Morice, j’aime bien votre article, et même s’il reprend un thème et des thèses déjà connues par certains, ce n’est pas le cas pour tout le monde, et on ne martèlera jamais assez les points de vue occultés ou quasiment occultés par les médias les plus influents.
Cependant je ne comprend pas pourquoi :
1/vous répondez aux gens qui trouvent votre article insignifiant et ne veulent débattre que de choses qui n’ont rien à voir avec la choucroutte et vous humilier, vous et votre article.
2/vous semblez sur la défensive et assez agressif dès que quelqu’un critique votre article ou les thèses qu’il sous-tend.
3/vous semblez croire que dire à un gars de droite "vous êtes un mec de droite, ne faites pas la fine bouche" va faire naitre un débat constructif entre vous, ou alors vous estimez simplement que c’est pas la peine de discuter avec les gens de droite (c’est à dire la moitié de la population). Auquel cas on est mal barrés.
Avec tout ça, vous récoltez les super contre-arguments des paranos du genre :
"vous êtes l’ami d’Adolf Hitler"
"vous êtes l’ami des Salafistes"
"vous voulez me gazer parceque je suis juif"
etc...
Sans parler des Trolls ridicules qui n’ont pas peur (le ridicule ne tue pas) de dire à un gars "Djanel, quand est-ce que tu débarques en Algérie avec ton bateau ?".
Bref, avec un comportement puéril et peu constructif de votre part, vous récolterez un débat de merde.
Or si le sujet de votre article vous intéresse, vous prendrez plus soin de cultiver un beau débat que de vous défendre contre les âneries les plus affligeante.
Le débat qui a lieu ici, sur un sujet aussi riche (si on daignait l’approfondir), est tout simplement atterant, pour ne pas dire inexistant. Mais quel âge ont les intervenants ? On dirait une cour de Collège, vraiment arrêtez quoi...
Au sujet du problème du cuivre et des matières premières qui constituent le hard des nouvelles technologies, leur extraction est coûteuse, leur rareté se fait préocupante, mais, me semble-t-il, il est possible de les recycler...non ?
De plus, si on regerde à quel point le matos est fait pour se dégrader en vue d’un remplacement (c’est à dire d’un achat) futur, on se dit qu’on a des marges de manoeuvres.
Il faut bien voir que les gentils industriels guidés par la loi du marché (la meilleure, c’est bien connu) on quand même mené une politique de gaspillage de matières premières assez faramineuse, et scandaleuse (de nombreux fabriquants de voiture par exemple, prennent soin de fabriquer les voitures qui soit le moins durables possibles tout en respectant les normes : quelle voiture neuve tient plus longtemps qu’une BX ? Avec les progrès de la technologie, guidés par une meilleure voix que celle du marché (ou disons la voix du marché et du citoyen, mais avec au moins autant de citoyen que de marché), on aurait pu avoir des voitures qui tiennent bien plus longtemps que les vieilles BX).
Enfin, même en terme de dématérialisation, y a de la marge. Par exemple, si tout le monde passait sous mac ou linux, on économiserait énormément de temps de résolution de bugs, et on serait pas obligés d’acheter la dernière crotte de microsoft qui sert à rien : ça mettrait des concepteurs de logiciels au chômage, ce qui changerait des malheureuses caissières.
Concernant la question du remplacement des métiers obsolètes (caissière ou ingénieur chez microsoft), il y a effectivement les services à la personne, et le service à l’humanité. Du genre des métiers de gens qui refléchissent et diffusent l’information, l’innovation technologique, les maîtres de formation, la culture, la gérance, et aussi : le chômage.
Pendant le chômage, payé peu certes, les gens peuvent réfléchir, se cultiver, se former à des métiers en vogue... et ainsi acquérir un comportement d’abord plus intelligent, donc moins coûteux, puis plus productif grâce à la formation acquise.
J’adore l’idée de la supression des supermarchés et vente en ligne. C’est un procédé qui pourrait être utilisé pour le développement des coopératives, qui, en rémunérant mieux les producteurs de bouffe, leur permet de baisser les prix (si la coopérative se développe, plus de concurrence entraînera une baisse des prix).
Je pense qu’on ne mesure pas l’ampleur du gâchis que produit notre mode de vie tout pourri.
Combien de tune a été passée dans L’Oréal, la boîte qui fabrique à la chaîne des choses inutiles avec de nouveaux flacons ? Tellement de tune que la femme la plus riche du monde en a créé son pactole.
On vit comme des porcs, mais bien utilisée, notre intelligence peut nous permettre de vivre comme des princes élégants.
Ce que je voulais dire, c’est que l’estimation (inévitable évidemment) de la réalité par le privé connaît aussi ses travers (junk bonds, subprimes, conflits d’intérêts divers et variés, j’en passe et des meilleurs), et effectivement, c’est à l’état d’instituer des règles du jeu pertinentes et faire règner la transparence et l’équité. Pour cela il faut renforcer l’état, et non pas l’affaiblir comme c’est la tendance depuis 30 ans. Si quelques hommes peuvent acheter des pays entiers, comme les états peuvent sérieusement influer sur les systèmes de la finance toute entière ?
D’autre part les travers que vous dénoncez à juste titre dans la gestion par l’état de son argent, sont le résultat d’un mauvais contrôle (et d’un mauvais encadrement d’ailleurs) des décideurs. Je ne remet pas cela en question, c’est indéniable. Mais le problème n’est pas en soit le fait que ce soit l’état qui créé sa monnaie. Le problème est que les décideurs ne sont pas bien encadrés/contrôlés, par des contre pouvoirs adéquats.
Le problème central selon vous est donc la bonne volontée de l’état.
Vous oubliez que le principe de la démocratie, c’est la séparation des pouvoirs, l’existence en face de chaque pouvoir, d’un ou plusieurs contre-pouvoirs.
Vous dites : les députés, futurs ministres en puissance, ne s’auto-contraindront pas. Vous admettez donc que le parlement n’est pas un contre-pouvoir vis à vis du gouvernement. Mais ça ce serait un problème de notre démocratie, à régler par ailleurs.
Je déduis de votre argumentaire que l’état peut créer sa monnaie à condition que procédé soit suffisemment démocratique.
Le pendant de l’insuffisance démocratique, dans le privé, ce sont les défauts d’informations, et ils sont nombreux.
Autrement dit, le créateur de monnaie peut être l’état et/ou les banques privées, mais à condition que le procédé soit respectivement démocratique et dans un contexte de transparence.
Actuellement, la création de monnaie est faite sur la base de ce que l’on estime être la réalité économique. Mais ce que l’on estime être la réalité économique, c’est la réalité économique modulo les nombreuses pertes et déformations d’informations.
Ingrid Betencourt c’est à la télé. Je n’ai pas besoin de travailler à plein temps pour m’informer différemment.
Il me suffit de consulter des sites dont je sais qu’ils informent sur des sujets plus utiles.
Aujourd’hui, sur BFM ou Itélé, j’ai vu 3 informations : Ingrid est jolie et émue de sa libération (je m’en branle), deux étudiants ont été découpés en morceaux (je m’en branle avec la main gauche), un gamin a été enlevé (je m’en tamponne le coquillard).
Et en dessous, y avait les petites phrases l’air de rien, genre : 40 morts dans un attentat à Karachi : ce serait intéressant de comprendre ce qui se passe dans un pays entier, l’afghanistan, mais non, on nous parle de deux gars qui se sont faits découper par un psychopathe.
Bah quand je vais sur internet, j’ai pas à chercher longtemps pour trouver des articles qui traitent de geoplitique plutôt que de faits divers.
Vous caricaturez, et c’est très dommage, car les opportunités sont bien là. J’avoue être assez fatigué de ce fatalisme et de ce pessimisme stérile (je ne vous vise pas, je le constate parmi mes amis, ce qui m’agace, car les arguments sont toujours ces mêmes abus de généralités et de raccourcis faciles et caricaturaux).
La chose claire, c’est qu’à la télé, on a pas grand chose, dans les journaux, les choses les plus intéressantes ne sont pas forcément plus développées que d’autres qui sont moins importantes, et sur internet, on peut trouver beaucoup beaucoup de choses, sur des sujets qui nous intéresse, on peut dialoguer avec pleins de gens intéressants, partager des expériences...
Quand dans l’histoire on a eu une telle possibilité de dialoguer avec n’importe qui n’importe quand, et gratuitement, sans se déplacer ? Jamais, et si vous trouvez que c’est anodin, vous me choquez.
Mais bon, c’est peut-être parcequ’être optimiste ça donne une tête de con, et que du coup, vaut mieux cracher dans la soupe et dire que tout est pourri.