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  • fb 5 octobre 2012 20:16

    Romain, désolé je ne suis pas certain de vous suivre. J’ai probablement une vision déformée mais je sais à peu près combien ça coûte de rémunérer un salarié pour qu’il puisse vivre correctement avec l’espoir, peut-être, de toucher une retraite et la possibilité, peut-être de se faire soigner dans de bonnes conditions et d’être, peut-être, indemnisé par l’assurance chômage.

    Seulement toutes ces prestations sont mutualisées et s’appuient sur des statistiques très précises (durée de vie, arrêts maladie, etc.). Ajoutons les franchises, les carences, les taux de remboursement, les plafonds, changements rétroactifs et autres qui visent à minimiser le montant restitué des cotisations.

    Je dis qu’il y a un rapport de 1 à 2 entre ce que touche réellement un salarié (enfin avant les impôts) et ce que l’entreprise doit payer donc il y a un petit problème de modèle ou plutôt, comme je le crois, d’application du modèle.



  • fb 5 octobre 2012 19:33

    Adeline, je comprends votre point de vue. En tant qu’entrepreneur je considère que le vrai capital d’une entreprise en particulier innovante c’est l’humain.

    L’état doit assurer ses mission régaliennes et a besoin de la contribution de chaque citoyen en raison de ses facultés (c’est dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, c’est en préambule de la Constitution).

    Le petit problème c’est que toutes ces cotisations collectées augmentent d’année en année, que l’efficacité diminue et qu’au passage il y a de l’évaporation qui n’est pas perdue pour tout le monde.

    Aujourd’hui nous sommes en crise en bonne partie parce que des tarés ont la main sur 95% d’argent virtuel et s’amusent avec. Seulement 5% de la masse monétaire correspond à des échanges normaux issu d’un travail réel (produit ou service). Les états sont devenus essentiellement des collecteurs d’impôts serviles pour la finance et les services, encore, publics ne remplissent plus vraiment leur mission, faute de moyens ou par gaspillage.

    Avec ces chiffres, que tout entrepreneur connaît, c’est un moyen aussi de pousser un coup de gueule quand je lis ce genre d’article médiocre et simpliste. J’aimerais dans mon prévisionnel pouvoir augmenter encore un peu plus les salaires ou mieux créer plus de postes mais pour qu’un salarié touche 1 € je sais que pour moi que ça veut dire 2 € et ça fait vraiment beaucoup vu le rapport qualité / prix.



  • fb 5 octobre 2012 16:38

    Bah alors, il suffit de taxer vraiment le salarié sur le montant du salaire tel que le décrirait le Code du travail. Mais le jour où sur une fiche de paye apparaîtra clairement  :

    salaire brut : 2900 €
    net à payer : 1520 €

    on rigolera, ce sera nettement plus parlant que les fiches de paye actuelles.



  • fb 5 octobre 2012 15:33

    « Non l’employeur ne paie rien. Ce qu’il verse ca fait partie du salaire différé de l’employé. »

    Heum, z’avez déjà créé une entreprise ? Dire que l’employeur ne paie rien me semble un petit peu facile, j’ai pas vu de planche à billets avec un K-bis. La notion de salaire différé est amusante, à la limite de l’oxymore.

    Vous avez une idée du capital qu’il faut pour démarrer une entreprise avec un petit groupe de salariés (payés sensiblement au dessus du SMIC) qui ne pourra commercialiser ses produits qu’un an après ? À votre avis qui paye exceptés les investisseurs ?

    Idéalement, l’employeur devrait pouvoir payer en net le salarié et faire un autre chèque (si possible d’un montant inférieur) à l’état et que ce dernier se débrouille pour assumer ses fonctions régaliennes et non pas qu’une myriade d’organismes pseudo-publics d’une inefficacité hallucinante évaporent le magot et foutent en l’air l’économie.

    Lecture conseillée : le rapport de la Cour des comptes sur le fonctionnement et la gestion du régime social des indépendants (RSI).



  • fb 5 octobre 2012 13:03

    Les allègements pour les bas salaires sont d’une rare stupidité, mais le vrai problème demeure quand même le niveau ahurissant de cotisation.

    Par exemple un employeur veut embaucher quelqu’un sur la base d’un salaire brut de 2000 €.

    Combien l’employeur paye ?

    Combien le salarié touche réellement (avant l’impôt sur le revenu) ?

    Voici les chiffres :

    l’employeur paye 2900 € (facteur 1,45 entre brut salarial et salaire avec cotisations patronales)
    la salarié gagne en net 1520 € (le facteur pour passer du brut au net salarial est autour de 0,75-0,77)

    Autrement dit il y a un rapport quasiment de un à deux.

    Pour un cadre, par exemple ingénieur, avec un salaire de 4000 € brut salarial, ça fait donc 69600 € par an en masse salarial. Mais le salarié lui ne touchera en réalité que 36480 € sur une année, avant l’impôt sur le revenu et les innombrables taxes.

    Il y a peut être quand même un problème de coût du travail vu que les prestations sociales sont en berne, mais parler de l’évaporation du fric collecté et géré par les syndicats (employeurs et salariés) sensé financer ces prestations sociales n’est pas trop à la mode, c’est tellement plus simple d’augmenter les taux et d’alterner entre les salariés et le patrons puis dans tous les cas de taper sur ces salauds de patrons.

    Le problème c’est peut-être que l’on (toutes catégories confondues) paye trop pour en fin de compte des prestations pas si terribles que ça et qui se réduisent ?

    Sinon pour l’auteur vous avez écrit : « cessation d’entreprise », je vous invite à (re ?)lire le projet de loi de finances 2013 parce que selon toute évidence vous faites un article sur quelque chose que vous ne comprenez pas.

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