « bienveillante », ne rempli pas les bonnes conditions pour cette société de cycles, mais il y a une autre dimension capitale qu’il faut penser pour créer les conditions de ces cycles : l’idée de résilience.

    La résilience, qui a de multiples définitions, mais que j’entend comme la faculté d’un organisme à exister par delà les difficultés, les changements, autrement dit, c’est ce que vous appelez la faculté d’adaptation, l’adaptabilité.

    Je vais brièvement expliquer pourquoi cette dimension fondamentale s’oppose à la volonté de puissance, tout en s’y raccordant, mais en la manifestant de façon bien plus évoluée que les manifestations conventionnelles de la puissance, ou disons, à un niveau plus élevé, ou sur un temps bien plus long, pour résumer : en donnant à la volonté de puissance la dimension de la conscience humaine hautement intégrée.

    D’une part, si un organisme ou une entité (la société scientifique dans le Venus Project par exemple) est dominante ou simplement prépondérante, avec les meilleures intentions du monde, cet organisme va influer de façon prépondérante sur le cours des événements, et sur la mobilisation des énergies. Ainsi, c’est à une polarisation des forces, que toute prévalence conduit. Or toute polarisation est anti-adaptative, à moins d’être certain d’être sur le bon chemin adaptatif, mais on entre alors dans le domaine de la croyance, et non de la science. Aucun scientifique sérieux ne peut prétendre être certain de ne pas être surpris par la réalité : au contraire, les plus grands scientifiques sont avides et certains, de ces surprises. L’adaptabilité suppose donc de laisser le plus de possibilité d’échappement en cas d’erreur : c’est l’ouverture de la société sur le monde plutôt que la fermeture d’un bloc compact autour du projet salvateur et universel prédéterminé.

    Prenons un exemple : imaginez un projet gigantesque, où une énergie physique et émotionnelle phénoménale est mobilisée, où des gens ont mis tout ce qu’ils avaient, et qu’en plein milieux des travaux des gens qui n’ont rien à voir avec ça, qui découvrent une façon de faire bien plus économique et qui a beaucoup plus d’avantages.... que se passera-t-il ? La gentille super organisation bienveillante va-t-elle être raisonnable ou la réalité de l’énergie et des situations concrète va-t-elle prévaloir et tenter d’écraser l’émergence de l’alternative ? La bienveillance dont parle Fresco est-elle d’ordre divin ? échappe-t-elle aux réalités concrètes ?

    Peut-être cependant que si la survie des acteurs ne dépend pas des projets qu’ils mettent en place, la résilience pourrait être effective, même pour un énorme projet. C’est à dire si une carrière ne dépend pas d’un projet avorté, si la liberté d’apprendre, de manger, de boire et de respirer, d’écouter de la musique et de se reposer ne dépend pas de la sauvegarde à tout prix de son poste, la résilience serait grandement facilité, même dans le cadre d’un méga-projet.

    Ainsi, on a d’une part nécessité de la diversité, et d’autre part danger de la prévalence de l’unique, mais aussi le danger de l’optimisation à outrance, de la gouvernance sur le fil du rasoir : il faut de la marge, de la souplesse.

    La gouvernance a donc deux objectifs à atteindre :

    1/ garantir les conditions de maintien de la diversité
    2/ contrôler l’émergence des polarités excessives

    Et cette gouvernance ne peut donc être que le fait de la multitude. Par définition même, aucun organisme central ne peut remplir cette mission.

    Le dernier objectif est à mon avis plutôt culturel, et émergera ou pas :

    Sortir de la conception de la maximisation, de « mettre le paquet » en permanence, de tout donner tout le temps pour le moindre projet. On pourrait aussi considérer l’optimisation outrancière, le culte du maximum, comme un super-organisme virtuel agissant sur tous les fronts, et qu’il conviendrait de dompter avant qu’il ne nous dresse...les uns contre les autres de façon dramatique si ce n’est déjà fait.

    Il s’agit donc d’un modèle coopératif, mais qui repose sur la conscience de la globalité, c’est à dire qui suppose que les organismes indépendants s’organisent pour se défendre contre les super organismes, car le super organisme draine les forces de la société.

    Il n’y a pas de « bonnes intentions ». Celui qui se déclare bon peut prouver facilement sa bonne foi en abandonnant son excès de pouvoir, mais il ne le fera jamais seul : il a besoin du contre-pouvoir que constitue l’expression de la volonté de puissance de la multitude.

    Alors il se peut très bien que de bonnes idées soient sacrifiées parce qu’on aura pas su privilégier, voir la bonne idée, que tel super organisme menaçant (par sa dimension croissante) aurait pu ou était en train de développer. C’est même très probable qu’une telle forme de gouvernance produise ce genre d’effets, mais il ne faut pas bêtement oublier toutes les idées et projets que cette gouvernance aura créé par rapport à un autre, et surtout, le fait que la gouvernance de multitude est la seule voie non tyranique, résiliente, et efficace sur le long terme.

    Ainsi donc, la volonté de puissance ne se pense plus au sein du seul organisme particulier, mais compose la volonté de puissance brute inhérente à tout organisme, à la conscience du réseau d’organismes, qui par rétroaction refaçonne l’essence même de chaque organisme en lui donnant en plus de la sienne propre, la dimension du super-organisme, et donc aussi sa volonté de puissance. Alors on perçoit encore plus pourquoi le contrôle de l’émergence des polarités excessive est capital, car à défaut, la volonté de puissance du super-organisme se confondrait avec celle d’un seul, et étoufferait par définition les volontés de puissances particulières.

    Il n’y a pas de formule miracle mais un dosage délicat et instable qu’il faut oser manier, ou alors se résigner aux ténèbres du dirigisme d’état ou à l’enfer du marché « libre », qui n’est autre qu’une emprise féodale aveugle qui polarise la société en des pyramides plus ou moins imbriqués de parasites : commerçants, financiers, et faux productifs les plus à mêmes de satisfaire des désirs après les avoir créés de toutes pièces, la prévalence de la forme « marché » utilise l’illusion de la nécessité de l’optimisation instantanée pour s’imposer : dissipons cette fable grossière de notre civilisation.

    Tout ceci rejoint vous l’aurez compris le trop peu en vogue « agir local, penser global ».


  • Walid Haïdar 6 janvier 2011 10:17

    Bonjour Olivier,


    quelques remarques :

    Si Stanley Mayer intéressait la Nasa et le Pentagone, ainsi que des scientifiques de haut niveau, c’est que ses inventions étaient dignes d’intérêt. Je n’ai aucun doute là-dessus.

    Il est certain que si un système permettait, avec un rendement TOTAL comparable ou supérieur au rendement du fioul, de faire avancer des voitures, ou de faire fonctionner toute autre machine, ce serait une vraie révolution, dans la mesure où cela nous permettrait de diminuer et de quitter progressivement notre état de pétro-dépendance, MAIS à condition que la source d’énergie soit renouvelable. Or ce que vous exposez n’a pas pour source d’énergie l’eau. Absolument pas. Dans ces modules, l’eau est un intermédiaire entre la source d’énergie et le moteur. Au lieu de faire avancer directement la voiture avec l’électricité, on la fait avancer avec l’hydrogène produit grâce à l’électricité. Mais il n’y a aucun miracle là-dedans. Ca s’appelle l’électrolyse et c’est vieux de plus de deux-cent ans, même si on a certainement amélioré le procédé. Je répète ceci dit que ce pourrait être très intéressant, mais il faudrait que la SOURCE d’énergie électrique soit renouvelable et propre. Si l’électricité vient du nucléaire ou du pétrole ou du charbon, je ne vois pas l’intérêt, à moins d’un rendement sensiblement supérieur à celui du moteur à essence.

    Par ailleurs, et c’est très important : je ne comprend pas le rapport avec « l’énergie du vide » ou encore votre introduction « cela s’appelle faire de l’énergie avec du vide ». Il n’y a rien dans ces systèmes qui suggère une quelconque faculté de « tirer » de l’énergie du « vide ». Le principe de conservation de l’énergie nous indique qu’au final, on ne produit jamais d’énergie, en fait, on ne fait qu’en perdre, car le second principe de la thermodynamique nous enseigne (et ce n’est pas un principe périphérique, mais un principe d’une profondeur absolue), que tout travail accroît le désordre, autrement dit, qu’il y a toujours dissipation d’une partie de l’énergie sous forme de chaleur. Lisez bien, c’est intéressant à comprendre : on ne produit jamais d’énergie ! On extrait de l’énergie de notre environnement, dont on utilise une partie qu’on a pu canaliser adéquatement, et on perd l’autre partie, en général sous forme de chaleur.

    Ce que l’on fait avec le nucléaire, et c’est pourquoi c’est très puissant (mais horriblement dangereux et polluant), c’est qu’on TIRE de l’univers de l’énergie à partir d’atomes que l’on brise, et on transforme ainsi de la matière en énergie que l’on exploite (toujours avec de grosses pertes sous forme de chaleur (à peu près égal au déficit de rendement des turbines) et même d’énergie cinétique de vapeur d’eau). C’est actuellement, la forme la plus puissante d’énergie, au sens où elle utilise une très faible quantité de matière première pour une énorme quantité d’énergie. La fusion est plus puissante et infiniment plus propre (selon les atomes utilisés), mais non encore maîtrisée (officiellement en tous cas).

    avec le fioul, et AUSSI avec les systèmes à eau que vous évoquez, il s’agit de tirer ou convertir de l’énergie à partir de transformations chimiques, d’un ordre infiniment inférieur à celui du nucléaire.

    Alors vous évoquez l’énergie du vide. Pourquoi pas. Ce serait en effet l’énergie ultime. Tirer l’énergie du vide serait bien pratique. La conception classique du vide, est ce qui est constitué de... RIEN. Donc on aurait du mal à en tirer quoi que ce soit. Mais si le vide « perceptible » (si j’ose dire) était autre chose que « RIEN », par exemple s’il s’agissait d’une forme intriquée de matière et d’antimatière, on pourrait envisager d’en tirer de l’énergie en faisant réagir matière et anti-matière. Et là les ressources seraient d’un ordre infini à notre échelle, infiniment plus fort que le nucléaire. Ceci étant, on est là dans la pure spéculation et science fiction. C’était juste un exemple pour dire que ce que vous appelez l’énergie du vide :
    1/ n’a rien à voir avec le moteur à eau
    2/ on ne sait pas vraiment ce dont il pourrait s’agir, d’un point de vue cosmologique et physique

    L’autre voie, infiniment plus modeste, est celle de Nicolas Tesla et de sa voiture utilisant l’énergie du champ magnétique terrestre : pourquoi pas... Pourquoi pas envisager d’utiliser cette source monumentale et globale d’énergie ? A ma connaissance, on sait pas faire (ou très mal), mais je ne doute pas qu’on ne perdrait rien à lancer plus de recherches là-dessus. Mais tant que les industries et les militaires auront la main mise sur la science, rien qui ira dans le sens de l’émancipation et de la paix ne verra le jour. Nos forces sont entre les mains de psychopathes, et c’est ça le seul problème (mais de taille...)

    Comme vous, je suis absolument conscient que les industries ont parfois, et peut-être même de plus en plus tendance à écarter ce qui pourrait être dangereux pour le système, et donc à étouffer l’innovation réelle (je ne parle pas des 10 milliards de dentifrices différents et des rasoirs 10 lames, des nouvelles marques de corn-flakes et autres barres chocolatées, des médicaments inventés ensuite pour soigner les maladies produites par toutes ces cochonneries...), et à saboter autant que possible tout ce qui pourrait augmenter l’autonomie de la société vis-à-vis d’elles.

    Ceci est évident, mais ça ne permet pas de tout confondre, s’il vous plaît, ne nuisez pas à une grande cause, à LA grande cause de l’autonomie, avec des confusions grossières, probablement involontaires vous connaissant un peu.


  • Walid Haïdar 14 décembre 2010 18:43

    Pierrot123 : Mais le vide est vide de sens peut-être parce qu’il n’existe pas...comme le pensais Aristote. Le vide serait donc une intime mixture de matière et d’anti-matière.


    BlueTemplar : Dans le modèle gemellaire (et théoriquement donc), l’antimatière a « une masse négative » au sens où depuis son univers propre, jumeau du notre, elle repousse les masses situées dans notre univers. Mais j’ai été clairement abusif en employant la notion de « masse négative », en vérité la masse est positive mais théoriquement (enfin dans l’hypothèse gemellaire toujours), la gravitation est une force de répulsion entre matière et antimatière. Pour l’instant, expérimentalement, on ne connaît pas l’effet de la gravitation sur l’antimatière, mais on le connaîtra peut-être bientôt : 
    État de la recherche[modifier]

    La recherche sur la production et le stockage de l’antimatière s’améliore rapidement au cours du temps : ainsi aujourd’hui on est capable de créer de l’antimatière, en utilisant notamment les accélérateurs de particules. Les accélérateurs de particules, en projetant des particules l’une contre l’autre, entraînent la formation d’antiprotons et de positrons (des antiélectrons). Il est désormais possible de les isoler des autres particules via une méthode complexe, puis de les piéger dans un champ magnétique sous vide.

    Des chercheurs ont déjà stocké ainsi des millions d’antiparticules dans des réservoirs pendant une semaine. La difficulté du stockage semble a priori réglée, les temps de stockage s’améliorant rapidement, ainsi que le savoir-faire permettant de produire les quantités suffisantes requises par le besoin des expériences, (mais en aucun cas en tant que stockage d’énergie). Cependant, ces antiparticules étant à grande vitesse après leur création, il faut les ralentir très fortemnt pour obtenir des antiatomes faciles à étudier : ce processus n’est pas encore résolu. D’ici à 2013, l’expérience Aegis7 qui est menée au CERN doit tester l’effet de la gravité sur l’antimatière8. En effet il ne faut pas confondre « la masse » et « l’attraction universelle due aux masses » : ces deux notions sont totalement indépendantes et de valeurs numériques en tous points différentes.


    Il ne faut pas confondre non plus, comme je l’ai bêtement écrit par étourderie, la théorie de l’univers gémellaire et la théorie de Sakharov, qui considérait un univers précédent le notre, et constitué d’antimatière, univers s’étant retourné en une singularité à t=0 de notre univers pour devenir notre univers constitué de matière (et d’un 10^9ième d’antimatière).


    La théorie de l’univers gémellaire mène à considérer que la singularité serait intangible, car plus on s’en rapproche, plus « le temps s’allongerait » (et les constantes de la physiques seraient « tordues » bien que les équations demeureraient vérifiées). Le temps « précédent » la singularité chez Sakharov serait donc en fait le temps de l’univers gémellaire dans la théorie gemellaire, qui est inversé par rapport au notre au sens où la matière de notre univers se déplacerait à rebrousse-temps dans l’univers gémellaire et vice-versa, ce qui semble ne pas avoir de sens, ou en tous cas fait très mal à la tête comme concept.


    Mais quelle est la vraie signfication du signe du temps ? Ce temps gemellaire est-il vraiment orienté inversement (mal de tête en perspective) ? ou est-il une traduction de la nature inversée de la gravitation entre matière et antimatière, passé et futur restant alors sagement à leur place ?



  • Walid Haïdar 13 décembre 2010 17:17

    La masse de l’anti-matière est négative, celle de la matière positive.


    Il me semble que dans la théorie bi-metrique de Sakharov, il y a un univers d’antimatière, jumeau du notre fait de matière.

    La matière attire la matière, l’antimatière attire l’antimatière, et tandis que matière et anti-matière se repoussent.

    Par ailleurs, lorsqu’une masse se déplace dans l’univers gemellaire, elle le fait à rebrousse temps de l’univers jumeau, de même lorsqu’une antimasse se déplace dans notre univers, en subissant donc une force d’anti-gravitation (le temps de l’univers jumeaux est de signe opposé au notre).

    Le vide, si on combine les deux théories, serait-il une contrition de matière-antimatière où le temps ne s’écoule pas ? je veux dire qu’il n’y aurait de temps que relativement à la matière/l’antimatière, mais le temps n’aurait pas de réalité vis à vis du vide. Ce qui paraît très cohérent avec la conception classique du temps.

    Le vide serait peut-être un genre de « no-man’s land » entre les deux univers jumeaux, ou la frontière des deux, où se mêlent intimement l’eau douce et l’eau salée.. heu, la matière et l’anti-matière. Pour passer dans l’univers gemmelaire, il faudrait peut-être passer par cette frontière, mais comment ?

    Il faudrait perforer la frontière, c’est à dire le vide, avec notre engin, pour passer de l’autre côté. Vaste problème, où il faudra aussi se démener avec la question du signe du temps...

    Moi j’y comprend rien.

    Pour répondre à la question « pourquoi cette dualité », l’envie est grande de dire que la dualité est vraiment un principe universel. Chromosomes en double-hélice, yin-yang, tout et son contraire.

    Une chose peut-elle exister sans son dual ?

    Peut-être que le vide finalement, c’est la dualité parfaite, accomplie, dans un mariage absolu entre matière et anti-matière, une chose et son contraire.

    Au fait, merci beaucoup pour ce superbe article !


  • Walid Haïdar 17 novembre 2010 20:17
    Je suis pour l’utilisation de la technologie.

    Alors répondons point par point aux technophobes :

    1/ l’universalité. Je n’ai quasiment joué les règles du hors jeu dans une partie pop, dans un jardin public ou à la plage. Je ne jouais pas à 11 contre onze non plus, et y a jamais eu d’arbitre.
    Quand je jouais en club, on avait pas 4 arbitres, et un timer pour indiquer (de façon complètement bidon, soulignons le) l’espèce que temps additionnel qui ressemble à rien et qu’on annonce à l’avance au foot. Y avait, quand je jouais au niveau district, pas d’arbitre et c’était l’équipe extérieure qui fournissait l’arbitre, qui tentait d’être impartial comme il pouvait. Les arbitres de touche c’était un de chaque club.

    Donc l’argument d’universalité me fait franchement rigoler. Pour faire vibrer les foules, y a pas besoin de bannir la technologie. Ca n’a vraiment rien à voir, c’est une pure invention. Et en attendant, la subjectivité humaine, les erreurs, c’est bien pratique pour pouvoir manipuler les matchs d’une façon ou d’une autre.

    2/ la vidéo peut aussi se tromper. En effet. Au lieu d’avoir 50 erreurs flagrantes par match, on en aura une tous les 50 matchs. C’est pas du tout comparable évidemment, et donc cet argument ne vaut rien. C’est exactement la même chose que dire que le préservatif ne sert à rien parce que parfois il éclate. Taillez cet argument en pointe d’ailleurs, il pourrait être plus utile sous cette forme.

    3/ le rythme. Aucune raison de casser le rythme avec la vidéo, mais d’abord, je dois dire que je suis pour 5 arbitres. 1 de champ, 1 sur chaque ligne de touche mais sur toute la ligne et non seulement sur la moitié, et enfin 1 arbitre derrière chaque surface de réparation. Déjà ça ça limite sérieusement les erreurs et dissuade les fraudes dans la surface. Pour ce qui est du hors-jeu : quel manque d’imagination. Les arbitres n’ont qu’à signaler uniquement les hors jeu dont ils sont certains. Quand ils c’est limite, on signale pas, et y a un arbitre vidéo qui en temps réel se concentre sur les hors-jeu et vérifie. Ca prend 3 secondes avec les bons outils. L’action se continue, et s’il y a hors-jeu, c’est signalé à l’arbitre, qui revient au hors-jeu. Tout con.

    4/ sans erreur, c’est moins fun. Argument ridicule. Le sport est fait pour quoi ? pour tricher ? non, pour se mesurer aux autres et donner ce qu’on a, dans un esprit fair-play. C’est ça l’idéal du sport. Donner des marges d’erreur, c’est augmenter la tentation car la rentabilité de la triche, et du mauvais esprit. Cet argument est minable, et anti sportif.

    Enfin y a un truc fondamental que vous comprenez pas. On joue tous au foot avec les copains le WE. Je sais pas vous, mais moi je suis absolument dégoûté par la mentalité des amateurs du dimanche. Ils calquent leur mentalité sur la triche et la malhonnêteté des pros. Parce que les pros ont des enjeux énormes, et comme le taux d’erreur est énorme, jouer sur la triche rapporte suffisamment pour que tous les pros n’hésitent pas à tricher et à profiter des aléas de l’arbitrage. En rendant les choses carrées, on supprime l’intérêt de la triche, on change l’esprit du jeu, et ça se ressentira sur l’esprit des jeunes et des pratiquants du dimanche. Ca redonnerait au foot un esprit de gentleman, un vrai sport à la fois noble, populaire, universel : ça c’est une belle ambition.

    L’universalité, c’est le goût des gens pour ce sport qui la garanti, mais l’esprit de ce sport, il est diffusé par les pros : ce sont eux qui déteignent sur les jeunes et les amateurs, et c’est donc sur le foot pro qu’il faut prendre des mesures pour qu’il déteigne positivement sur le reste.

    Voici à mon avis les réformes qu’il faudrait pour faire du foot un sport de gentlemen, et un sport à spectacle, où les meilleurs ne sont plus des grosses brutes aux pieds carrés, et des tacticiens de l’anti-jeu et de la défense :

    - 5 arbitres, comme dit plus haut
    - quitte à réduire le temps à 80 ou 75 minutes, arrêter le temps comme au basket, avec un simple chrono c’est vraiment pas compliqué, et ça évite tout bêtement tous les anti-jeux à la con, qui pourrissent les matchs et son injustes.
    - ne pas siffler les penaltys/fautes/hors-jeu limites : le moindre doute, on s’abstient.
    - vidéo-arbitrage en temps réel décalé de quelques secondes pour siffler les hors-jeu/fautes/pénaltys non sifflés par l’arbitre. L’action stoppe, on revient à la faute.
    - vidéo pour l’après-match sans restriction : sanctionner TOUS les faits de jeu qui doivent l’être (y compris les simulations à deux balles), blanchir les innocents (si jamais il en reste)
    - sur un geste interdit (tacle dangereux, coudes etc.), si la victime est privée de terrain pendant X mois ou semaines, le coupable est privé de terrain pour la même période.

    Et là, le foot devient une très très belle chose à voir.

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