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Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

(Guillaume le Taciturne)


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  • Premier article le 14/07/2008
  • Modérateur depuis le 13/10/2008
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Derniers commentaires



  • wesson wesson 8 octobre 2014 21:10

    Bonsoir l’auteur, 

    merci pour votre article, dans lequel j’ai appris des choses, et d’autres se sont confirmés. 

    Votre papier a cet avantage de rapprocher les événements actuels sur la géopolitique de long terme. Ainsi, on comprends parfaitement que ce qui s’est passé en Ukraine ne devait absolument rien au hasard, mais s’inscrivaient dans une politique bien comprise et coordonnée. 

    Maidan n’as été que le déclencheur d’une prise de contrôle politique déjà préparée bien à l’avance.Et l’ironie de la chose est peut-être que ça s’est passé un peu trop tôt : le départ de la Crimée, et la résistance à l’intérieur même du pays n’était à mon avis pas dans les plans.

    La volonté Américaine est désormais parfaitement claire : éclatement de la Russie et balkanisation de son territoire, autant que possible. La partie s’annonce très dure car chacun a des positions très solides, et de grandes faiblesses. Pour l’instant, chacun peut l’emporter, ou même tout perdre. Et si cela arrive, espérons que cela ne se transformera pas en guerre atomique.


  • wesson wesson 5 octobre 2014 15:02

    Bonjour Pierre, 

    Sur l’article je l’ai trouvé brillant. 

    Sur le fond je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous sur Ieltsine, son coup d’état de 1993, sa 1ère guerre de Tchétchénie en 1994 (avec la bénédiction des Américains) , sa réélection plus que discutable en 1996. Sa présidence n’as pas été celle d’un patriote, et son alcoolisme n’excuse pas tout. Car son bilan objectif est le suivant (de 91 à 98) : le PIB a chuté de 50%, les investissement de 90%, la production industrielle à 47% de son niveau de 1990, l’agricole à 58.1%. Quand à l’espérance de vie, elle est passé de 64.8 ans à 57.3 ans (source de ces chiffres : le monde diplomatique de ce mois ci).

    Certes, son bilan positif consiste à avoir annoncé, lors des vœux de fin d’année « bonne année à vous. Au fait je démissionne et votre nouveau président ce sera Vladimir Poutine », mais ça ne doit pas faire oublier le reste.

    Sinon sur l’évolution de la crise, les états-unis ont semble-il réenclenché à l’identique leur stratégie de la guerre froide : faire baisser les prix du pétrole, pour tenter d’asphyxier l’économie Russe, se basant sur l’analyse que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

    Bref, l’Arabie Saoudite produit comme un goret à des niveaux jusque là jamais atteint, et le prix du pétrole est effectivement orienté à la baisse. Mais je crois à l’échec au final de cette stratégie pour plusieurs raisons : 

    *Si la baisse du prix du pétrole a bien contribué à assécher les finances soviétiques, ce n’est pas fondamentalement la cause de sa chute, mais plutôt le changement devenu nécessaire d’un système qui était de toute manière arrivé au bout.

    * Les US avaient réussi à imposer aux Russes une guerre extérieure coûteuse (Afghanistan). Avec l’Ukraine, les Russes n’ont pas mordu à l’hameçon, et le coût du maintient du pays va principalement incomber aux Européens.

    * Le gaz est une donnée nouvelle - surtout la dépendance de l’Europe à celui-ci, qui ne peut être rapidement remplacé. Et comme il s’agit d’une ressource peu stockable, une pénurie peut arriver très vite et avoir des conséquences immédiatement dévastatrices.

    Et last but not least : Le bloc anti-Russe est en fait composé des pays Anglo-Saxons et de l’Europe qui d’ailleurs est assez divisée sur la question. L’isolement Russe que l’on nous ressasse à longueur de journée dans les médias n’est en réalité qu’un mythe, et la Russie peut aujourd’hui se targuer de soutient de la part de pays qui n’ont pas forcément d’amitiés avec elle, mais des intérêts parfaitement compris face à un BAO de plus en plus hégémonique.


  • wesson wesson 4 octobre 2014 14:28

    bonjour l’auteur, 

    honnêtement avec cette histoire d’Isis, il faut la reconnaître pour ce qu’elle est : une opération de com’.

    Tuer des otages Anglais n’as qu’un but : amener l’Angleterre à accepter de participer aux frappes aériennes contre la Syrie. 

    Les Anglais s’étaient calmés lors du référendum, et avaient prétendu ne pas vouloir participer, pour ne pas effrayer les écossais qui étaient contre.

    Mais une fois que les résultats du référendum ont été acquis en faveur du non, il faut reprendre les choses sérieuses et continuer à bombarder... C’est à cette communication là que ces mises en scènes macabres sont destinés.




  • wesson wesson 3 octobre 2014 13:07

    Salut Isga, 


    tiens, quand j’ai regardé les « manifs pour la paix » en Russie j’ai pensé à toi. 

    Il y avait dans les manifestants des mecs de ton courant de pensée qui pour eux la notion de pays ne devrait pas exister, Eux aussi étaient contre la bourgeoisie et parlaient de l’union des prolétaires.

    Il défilaient juste derrière ceux qui brandissaient des drapeaux Ukrainiens et de l’OTAN, et juste devant l’extrême droite identitaire Russes .... qui étaient contre La DPR/LNR et Poutine.

    Bref, entre l’OTAN et les Néo-nazis dans une manif « pour la paix », c’était tout à fait une place de choix !




  • wesson wesson 25 septembre 2014 12:46

    une réponse rapide juste sur un point : 


    « En quoi le fait que le kérosène ne soit pas (ou peu, sur les vols intracommunautaires) taxé « absobe-t-il ou dilape-t-il l’argent public » ?  »

    On peut répondre à cela 2 choses : 

    Dans le plus pur style libéral, il s’agit d’une distorsion de concurrence. Les autres moyens de transports devant eux payer des taxes sur leur carburant.

    Et d’une manière générale, c’est à la puissance publique qu’il incombe de supporter le coût indirect de la pollution, notamment quant à son impact sur la santé publique. C’est aussi à cela que les taxes servent.


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