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Walid Haïdar

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  • Walid Haïdar 24 novembre 2008 02:54

    Marc Bruxman, je saute sur l’occasion de ce cas particulier pour essayer de convaincre le libéral que vous êtes, que l’intervention d’une conscience collective sur les marchés n’est pas une mauvaise chose.

     Vous venez d’expliquer que la régulation est souhaitable pour la majorité des cas mais que la loi est juste un outil inadapté car lésant certains cas particuliers. (je résume ainsi votre propos car pour moi, une auto-régulation post traumatique est moins souhaitable qu’une régulation intelligente qui anticipe le naufrage).

    Ca ne veut pas dire qu’il ne faut pas agir globalement sur le système (par un système d’incitations, voire des lois), ça veut dire qu’il faut que le système d’incitations doit être le plus à même de favoriser les bons comportements, et tant pis pour les défauts et les cas particuliers lésés (la perfection n’existe pas).

    Si la jungle ou le "chacun fait ce qui lui semble intéressant" conduit à des naufrages, autant réguler en lésant certains pour éviter les naufrages.

    Devant la complexité, le crétin formate tout, le flemmard intellectuel regarde les intérêts se déchaîner, le sage tâche de comprendre le mieux possible (et donc réfléchit avec tous) pour poser un cadre souple et dynamique (intelligent) en vue d’éviter que la liberté de chacun oublie de considérer que nous avons tous, aussi, intérêt à ce que les comportements destructeurs, entropiques, résultant de la défense d’intérêts trop gourmants, soient faiblemet représentés dans la masse des comportements des acteurs.

    Il est crétin de croire qu’on peut réguler des systèmes complexes à l’aide de cadres rigides, mais il est profondément stupide de croire que laisser faire fera par miracle émerger une organisation non catastrophique.

    Il est intellectuellement lâche de s’arrêter à la conviction qu’il n’y a rien de mieux à faire que rien.

    Autrement dit, l’état, la démocratie, a son mot à dire en économie, car le marché existe pour l’homme et par l’homme, et qu’il est absurde d’inverser ce qui est la source et ce qui est accessoire.



  • Walid Haïdar 31 octobre 2008 03:27

     Votre raisonnement sur le vote raciste noir me semble adopter un point de vue mal adapté.

    Non que je pense qu’il n’y a pas de racisme noir. Les noirs sont des gens comme les moins noirs, il y en a des racistes, c’est évident.

    Mais le fait qu’ils votent plutôt Obama résulte beaucoup plus du fait que les noirs votent depuis un certain temps démocrate (je suis plus sûr, mais il me semble que c’est au moins depuis les années 50/60).

    A cette constance à gauche du vote noir, s’ajoute évidemment toutes les dynamiques possibles et imaginables. Il se trouve effectivement que les noirs vont globalement voter plutôt à gauche cette fois-ci encore, et tant mieux vu le contraste entre les candidats (si j’ose dire !).



  • Walid Haïdar 30 octobre 2008 01:41

     @Philbrasov :

    Connaissez vous la situation financière de M. Robert ?

    Il est tout simplement ruiné et a ou du moins a eu les huissiers sur le cul pendant très longtemps. Comment pouvez-vous affirmer qu’il fait tout ça pour vendre sa salade ? Cette histoire lui a coûté beaucoup plus cher qu’elle ne lui a rapporté. a tel point qu’il y a quelques mois, à bout, harcelé de toutes parts il a décidé de se taire...moment choisit par le courageux Philipe Val pour le calomnier (sachant qu’il avait décidé de se taire, donc qu’il ne répondrait pas à l’attaque. Le psychopathe, c’est peut-être M. P. Val, extrêmiste pro-occidental qui fait penser au Péripate, extrêmiste liberal à deux balles, dont la malhonnêté intellectuelle est terrifiante).

    Apparament revigoré par des soutiens nombreux, Denis Robert recommence à insister dans sa voie courageuse et riche d’enseignements pour nous tous.

    Quant aux psychopates qui "croient encore" aux thèses de Meyssan, je vous remercie de nous traiter ainsi, de nombreux internautes, des députés démocrates Italiens, Japonais ou Canadiens, des scientifiques, des anciens agents du FBI, des experts en démolitons contrôlées, des architectes, des anciens de la CIA, des familles des victimes, j’en passe et des meilleures.

    Vous êtes un âne si vous permettez que je vous renvoie un compliment en échange. Vous ne comprenez rien, ni au sens de l’histoire, ni aux rapports complexes et périllieux entre le pouvoir de l’argent et lastabilité de la démocratie.

    Vous ne comprenez rien, parceque vous avez trop peur de remettre en question votre conception ultra conventionelle de la vie, et de l’histoire.



  • Walid Haïdar 13 octobre 2008 00:05

     Une homogénéïté culturelle enviable ?

    Tu veux dire, par exemple, que les gaulois auraient été bien plus "performant" si les romains (ou les grecs) ne leur avait pas fait connaître le vin, et qu’ils avaient continuer à ne boire que de la bière et de l’hydromel ?

    Que l’amérique a eu tord d’acceuillir des scientifiques étrangers pour forger son avance technologique ?

    Que la France va mal à cause du couscous ?

    C’est quoi cette généralité à deux balles, prouvée par aucune étude (à part Mein Kempf) sur le fait que la diversité culturelle met en péril les sociétés ?

    La diversité culturelle pose des défis et des opportunités à relever et à exploiter, c’est différent. Rien ne va de soit, c’est une évidence (surtout quand on fout la diversité dans des gettos), mais le propre de l’homme c’est de pouvoir être consciencieux et refléchit, de s’organiser pour réussir.

    Pourquoi tu dis des conneries comme ça, gratuitement ? Pourquoi je te répond d’ailleurs...



  • Walid Haïdar 12 octobre 2008 23:33

     Merci pour cet article M. Branche.

    J’ai suivit les échanges y faisant suite et j’aimerais y participer un peu.

    On se place ici dans un univers dynamique que l’ont fait et qui nous fait en tant qu’observateur, et donc nous sommes des observateurs dynamiques. Je souscris à cela.

    Mais de même, il me semble que l’internet ne peut être pensé en tant que ce qu’il est aujourd’hui, car internet est aussi un agent dynamique d’un univers dynamique.

    Aussi si Eloi butait sur le fait que l’internet soit ou non un facteur déterminant de mutation de l’humanité vers un neuromonde, ce blocage me paraît dépassable en oubliant internet et en faisant simplement la constatation que les échanges d’informations et la communication multisensorielle sont en pleine explosion, comme jamais ils ne l’ont été dans l’histoire de l’humanité : jusqu’aux années 90, j’avais accès uniquement au contenu matériel du lieu où je me trouvais, c’est à dire au mieux une bibliothèque (ou un énorme disque dur de l’époque), au pire à rien (entre les deux la télé et 1 journal à la fois). Aujourd’hui j’ai quasiment toute l’information du monde dans mon ordinateur portable, bientôt sur un support aussi collant que le téléphone portable. Nous communiquons par internet des images, des sons, des écrits, bientôt des odeurs, des sensations tactiles (avec quelques branchements...ou même pas).

    Evidemment, débattre intensivement ici sur des plans plus ou moins théoriques n’enlèvera rien à l’état actuel des choses, fort de son inertie : ma concierge continuera à lire Voici papier plutôt qu’AgoraVox, je continuerai à être heureux de voir mes proches en chair et en os même si je peux communiquer en permanence à distance, et même si une machine révolutionnaire me faisait sentir leur odeur ou avoir la sensation de les toucher à distance (quoique les progrès technologiques sont parfois si bluffant...).

    Il y a une prégnance forte de tout ce qui découle de notre éducation et de notre expérience, qui contribue (avec milles choses) à l’inertie du système. C’est ici que commence le débat politique et la politique, qui visent à comprendre et appliquer des processus à même de nous mener vers une meilleure adéquation entre la réalité (par exemple les potentialités d’internet) et ce que détermine notre expérience passée en tant qu’individus, et en tant que société. Une sorte d’actualisation de nos logiciels pour embrasser de façon plus harmonieuse notre environnement et ses potentialités (car ne pas embrasser, au sens d’assumer, les potentialités, c’est se voiler la face dynamique de l’univers, si j’ose cette tournure abusive. Je n’implique pas par là une adaptation ou une soumission aux potentialités, mais le fait de les assumer en tant qu’elles existent, en rapport avec nos aspirations individuelles et collectives)

    Eloi, vous demandiez quelles seraient les finalités d’une telle politique ? A mon avis il serait absurde de pointer une finalité ou même plusieurs finalités en guise de repères pour diriger une telle politique, ce qui ne veut pas dire que l’on ne peut dégager des règles (ouvertes, flexibles et abrogeables).

    Se qui caractérise le défi d’actualisation qui nous est posé, est justement le dynamisme dans lequel nous sommes plongés, et son indétermination permanente, qui appel justement une actualisation permanente. En fait, il faut intégrer que le changement du monde change ceux qui le changent et ce qui le change de sorte que toute finalité devient mutilante, et le deviendra de plus en plus vite, c’est à dire que la durée de pertinence des finalités diminue et va encore diminuer.

    Toute politique doit, à mon sens, non pas prendre ses repères sur des finalités (par définition statiques), mais se donner les moyens de préserver la vie de tout système conscient. C’est une finalité me direz vous. J’y vois plus l’oeuvre de faire respecter le devenir de chaque système conscient, c’est à dire par définition faire respecter des choses dynamiques. Le monde est en devenir, la politique préserve le devenir des entités (conscientes, car sinon apolitiques) du monde.

    Ainsi, on ne défini pas de méta-système a priori, englobant les autres systèmes, ou de système annexe leur imposant des finalités (car alors il les tyranise au pire, les mutile au mieux). L’ensemble des systèmes doit se doter de moyens structurels, d’un squelette qui articule les différents système en un méta-système, un organisme.

    La confection du squelette doit suivre une seule loi, aucune autre : préserver de part et d’autre de chaque os l’organe relié, dans la mesure où il est changé par la relation même à l’autre système évidemment.

    Autrement dit, l’organisation ou le type d’organisation des systèmes n’est pas à définir a priori, mais la meilleure organisation se construit par ouverture consciencieuse de chaque système sur les autres.

    Et cette ouverture est à l’ordre du jour, ou des jours qui viennent, dans le cours des TIC.

    Malheureusement, je crains que le méta-organisme en question soit d’une nature encore une fois plus élevée, et donc plus délicate, que chaque entité plus ou moins grosse actuelle, que ce soit les états, les ONG, ou l’association d’amateurs de vins en bas de chez moi (comme la fleur ornementale est plus délicate que les protéines qui la constituent). Et cette délicatesse, appelle il me semble un haut niveau de délicatesse des acteurs, pour qu’ils s’actualisent dans un méta-organisme moins mutilant.

    Articulations ou chocs dévastateurs des systèmes ?

    Probablement les deux.

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