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Walid Haïdar

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  • Walid Haïdar 7 juillet 2008 23:21

     Je ne dis pas le contraire, je dis que ce serait l’occasion de penser de nouvelles façons de rémunérer les producteurs d’oeuvres culturelles.

    Je parle au passage du nombre de téléchargements, pour ceux qui ne veulent pas enseigner ou donner des conférences.

    Pour être intermitent du spectacle, on doit remplir telles ou telles conditions. C’est un statut qui a été attaqué y a pas longtemps, alors qu’il est pertinent, et même à revaloriser.

    On peut imaginer des intermitents de la litérrature, pourquoi pas. Reste à imagnier un statut adéquat, ce qui n’est pas forcément évident, mais préjuger que c’est impossible, c’est bâcler la réflexion.

    Quand je parle des écrivains qui pensent que leur statut de millionnaire est justifié, je pense à BHL et à d’autres. (à Johnny ou Aznavour pour la musique). Je ne pense pas à tous ceux, comme toi, qui auraient à gagner via une nouvelle donne dans la diffusion de leurs oeuvres.



  • Walid Haïdar 7 juillet 2008 15:32

     Moi je ne vois pas ce qu’il y a de choquant dans ce qu’il dit. qu’on vende les livres parceque ce sont des objets, c’est logique. qu’on ne mette pas le barage de l’argent devant la diffusion de la culture.

    C’est révolutionnaire par contre.

    C’est à dire que le net nous rappelle les fondemmentaux. On écrit pour être lu, sinon on n’écrirait pas. Le sens même de l’écriture, comme de la musique, c’est sa communication à l’autre.

    On écrit pas pour devenir riche. Mais beaucoup on cru que c’était le cas. Encore aujourd’hui, une bonne partie des auteurs écrivent ou composent pour gagner plus.

    La technologie nous permet de s’approcher de la quintessence de l’art, puisque sa diffusion a un coût nul et ne dépend du niveau de vie des interlocuteurs : le pauvre a accès à autant de culture que le riche.

    Au lieu de s’en réjouir, de trouver ça fabuleux, les artistes et écrivains s’indignent. Ils ne pourront plus être ou espérer être riches en faisant de la rente sur leurs oeuvres (évidemment, la plupart sont pauvres (et peu lus), même avec ces rentes, et ont mêmes des oeuvres qui ne sont pas diffusées par le système traditionel et aberrant).

    Le combat des artistes authentiques, ne doit pas être un combat pour gagner plus, ou ne pas gagner moins. Ce doit être, au moment ou la technlogie ouvre des potentialités qui foutent le bordel dans les shémas conservateurs préétablis, un combat pour une société qui permet la libre expression artistique, et la rémunération convenable des gens qui s’investissent dans l’art ou l’écriture.

    Par exemple :

    Les musiciens rémunérés par les concerts (et s’il y a plus de gens qui peuvent écouter leur musique, il y aura plus de gens aux concerts)
    Les compositeurs rémunérés en pourcentage sur les concerts
    Les écrivains rémunérés par la collectivité en proportion de la quantité de leurs écrits qui sont lus (nombre de téléchargements etc.), rémunération lors des conférences, statut particulier prof/2crivain, comme il y a des enseignants chercheurs par exemple...

    Je ne suis évidemment pas qualifié pour imaginer exactement comment ça pourrait fonctionner, mais il me semble qu’il est possible de s’organiser autrement, et que la technologie actuelle nous pousse à le faire maintenant, plutôt que de pleurer tristement sur son sort.

    C’est une fabvuleuse révolution qui nous tend les bras.



  • Walid Haïdar 7 juillet 2008 15:00

    Je trouve le sujet très intéresant, mais je ne comprend rien à la structure de l’article, d’où ça, vient, où ça va...c’est très confus.

    Traroth à dit :
    "la société de l’information est une imposture, ni plus ni moins. On noie les gens sous des monceaux d’informations inutiles, et pendant ce temps, les informations réellement importantes sont négligées. "

    Même en admettant que les informations réellement importantes sont occultées, je ne vois pas le rapport. Justement, la société de l’information c’est une réalité qui appel le défi de la transparence qui permet aux informations pertinentes d’être mises en exergue.

    Ce qui est certain, c’est que sans l’outil hyper puissant qu’est internet, on aurait accès uniquement à ce qui est assez propre et conventionel pour passer au 20h ou dans les colonnes du Monde.

    La puissance de communication de l’information dont nous bénéficions aujourd’hui est tout simplement faramineuse, et nous fait changer notre rapport à l’information, tout simplement parceque l’information change de vecteur, de vitesse, et d’espace de navigation : toute information peut-être envoyée instantanément à n’importe quel endroit de la planète, et par n’importe qui.

    Vous faisiez comment avant internet pour pour communiquer avec moi, alors que nous ne nous connaissons pas ? Vous pensez sincèrement que ça ne sert à rien ou que c’est anecdotique ?

    L’imposture, c’est de faire croire aux gens que cet outil ne leur permet pas de mieux s’informer et de communiquer plus librement, et de façon radicale. Lorsqu’on cherche l’information, on la trouve. Avant internet, j’avais accès au contenu matériel de mon apartement. Maintenant j’ai accès à toute l’information du monde entier : c’est un détail ?



  • Walid Haïdar 4 juillet 2008 19:01

     En tous cas on nous donne systématiquement la GB en exemple, mais si on fait :

    plusvalue du PIB-plusvalue de la dette privée, on a une GB en récession.

    Pourquoi la dette privée, personne ne s’en offusque, pendant que la dette publique est conspuée ?

    N’est-ce pas une autre manière de dire une chose affreusement stupide : le publique est irresponsable et inutile et le privé c’est des gens parfaitement rationels qui savent exactementce qu’ils font quand ils prêtent ou empruntent, et de toutes façons ils utilisent leurs ressources de façon optimisée pour triter leurs problèmes ?

    Moi j’en ai ras le cul de la médiocrité intellectuelle qui conditionne nos shémas économiques, c’est pour ça que j’aimerais qu’on pense un peu, et qu’on m’explique ce qui me semble une aberration intellectuelle.



  • Walid Haïdar 4 juillet 2008 18:19

    Merci pour cet article qui a avant tout le mérite de poser le débat (même si je ne suis pas d’accord avec la thèse de l’auteur).

    En effet, comme dit plus haut, il y a une question d’efficacité de la dépense publique. Que l’action de l’état soit de l’ordre marchant ou non, comme toute action il s’agit d’être efficace dans son exécution et tâcher de concevoir des actions utiles pour les citoyens de l’état en question. La magie n’existe pas, même pour l’état. Ce n’est pas parceque c’est l’état qu’il a le droit de faire n’importe quoi ou d’être laxiste ou de ne pas s’acharner contre ses défauts.

    Sous quelle tension le politique sera incité à s’imposer un dépense juste et proportionnée ?

    L’état ne peut tout seul s’imposer la bon tempo qu’en étant dirigé par de bons gestionnaires et contrôlé par de bons contre-pouvoirs ou institutions indépendantes. Et ça n’a manifestement pas été le cas, au moins depuis longtemps.

    A qui la faute ? où sont exactement les germes du vice ? qu’y a-t-il à déconstruire et à reconstruire socialement, politiquement, institutionnellement pour essayer de continuer sur de meilleurs rails ? autant de vastes questions à se poser, mais pour lesquelles je suis très peu qualifié.

    C’est pourquoi j’espère que la suite du fil sera riche en idées pour nous éclairer.

    Je voudrais poser une question qui me taraude à ceux qui s’y connaissent :

    Pourquoi les gens qui s’acharnent le plus sur la dette de l’état français (dette publique donc), n’ont aucune considération pour la dette privée qui est colossale en grande bretagne par exemple ? (je ne parle pas de la dette américaine qui doit s’étudier à mon avis de façon très particulière, étant donné le statut particulier du Dollar, néanmoins, peut-on sérieusement croire à la magie ? une dette de plus de 300% qui ne fait qu’augmenter ?)

    Sans cet endettement, que serait la croissance de la grande bretagne ?

    C’est d’ailleurs une constante. Nos dirigeants nous parlent souvent d’exemples de réussite sans nous expliquer les ressorts de cette réussite, comme si la réussite était une donnée unidimensinelle et strictement quatitative : la croissance du PIB (ou alors dans un élan de générosité intellectuelle, on a le droit à une deuxième dimension : le chômage (avec des chiffres stupides mais bon).

    Par exemple, que serait la réussite de l’Irlande sans le dumping fiscal ? Le dumping fiscal a-t-il un sens si tout le monde s’y met, et si non, la réussite de l’Irlande n’est-ce pas en partie de la "triche" tout simplement ? On pêut aussi poser la question plus directement : veut-on la mort de l’état, ou croyons nous encore aux vertues de l’action collective, et à la protection de la dignité humaine ?

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