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Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

(Guillaume le Taciturne)


Tableau de bord

  • Premier article le 14/07/2008
  • Modérateur depuis le 13/10/2008
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Derniers commentaires



  • wesson wesson 30 juin 2009 19:05

    Allez, on va le redire une fois de plus et simplement pour être bien compris :

    Les ampoules basse consommation C’est une arnaque à tous les niveaux, au même titre que les e-book, le papier recyclé, ou les films du curé Yann Arthus Bertrand, monsieur « oui vous pouvez rouler en 4x4 si de temps en temps vous faites du covoiturage ».

    Plus chère, horriblement plus polluante à la construction ET à leur destruction (pardon - recyclage) , électronique toujours fragile donc qui pète en moins de 2 ans, mécaniquement aussi plus fragile, laides, une sale couleur , et qui lorsqu’elle ont eu le temps de chauffer, ben il faut déjà les éteindre !

    Et pour couronner le tout, l’éclairage domestique, ça fait pas 5% de la consommation électrique en France, autant dire une paille !

    On est là dans une pure opération de greenwashing, qui va en plus nous coûter des emplois et des délocalisation.

    Y’a aucun doute, l’europe c’est bien ce machin à réformer la France malgrès elle, sous la dictée des ultralibéraux.



  • wesson wesson 29 juin 2009 13:32

    Bonjour l’auteur et bienvenue,


    je ne réagis pas sur le fond, mais plutôt sur la forme. 

    c’est toujours un plaisir de voir débarquer ici un journaliste de la presse accréditée venir pleurnicher sur ses déboires avec ses collègues et sa direction.

    Ainsi donc la « liberté » dont se gargarise le Directeur de Marianne ne va pas jusqu’a la laisser s’exprimer dans ses propres colonnes, et pour répondre à ce que vous qualifiez de calomnie, vous ne pouvez donc le faire que sur Internet.

    Cette petite histoire fort navrante est à transmettre donc à tous ces journaleux stigmatisant Internet à longeur de papier, et venant s’y réfugier dès que cela tourne mal pour eux. Tout ceci montre clairement ou il se situe, le dernier espace de liberté (et pour combien de temps encore ???)




  • wesson wesson 29 juin 2009 10:49

    @raymond,

    effectivement vous avez parfaitement raison, notamment concernant les batteries de ces appareils contenant du nickel, et l’indium qui actuellement sert à faire de la métallisation transparente, tout juste si il en reste pour 10 ans, et tout le reste car produire de l’électronique est de toute manière énormément plus polluant que de la pâte à papier (dont en fait le plus polluant consistant à la blanchir. Une teinte de pages un peu moins blanche réduirait d’ailleurs sensiblement cette source de pollution.

    En tout état de cause, j’ai déjà été un peu long dans mes explications, et je n’ai pas voulu trop en rajouter, mais cet aspect que vous évoquez est bien évidement une raison de plus de fuir ces e-books, surtout si on vous les présentent avec un argumentaire « greenwashing »



  • wesson wesson 28 juin 2009 13:37

    Bonjour l’auteur,
    j’espère quand même que tout le monde a bien compris le but de cette Hadopi, et de celles qui vont suivre : Il s’agit finalement d’interdire toute possibilité d’échange Hors gestionnaire de droits. Pour le dire clairement, ce que redoute le plus les majors, c’est pas qu’on leur pique leur 400 navets hollywoodiens, c’est plutôt qu’une offre alternative existe, un offre permettant de faire prendre conscience que effectivement, les catalogues hollywoodiens sont vraiment bien maigres.

    Tout cela constitue une politique globale de transformation de l’internet en Minitel (aucun « client » ne pouvant fournir du contenu sans devoir obligatoirement passer par un gestionnaire de droit), voulu par les majors et que les politiques sont en train de faire passer dans la loi. La raison en est fort simple : les majors préfèreront toujours réduire leur catalogue d’auteurs, car ça leur permet de faire d’énormes économies d’échelle. Mais pour cela, il ne faut pas qu’il existe des trublions pour détourner l’attention, donc il ne faut pas que les utilisateurs lambda puissent mettre en ligne du contenu, en tout cas pas sans passer par un gestionnaire de droit.

    La démonstration la plus éclatante de cette politique est l’arrivée sur le marché de tas de réseaux agrégateurs de contenu de tout genre. Dailymotion ou YouTube pour les video, Twitter, myspace ou Facebook pour les réseaux sociaux, diggit, Centpapier ou Agoravox pour l’information, msn messenger, Icq pour la messagerie instantanée, et google ou yahoo pour tout ça et à peu près tout le reste aussi.

    La caractéristique absolument commune de l’ensemble de ces réseaux : la censure. Qu’elle soit à priori ou à postériori, qu’elle soit discrète ou plus évidente, la censure existe sur l’ensemble de ces réseaux, l’ensemble de ces services. La technique a toujours été la même : on propose gratuitement un service qui reprends ce qui existe déjà en version non censurée (IRC pour les messageries instantannée, NNTP pour les réseaux d’information et les forums, P2P pour les partages audio et video, ...), en y ajoutant une interface graphique sympa et pas ou peu de censure au départ. Lorsque les utilisateurs ont adopté cette nouvelle interface agréable, on monte progressivement le niveau de censure, tout en commençant à restreindre l’alternative non censurée.

    Pour l’instant, nous en sommes à cette étape là.

    Et demain ? Demain c’est fort simple : Les alternatives non censurées seront purement et simplement interdites (les newsgroups, le P2P sont déjà très fortement filtrés au niveau des ISP, la prochaine étape sera de carrément les interdire). Les réseaux sociaux, si gentils actuellement exerceront une censure de plus en plus sérrée, encouragée en cela par l’arsenal législatif de chaque pays qui forcera les récalcitrant à exercer cette censure, et à l’exercer in fine à priori.
    Et tout ces réseaux de gratuits passeront progressivement payant, car l’exercice d’une censure aussi formidable demande beaucoup d’argent, qu’il n’auront aucun scrupule à aller chercher dans la poche de leurs utilisateurs.

    Bref, un minitellisation en bonne et due forme de l’internet.

    Et sans que l’on s’en rende bien compte, les entreprises sont déjà allé très loin dans l’exercice de ce contrôle et cette censure à priori. Prenez par exemple l’Iphone : Aucun logiciel tournant sur cet appareil ne peut s’exécuter si il n’a pas reçu l’approbation d’Apple. De même, cette approbation est révocable, c’est à dire que si la censure préliminaire a laissé passé quelque chose, une censure postérieure peut s’appliquer. Il en vas de même pour Windows Vista et Seven - pour l’instant uniquement en ce qui concerne les drivers (pilotes de périphériques). Si ceux-ci ne sont pas approuvés par Microsoft,le système de Windows refusera de les charger. Et si on le force à les charger, alors le système va passer dans un mode de fonctionnement réduit, ou notamment la lecture de toute vidéo en haute définition est impossible !

    Voilà, je suis allé un peu au delà de l’hadopi, mais c’est quand même parfois sain d’élargir un peu la vue pour replacer tout cela dans un contexte d’ensemble. Tout ceci conspire dans le même sens afin d’enlever à l’utilisateur la possibilité de participer librement et de fournir du contenu. Donc retirer exactement ce qui avait fait d’internet une formidable avancée populaire. C’est-y pas le meilleur des mondes ça ???



  • wesson wesson 27 juin 2009 18:37

    bonjour l’auteur,
    bien vu concernant les danger de l’ebook concernant le contenu, sans même parler du coté DRM, dont le but ultime est de faire payer n’importe quel utilisateur avant chaque lecture ...

    je voudrais aussi en profiter pour rappeler le coté technique, qui n’est pas brillant brillant non plus. J’écrit en connaissance de cause, étant l’heureux (?) posseseur d’un Sony PRS-505, sorti fin 2008, donc un modèle assez récent.

    Bon alors montre en main, ça s’allume en 37 secondes. Donc, il faut déjà presque 1 minute pour ouvrir votre bouquin, presque comique.

    Ensuite, le seul jeu de caractère présent est l’occidental. Pour le lecteur occasionnel de bouquins en Russe que je suis, c’est rapé. La seule solution que j’ai pu trouver à été de convertir le livre en PDF (à l’aide de OpenOffice, avec une contrainte supplémentaire de pagination, telle que je l’explique plus bas)

    Puis, il y a la pagination. Nombre de livres sur word étant paginé sur de l’A4, l’ebook doit repaginer à ses propres dimensions. Et pour faire ça, l’ebook peut prendre jusqu’a 15 minutes.
    et si on veut changer la taille de la police de caractère, et hop, on est reparti pour attendre la nouvelle pagination.

    Et ça c’est pour le format Word. Pour les PDF un conseil, il faut impérativement les repaginer avant de les charger sur l’ebook, sinon vous ne verrez que des petits patés à la place des lettres. La fonction de loupe ne fonctionnant d’ailleurs pas pour la plupart des PDF.

    Et puis il y a la navigation : de déjà très lente lorsque tout est formatté pour l’ebook (entre 3 et 5s pour tourner 1 page), elle devient carrément apocalyptique si l’on a mis un document sans prendre soin de le repaginer aux dimensions du lecteur : ça peut aller jusqu’a 20 secondes pour tourner une page, encore pire si on revient 1 page en arrière. Résultat, avec une telle lenteur de navigation, c’est tintin pour lire un livre en diagonale. Sauter rapidement les pages pour revenir à un passage que l’on souhaite se remémorer par exemple, ça fait partie des choses impossible avec ce machin !

    Concernant le support technique de la bête, il est tout simplement inexistant en Français, et particulièrement peu ergonomique pour la version Américaine, qui a au moins le mérite d’exister.

    par contre, l’ebook est muni d’un lecteur de MP3 et AAC, chose dont la nécéssité ne m’avais pourtant pas effleuré dans le cadre de la lecture d’un livre ! A l’intérieur de l’ebook, l’ergonomie de ce lecteur de musique est à peu près nulle. Aucune des fonctions de base telle que « lecture » ou « pause » ne sont indiquée, ni sur l’appareil, ni à l’écran. Pour stopper votre musique par exemple, il vous faudra donc tâtonner pour trouver la bonne touche parmi les 22 boutons de cet appareil.

    Le logiciel de bibliothèque indispensable pour mettre des livres achetés dans l’ebook est lui aussi est assez gratiné. Le premier qualificatif qui me vient à l’esprit serait « indigeant ». J’avais acheté cet ebook aux états unis pour l’avoir en avant première, et dès lors il m’est impossible de changer de langue, ou de me retrouver sur un e-store qui vends des livres en langue Française, ni d’ailleurs dans aucune autre langue.

    Ma conclusion sans l’ombre d’un doute est que à tous les niveaux, cet e-book est une arnaque pure et simple. Pratiquement inutilisable avec quoique ce soit qui n’ai pas été spécifiquement formatté pour sa propre mise en page, ses multiples restrictions interdisent tout simplement la lecture dans une langue différente de celle ou il a été acheté. Sa lenteur le rends carrément désagréable, et ses gadgets, comme le lecteur MP3 et AAC sont intégrés de manière ridicule. Dès son achat effectué, l’utilisateur est laissé tout seul face aux multiples problèmes, et l’offre littéraire qu’il peut obtenir est carrément indigeante.

    Bref, si j’ai un conseil à donner sur les e-book (car j’en ai eu aussi d’autres entre les mains), c’est A FUIR !!! Pour ma part, après 5 jours d’utilisation (dont 4 passés à essayer de m’affranchir des contraintes techniques de l’appareil concernant l’affichage des caractères cyriliques), j’ai carrément abandonné et remisé cet appareil dans un placard d’où il n’est pas prêt de ressortir.

    Et encore, je n’ai même pas parlé du coté polluant de ces ebooks. C’est déjà pas triste niveau fabrication, et niveau utilisation il convient de rappeler que sans électricité, ils ne vous permettent tout simplement pas de lire ! Assurément un immense progrès concernant la nature.

    Ce qui ne cesse de m’étonner, c’est que malgré l’évidence même de l’inutilité de cet objet, il se trouvera toujours une pléthore acharnée à le défendre en dépit de tout bon sens. les e-books, ça fait au moins 15 ans que l’on ne cesse d’en parler comme « de ce qui tuera l’édition traditionnelle », et ça fait 15 ans que ça ne marche pas - pire - que ça n’a pratiquement aucune chance de fonctionner.

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