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Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

(Guillaume le Taciturne)


Tableau de bord

  • Premier article le 14/07/2008
  • Modérateur depuis le 13/10/2008
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Derniers commentaires



  • wesson wesson 7 mai 2009 14:20

    Je le confesse volontier, par manque de temps ou peut-être par flemme, je n’ai pas ouvert tous les liens. Je reste cependant catégorique, il n’y a pas de risque d’explosion tel que vous l’entendez, ou tout du moins tel que le suggère l’illustration de votre article. 


    Ce serait un peu long et complexe de vous livrer une explication complète de ce qui m’amène à penser cela. Pour faire court, la fission nucléaire ça se calcule avec des statistiques. Pour qu’une réaction diverge violemment (donc explose), il faut que le produit de la désintégration d’un atome provoque la désintégration de plus d’un autre atome, ainsi le nombre de désintégrations ne cesse d’augmenter, avec l’énergie dégagée. C’est ce que l’on appelle la criticité. 

    En pratique, le problème se résume à ce que les particules issues d’une désintégration puissent entrer en collision avec les noyaux d’autres atomes, ce qui revient à dire qu’il faut qu’il y ait suffisament d’atomes dans un volume donné pour que cela se produise. 

    Pour faire une analogie plus parlante, si vous lancez un ballon au milieu d’un terrain de foot avec sa dizaine de joueur, il y a peu de chance que votre ballon touche ne serait-ce que 1 joueur, et encore moins de chances qu’il en touche plusieurs. Par contre, si vous faites la même expérience dans une gare pendant l’heure de pointe, votre ballon touchera probablement plus d’une personne. 

    La matière, dans son état naturel, c’est aussi espacé que les joueurs sur un terrain de sport (en fait, même bien plus que ça), de manière qu’il est *vraiment* très improbable que cela puisse donner lieu à une explosion *significative*. La chance que les conditions se produisent sont à peu près aussi grande que les chances qu’une vache tombe d’un avion et vienne s’écraser sur mon clavier dans les 5 prochaines secondes... Je suis toujours là, donc cette eventualité bien que pas totalement impossible ne fait pas partie des hypothèses envisageable.

    Si le propos est de dire qu’il y a eu tout une panoplie de comportements inadmissibles, des informations cachées, tronquées ou n’importe quoi d’autre, rien à dire là dessus. C’est possible, voire probable compte tenu de ce que le nucléaire représente dans l’imagination et pour l’état. Cependant, sur le seul point technique de la possibilité future d’une explosion nucléaire *significative* à Tchernobyl, je maintient que à mon avis que c’est totalement impossible pour des raisons physiques et techniques.




  • wesson wesson 7 mai 2009 13:03

    Bonjour l’auteur,

    de toute manière maintenant, je voit très mal comment l’hadopi pourrait passer et être appliqué.

    Avec cette loi imbécile, nous en sommes à un coup d’éclat de l’assemblée qui n’avait pas eu lieu depuis plus de 20 ans, à savoir l’opposition qui fait tomber tout le texte en bloc.

    Nous en sommes à l’amendement bono réintroduit 5 fois par l’assemblée européenne dans sa forme la plus intransigeante et avec un score « Africain » (87% pour - c’est un consensus dépassant complètement les clivages politiques)

    Nous en sommes à toutes les manipulations en sous main des lobbies soutenus par l’élysée à échouer lamentablement tout en étant découvertes.

    Nous en sommes à des artistes estampillés de gôche qui tombent les masques, font des menaces et surtout se trompent de combat.

    Et, dernièrement Hadopi nous permet d’apprendre que la direction de TF1 reçoit au moins les emails addressés au ministère de la culture.

    Et j’ai bon espoir que les débats trainant en longueur, cette loi ne vienne empoisonner la campagne européenne de l’ump...

    Franchement, à ce niveau là d’amateurisme, d’incompétence, de volontarisme énervé et d’autisme, j’ai du mal à croire que cette loi puisse finalement passer sans que le gouvernement ne décide finalement d’arrêter les frais et de se couvrir de ridicule !



  • wesson wesson 7 mai 2009 10:36

    Bonjour l’auteur

    même si les faits que vous relatez concernant la sédimentation du plutonium sont exact - ce dont je n’ai pas de raison de douter, la conclusion « implicite » de votre article - à savoir une explosion nucléaire tardive - n’est pas réaliste.

    Une bombe atomique, c’est d’abord un carburant spécial, en l’occurrence de l’uranium ou du plutonium très fortement enrichi, ce qui n’est pas le cas de celui utilisé dans les centrales. Si la sédimentation par gravité est un phénomène mécanique indiscutable, il ne peut cependant pas « enrichir » le matériaux combustible, au contraire.

    Et surtout, il y a le design. Toute la puissance d’une bombe atomique vient en fait de la capacité à comprimer le matériaux fissile afin que le nombre de fissions augmente très rapidement - et ainsi que l’énergie dégagée. Et pour y arriver, il faut créer autour du matériaux fissile une explosion contrôlée très complexe à mettre en œuvre. Des explosifs de différente nature et vélocités dosés au micro gramme, avec des formes usinées au micromètre, bref des conditions d’environnement pour du matériaux fissile qui sont tout simplement impossibles à obtenir dans le cadre d’une sédimentation d’un matériaux fissile à l’état de magma.

    Ce matériau radioactif va continuer à émettre de la radioactivité et des radio-nucléides qui vont empoisonner la région pendant des centaines voire des milliers d’années , c’est une trivialité que d’écrire cela. Toutefois la possibilité d’une explosion nucléaire puissante retardée est totalement nulle.



  • wesson wesson 7 mai 2009 03:25

    @ Marc Bruxmann

    Bonsoir,

    "Cela dit, aux USA, un crédit n’est garanti que par le bien qu’il couvre et donc une fois la maison saisie, la banque ne peut plus rien réclamer."

    même si effectivement c’est souvent le cas, ce n’est pas systématique.

    Et comme vous le dites, le problème n’est pas la valeur de la maison qui se corrige, mais plutôt la capacité à faire face aux échéances du crédit.

    Ou plutôt des crédits, tant tout était fait pour en refourger plus.

    Au menu vous aviez les Mortgage Equity Withdrawal (MEW - on vous prête la valeur de votre maison moins ce qu’il reste à payer dessus, c’était censé servir pour diminuer l’endettement, ça a surtout été utilisé pour recharger les cartes de crédit), les HELOC (un prêt ou vous remboursez ce que vous voulez quand vous voulez, pourvu que tout soit payé au bout d’un certain temps, le tout couplé à des déductions fiscales pour attraper encore plus de gogos), les Pay-Option ARM (vous ne payez que des intérêts réduits et rien du capital pendant quelques années, une vrai invitation à spéculer sur le prix de la maison), les Subprimes - j’ai pas besoin de détailler, les Alt-A mortgage (des Subprimes avec des emprunteurs juste un peu plus solvable donc un teaser rate un peu plus long), etc etc.

    En définitive, les américains ont été littéralement bombardés de propositions de crédit dont ils se sont gavés comme des poulets en batterie. ça a nourri la bulle immobilière qui a provoqué in fine un endettement moyen dépassant 80% du revenus, une situation tout simplement intenable ! comme la dette est reine, maintenant que la fée crédit est partie tout le monde doit passer à la caisse et ils ne peuvent tout simplement pas, d’ou vagues successives de faillites immobilières.

    Ainsi, les subprimes en gros c’est fait, les ARM c’est ceux qui arrivent, les Alt-A c’est pour 2010-2012, et les MEW comme les HELOC, c’est plus en fait des secondes hypothèques, qui viennent encore aggraver un peu plus la situation. Pour situer, nous en sommes actuellement à 20% de ces crédits vaudoux qui sont arrivés au reset, reste en gros 80% qui vont s’étaler sur au moins les 5 prochaines années. En extrapolant les pertes actuelles, la douille totale pourrait se situer entre 8000 et 10000 milliards de dollars - pour l’immobilier seulement !

    Le hic dans votre raisonnement, c’est que perdre sa maison, ce n’est pas aussi anodin que glisser des clés dans une enveloppe. Son toit, c’est en général la dernière chose que l’on perds, quand tout le reste est déjà perdu. La perte de sa maison a des conséquences directes sur sa consommation. On ne paie plus d’impôt locaux ni nationaux, on ne paie plus d’électricité, ni de gaz, ni d’internet, on rembourse plus les autres crédits et surtout on a plus accès à aucun crédit. Bref, on consomme à minima et quand à garder son job, vaut mieux pas que le patron sache ...

    J’ai l’impression que vous croyez que la vague de faillites personnelles qui s’annonce aura des conséquences limitées au seul prix de l’immobilier. Si c’est le cas, c’est amha faire preuve d’une extraordinaire naiveté. La finance, ça n’a pas la politesse des tours du WTC qui tombent toutes droites sans faire de dégats autour ( ! ). Quand ça s’écrabouille, ça part dans tous les sens, et ça détruit tout sur son passage.

    Maintenant, ce que nous avons à juger, c’est la capacité de nos gouvernements et de leur soutient objectifs, les médias, à passer ces informations sous silence.



  • wesson wesson 6 mai 2009 22:52

    Bonsoir Pierre,
    vous avez parfaitement raison, il faut se méfier des prédictions du LEAP, dont personnellement je trouve une tendance à son autopromotion dans ses propres colonnes assez détestable. Toutes les 5 phrases, il en placent une pour dire à quel point il ne s’étaient pas trompé, et c’est franchement pénible.

    Cependant, concernant la situation immobilière américaine, les informations alarmistes qui ne proviennent pas d’eux regorgent pour un peu que l’on se donne la peine de lire l’anglais.

    Comme par exemple cet article d’aujourd’hui. Pour les non anglophones, ça raconte que 22% des foyers américains n’arrivent plus à payer les échéances de la maison, et ce taux passe à 33% pour les maisons hypothéquées.

    Pour bloomberg, 21.8% des propriétaires sont dans l’incapacité de faire face, avec 17% d’entre eux qui doivent plus que le prêt original - parce que dans le bestiaire des prêts américains il y en avait dont les remboursements annuels ne couvraient pas les seuls intérêts, ce qui provoque un capital principal à rembourser en constante augmentation. Toujours selon bloomberg, 14.3% de ces emprunteurs sont encore dans cette situation d’augmentation constante du capital principal.

    Pour faire court et synthétique, 1 acheteur à crédit sur 4 n’a plus de quoi à payer sa maison, aux états unis. Je ne sais pas le dire autrement que trivialement, Il n’y a pas besoin d’être chercheur au LEAP pour comprendre que sous peu la merde va toucher le ventilateur, et que tout le monde va en prendre.

    Petite précision encore de l’article mentionné, selon un sondage récent, 31% des foyers se déclarent prêt à remettre en vente leur baraque à la première embellie du marché immobilier. Autrement dit, même en cas d’embellie, c’est pas demain la veille que les maisons vont reprendre de la valeur, de même que les titres qui y sont adossés.

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