Apôtre du dé à 10 faces, grand amateur de bonne chère et de musiques underground, souvent incompris de mes pairs, je cultive le décalage et la geekness comme d’autres leur potager.
"Et voilà que Poka [...] après quelques jours de silence
Je ne vois pas où vous voulez en venir".
Là où Riton veut en venir, c’est au fait qu’il imagine que nous pouvons nous être concertés au préalable, comme il le fait en demandant à ses potes de venir le soutenir, ou que nous sommes une seule et même personne, comme quand il s’était créé un deuxième compte nommé "Vendredi" pour se jeter des fleurs à lui-même.
"1-
C’est particulièrement significatif que le BC ait reçu, en 1971-72, avant l’entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché Commun (le 1er janvier 1973), 16% de crédits supplémentaires du gouvernement britannique.
[...]
Ce qui se trame à Bruxelles est significatif aussi :
1994 :
"Dopés par un rapport de force de plus en plus favorable, ils [les anglophones] entendent faire triompher leur cause : imposer l’anglais dans la salle de presse de la Commission alors que, par un usage remontant aux origines de la Communauté, seul le français y a droit de cité. [...]
Désormais, la plupart des jeunes fonctionnaires recrutés par la Commission ne parlent plus français, mais anglais en deuxième langue, note un eurocrate. (...)" (Libération , 4 février 1994)
1999 :
"Dans les cabinets des vingt commissaires, l’Angleterre se taille la part du lion avec huit postes de direction, trois chefs de cabinets (l’équivalent de nos directeurs de cabinets ministériels) et cinq postes d’adjoints. La France, elle, n’en a obtenu que trois. Les Allemands quatre."
tout comme à l’Otan :
"La France a protesté, mercredi, contre la mise à l’écart du français à l’Otan où il est pourtant la deuxième langue officielle. En pleine semaine de la francophonie, la France a réagi devant la plus haute instance politique qui réunit en temps ordinaire les ambassadeurs des seize pays membres. L’Otan utilise quasi exclusivement l’anglais pour transmettre ses informations sur le réseau Internet et lors des discussions au sein de la cellule du "Partenariat pour la paix" avec des pays de l’Europe de l’Est." (Ouest-France , 21 mars 1996)"
Youpie, hourra, hosanna, un message de Vendredi qui ne soit pas de la bête propagande !
Je me suis permis d’effacer, dans ma citation, les éléments peu significatifs de ton post. Le tout premier argument (l’augmentation sensible des fonds du BC juste avant l’entrée dans le Marché Commun) est particulièrement pertinent. Alors oui, je suis d’accord, s’il y a eu une telle augmentation de crédits (en 2005 le BC disposait de 531 M de livres), c’est que le pays entendait bien se renflouer par la suite.
Concernant les effectifs européens, c’est aussi problématique, surtout que le R-U est un peu le vilain petit canard (veulent pas de l’euro, ces cons !) et que je ne vois pas pourquoi il devrait peser plus lourd que les pays "rentrés dans le rang". Espérons que le jour où nos "élites" manieront un peu mieux l’anglais qu’à l’heure actuelle, le système se rééquilibrera.
Puisque j’ai enfin réussi à faire dire qqch de constructif à Riton, je vais me retirer de ce sujet (je commençais déjà à en avoir ma claque de ne servir qu’à le distraire de son ennui de retraité SATien - j’y reviendrai si besoin) en faisant remarquer qu’à l’époque de la mondialisation, il faudrait peut-être arrêter de se dire "bouh les vilains anglais, leur pays gagne des sous grâce à leur langue". Le concept de pays devient un peu bancal, et les flux monétaires sont bien plus compliqués que ça.