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Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

(Guillaume le Taciturne)


Tableau de bord

  • Premier article le 14/07/2008
  • Modérateur depuis le 13/10/2008
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Derniers commentaires



  • wesson wesson 25 septembre 2014 10:51

    Bonjour l’auteur, 

    désolé mais votre article me fait littéralement bondir. 

    Le transport aérien représente à mes yeux un véritable scandale. Car, si il s’agit bien d’un secteur qui pour le coup est 100% privé et commercial, il n’en demeure pas moins qu’il est une formidable machine à absorber et dilapider l’argent public. 

    De quelle fiscalité bénéficie le kérosène ? D’aucune. Ce carburant est totalement hors taxes.

    De quelle législation bénéficie les salariés ? De celle du pays dont elle est la plus faible.

    Qui paie les infrastructures énormes autours d’un aéroport et pour s’y rendre ? La puissance publique.

    La réalité est que l’avion en temps que moyen de transport est ultra subventionné.. Une véritable pompe à argent public, et pour un service qui plus est très polluant. Il serait plus que temps de faire payer aux passagers le prix véritable de ce moyen de transport. D’ailleurs, sans les subventions qu’elles ne cessent de racler, les compagnies low cost seraient très lourdement déficitaires. 

    C’est pourquoi les syndicats et les salariés qui ont encore des conditions de travail acceptables ont raison de se battre contre la création d’une compagnie low cost, qui non seulement ira plomber les résultats du groupe tout en contribuant à exercer une pression à la baisse sur l’ensemble des salaires. 





  • wesson wesson 25 septembre 2014 01:23

    bonsoir Cocasse,


    ben c’est pas compliqué. Partout ou les Américains bombardent, tu regardes ou est-ce que le Pipeline doit passer, et en général, tu trouves !

    ça marche pour l’Afghanistan, pour la Géorgie (enfin là c’est les Israéliens qui étaient à la manœuvre mais c’est presque pareil, et pour un pipeline). Pour l’Irak, ou ils ont carrément pris un abonnement.

    Là au menu c’est faire semblant de bombarder le sable en Irak, mais surtout bombarder en loucedé l’armée loyaliste Syrienne. Puis ensuite, reconnaître les Kurdes en temps qu’état pour faire plaisir à Israël et lui ouvrir un couloir militaire vers l’Iran. 

    Bon évidemment ça va merder grave, parce que les Kurdes sont très loin de pouvoir monter un état et surtout que les Américains ont mis à la tête de l’EI un zinzin à Rolex qui a le sens des affaires. Il faut dire qu’il vends par la Turquie le baril de pétrole à Total (entre autres) aux alentours de 40$ alors que le cours est à 100, ce qui quand même leur fait rentrer environ 3 millions de dollars par jour. En tout cas, ça suffit amplement pour s’accoquiner une armée de mercenaires très efficaces. Bref, al Bagdhadi est en train de prendre le même chemin que Noriega et commence à énerver grave les Saoudiens, qui considèrent qu’ils ont un monopole sur l’Islam radical.




  • wesson wesson 24 septembre 2014 19:53

    bonjour l’auteur, 

    honnêtement, cette recherche absolue en bidonnage me parait un peu vaine. 

    Bien entendu il y a eu des choses discutables, mais dans l’ensemble ça me parait cohérent avec la manière de procéder des Anglophones pour faire échouer ce type de référendum : on mets un max la pétoche, surtout aux vieux en leur disant que on va leur sucrer la retraite. ça marche à tout les coups !

    ça a marché chez les Québécois (ou il y as même pas eu 55.000 de différentiel de vote), et ça aussi fonctionné pour l’Ecosse. 

    Ce qui est important à mon avis, c’est que ce vote a ouvert une crise politique qui à mon avis n’est pas prête de se refermer. Les Anglais ont beaucoup promis, mais doivent en discuter en 2015. Et le bon sens me fait penser que à ce moment là, ils auront perdu totalement la mémoire de leurs promesses. Ce qui fait que le problème qui était à l’origine de ce référendum - en fait la trahison néolibérale des travaillistes Anglais - ira en aggravant. 


    Je dirais que cela révèle que ce problème existe partout : en Grèce elle a envoyé le pasok de 40% à moins de 5% des intentions de vote, l’obligeant à gouverner avec des coalitions allant jusqu’à l’extrême droite. A noter que le PS Français en est sur le même chemin : si MLP se fait élire ce qui n’est pas tout à fait impossible maintenant, elle trouvera certainement une coalition avec les députés allant du PS à la droite dite « classique ». Et si elle se fait pas élire, ça sera un mec de droite voire Sarko pour une 2ème fois, mais qui devra gouverner avec le PS. 

    Pour revenir au sujet : si en France les gens ont acceptés la trahison du PS, en Ecosse ils n’ont pas accepté celle du Labour ; et sont arrivés à se structurer autour de cela. 

    Mais comme tu ne vas pas changer la structure néolibérale des partis actuellement tolérés en Europe, la crise ne pourra que continuer, voire s’aggraver. Lorsque les Écossais s’apercevront qu’ils sont cocus une fois de plus des promesses des Anglais, cette fois ils pourraient décider de la prendre tout seul, leur indépendance, avec une déclaration unilatérale. 

    Et lorsque on voit le parti Indépendantiste se mettre en route et s’organiser malgré la défaite, c’est clairement ça qui en sera la conséquence. Et là il n’y aura pas besoin de truquer les votes.


  • wesson wesson 24 septembre 2014 19:34

    Bonjour Mmarvin,


    comme vous dites, il ne fallait pas se contenter de l’affect lors de ce référendum, toutefois c’est de toute évidence ce qui a joué. 

    La campagne du non s’est déroulé en 2 temps. Le 1er a consisté à justement jouer sur les peurs, et disant sans cesse que si divorce il y avait, il ne serait pas à l’amiable. Les menaces n’ont cessé de fuser, dans un remarquable mouvement d’ensemble.

    Et le second temps a été celui des cajoleries et des déclarations d’amour, à l’émotion notamment avec le 1er ministre Anglais qui en as presque été aux larmes.

    Alors ce non, c’est clairement sur l’affect et les passions qu’il a été obtenu. La sociologie du vote montrant d’ailleurs que c’est les 65 ans et plus qui ont emporté l’affaire, votant à 73% pour le non, alors que toute la tranche de la population dans la vie active a elle majoritairement voté Oui. Les vieux ont été particulièrement sensible au discours comme quoi, si le oui l’emportait, leur pension de retraite risquait de ne pas être versée.



    Mais ce référendum a permis une chose qui n’est pas près de disparaître : il s’est transformé en crise de souveraineté et de régime.

    Les Anglais ont promis monts et merveilles aux Écossais, avec notamment un statut de quasi indépendance. Ces promesses doivent être discutés dans le parlement Anglais en 2015, et je peux déjà prédire que les Anglais vont mettre toutes ces belles paroles à la poubelle - car ça va trop clairement à l’encontre de leur système, et pourrait donner des idées à d’autres. 

    Le parti qui a porté l’indépendance en fait plus que jamais son objectif politique, et il a enregistré une énorme progression en terme d’adhésion, qui le place en fait en 3ème position des parti Anglais. Si les Anglais - Quand les Anglais - vont renier leur promesse, le risque existe que ce parti en tire les conséquences et décide purement et simplement une déclaration unilatérale d’indépendance. Le risque d’évolution violente n’est pas à exclure suite à cela, d’autant plus que Londres qui s’était laissé piégé une fois à autoriser ce référendum ne risque pas de l’autoriser à nouveau.


    Bref, ce non ne règle absolument aucun des problèmes qui ont amenés à cette volonté d’indépendance, et la mauvaise volonté prévisible du système pour refuser tout modèle qui ne lui convient pas ne contribuera que à envenimer ce qui est maintenant une crise politique.


  • wesson wesson 23 septembre 2014 21:53

    Bonsoir l’auteur, 

    à votre article il ne faut pas oublier également de mentionner le pipeline. 

    Ce pipeline que les Américains voudraient voir partir du Qatar, traverser la Jordanie et la Syrie pour aller ensuite fournir l’Europe, dans le but parfaitement affiché de concurrencer les pipelines Russes.

    Avec un Bashar El Assad en Syrie, ce projet n’est évidemment pas possible. Et d’ailleurs, tellement pas possible que la Syrie avait déjà proposé un tracé de Pipeline traversant son territoire pour aller vers l’Europe, mais en, coopération avec l’Iran, et l’Irak. Disons que ce projet avait pour défaut d’éviter soigneusement tous les états fantoches des Américains dans la région. 

    Une véritable bonne raison d’imposer 3 ans de guerre civile à de tels impudents !
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